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lundi 26 mai 2014

"Pourquoi les hommes se battent-ils pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur liberté?" Spinoza

Le vote Front National aux dernières européennes: seulement 10,6% des électeurs (25% des 46% de votants). Il est temps de réfléchir à la responsabilisation du citoyen pour l'engager à faire valoir ses droits et ne pas se les faire voler.


samedi 20 avril 2013

De la Calligraphie Arabe au Graffiti,une infinie créativité!

Des codes anciens aux nouvelles expressions et revendications populaires.

Le graffiti est un véritable moyen d'expression. Il n'est donc pas étonnant que les murs des pays touchés par le « printemps arabe », soient couverts de messages exprimant la rage et la souffrance. Don Karl peint sous le pseudonyme de Stone depuis trente ans. En 2008, observant les mouvements dans les pays arabes et l'explosion de créativité qui en a découlé, Don Karl commence à rassembler les graffitis arabes
Le Graffiti arabe - Pascal Zoghbi & Don Karl - Editions Eyrolles 
Quatre ans plus tard, la compilation est devenue un livre qui contient des chapitres consacrés aux révolutions arabes. Parmi les artistes du monde entier présents dans ce livre, le Français Charles Vallaud a posé une des premières pierres à l'édifice. Sur les camions au Liban, dans les villages du Bahreïn, sur le mur de Cisjordanie, le virus du graffiti a touché le Moyen-Orient: un ouvrage réédité après le "printemps arabe" témoigne de cette formidable créativité calligraphique qui s'est aussi exportée en Occident..Les nombreuses photos du livre illustrent la vigueur de ce renouveau artistique qui est aussi un art de résistance. Le graffiti arabe s'affiche d'aileurs aussi dans les métropoles occidentales ou sur des accessoires de mode, comme ce sac à main créé par Sarah Beydoun, inspiré par les célèbres camions libanais.
Il exprime tantôt les souffrances d'un peuple, tantôt une recherche d'identité. A Beyrouth, Gaza, Téhéran, à Paris, Londres, Berlin ou Montréal, le graffiti traduit une pensée politique, sociale ou personnelle dans un style calligraphique et typographique très expressif, soulignent les auteurs.
Des spécialistes livrent dans l'ouvrage leur analyse des éléments traditionnels, des nouvelles approches et des contextes socio-culturels et politiques qui ont forgé les mouvements du graffiti au Moyen-Orient. Un chapitre sur le "printemps arabe" complète ce panorama.
L'ouvrage regroupe de nombreux artistes majeurs: Huda Smitshuijzen, Rana Jarbou, Tala F. Saleh, Houda Kassatly, William Parry, Hassan Massoudy, Malik Anas AIRajab, eL Seed, Hestl, Julien Breton, le collectif LightCraff, Sun7, Sadhu, L'ATLAS, Native et ZenTwO, Zepha alias Vincent Abadie Hafez ou encore Monsieur Cana alias Askar.
Au Moyen-Orient la bombe de peinture s’avère être la nouvelle arme très efficace.
Bansky, Palestine
Là où les conflits politiques et religieux fleurissent, les graffitis pacifiques prospèrent. Et pourtant, les graffitis peints la plupart du temps sur des murs de la rue sont loin d’avoir la côte question légalité..
Alors qu’Israël s’embourbe dans un conflit sans fin, nombre d’artistes occidentaux tels que Banksy, Blue, Swoon..- ont fait le déplacement pour appeler à la prise de conscience ou exprimer leur opposition au mur d’Israël. Mots et images dansent sur le mur afin de témoigner  le soutien de ces artistes envers le peuple enfermé. Véritable incarnation des remparts de prison, le mur est devenu le support de toute ode à la liberté et à la justice, plaidant pour davantage de tolérance et d’humanité. On peut y lire des citations de Shakespeare, de la Bible, de Gandhi ou encore de Nelson Mandela. D’autres graffitis, très simples, sont davantages touchants pour leur formule que pour le talent artistique qui en émane. 

Filippo Minelli, Palestine
En effet la sobriété des mots « CTRL + ALT + DELETE » peints en bleu ciel sur le mur près du checkpoint de Qalandiya par Filippo Minelli suffit pour que le message soit clair et saisissant. A Beyrouth, théâtre de l’interminable guerre civile libanaise et tout particulièrement marquée depuis quelques jours, le graffiti est le moyen d’expression pour les « refoulés » de l’expression orale. Ils ne peuvent pas être entendus, mais leurs pensées seront lues. Cela ne les empêche pas de signer ou de laisser entrevoir des commentaires politiques et sociaux sur les murs de la ville. Véritable outil de propagande pour les partis politiques, les marquages au mur comparables aux tags des gangs de New-York et Los Angeles, attestent de l’existence d’un parti dans un périmètre géographique particulier. Dès lors les passants sont informés de l’affiliation politique du quartier dans lequel ils s’aventurent.
La voix du peuple libanais n’est toutefois pas en reste. Vers la fin des années 1990, les oeuvres artistiques autres que dans un but de revendication politique, ont fleuri sur les murs orientaux de Beyrouth. Les premiers s’essayent sur des murs et surfaces à l’abri des regards tels que des usines abandonnées ou des parkings désertés… Par la suite, loin d’être considérés comme un acte de vandalisme au Liban, les graffitis largement inspirés de graffitis occidentaux ont pris leurs quartiers dans toute la ville de Beyrouth. Il faut dire que la calligraphie utilisée étant bien différente de la calligraphie arabe, elle n’est pas assez explicite pour être source de complications. Alors mis en confiance, les crews libanais se lancent et font fi des risques pour s’exprimer dans leur propre langue. C’est ainsi que le duo de hip-hop composé de frères jumeaux nommé « Ashekman » s’inspire des difficultés auxquelles leurs compatriotes sont confrontés, en utilisant une typographie arabe simplifiée pour écrire « la rue est à nous » qui indique leur contrôle des rues via leur art, ou encore « Gaza est dans mon coeur« .

Il semblerait que la prose des rues soit devenue un art qui se transmet au point que des ateliers graffiti sont même organisés à Beyrouth tels que « Spray Can Art, Culture is Dialogue » ou encore « Bombing Beyruth« . Pendant ce temps, Sens (Steffi Peichal), artiste allemande qui vit à Beyrouth et travaille avec des ONG, initie les plus jeunes à cet art de la 

revendication pacifique dans divers camps de réfugiés palestiniens du Liban.

Livré au regard de tous les passants à leur insu, le message-graffiti s’impose comme dernière tentative d’appel au rêve et à la revendication.
Par Maud Ducasse sur le site  Nomes design

The Revolution within yourself’, Ali, Yazan and Zepha, Beirut, 2012


Autre expression contemporaine de la calligraphie arabe, onirique, éphémère avec une technique sans trucage, le Light graff. Publié dans le "graffiti Arabe", un site sur le "Light graff" ou julien Breton alias kaalam.

Julien Breton , alias Kaalam



Focus Histoire:

Les graffiti arabes coufiques des premiers siècles de l’islam, en Arabie comme au Proche-Orient, représentent une source d’information inépuisable sur la société musulmane des origines. Toutefois, la datation des textes du ier/viie siècle, antérieurs aux Umayyades, reste problématique et doit se fonder sur des analyses paléographiques rigoureuses. L’étude du contenu des graffiti relatifs à la foi peut aider à dater ces textes du fait qu’ils connurent des phases progressives de développement. Les plus anciens graffiti datés de 23/643 et 24/644 ne contiennent pas de référence au religieux ; les auteurs, comme leurs contemporains, semblèrent plus intéressés de pérenniser leurs noms sur la pierre, s’inscrivant dans la tradition safaïtique. La question des premières professions de foi montre qu’il a existé des formulations archaïques antérieures à la shahâda traditionnelle, reflet d’un monothéisme tribal très matérialiste. Quant aux demandes de pardon récurrentes dans les graffiti, elles relèveraient d’une stratégie d’écriture. Enfin, la constatation de l’absence de citation du prophète Muḥammad dans les graffiti les plus anciens montre, à elle seule, les enjeux historiques et religieux de cette recherche épigraphique.

vendredi 19 avril 2013

La liberté de conscience, rien que la liberté!

«Si on a la vérité, on n’a rien à apprendre, rien à chercher, mais tout à contrôler et tout à juger »

«J'éprouve une invincible horreur pour tous les supplices et toutes les violences faites à l'humanité sous prétexte de servir ou de défendre la religion... L'inquisiteur espagnol disant à l'hérétique : la vérité ou la mort ! m’est aussi odieux que le terroriste français disant à mon grand-père : la liberté, la fraternité ou la mort ! La conscience humaine a le droit d'exiger qu'on ne lui pose plus jamais ces hideuses alternatives. »
"La liberté, rien que la liberté et la lutte rendue possible par la liberté" (1852) 
"La liberté telle que l’ont proclamée, recherchée, conquises ou rêvée les grands coeurs et les grandes nations de tous les temps, dans l’antiquité romaine comme depuis la rédemption, qui ne peut coexister qu’avec elle, mais dont la disparition fait trop souvent dégénérer l’autorité en despotisme".

"Encore une fois, je n’entend professer ici aucune théorie absolue, universelle, exclusivement applicable à tous les siècles et à tous les peuples. Je prétends seulement que, chez la plupart des peuples chrétiens, et dans l’état actuel du monde, la liberté est un bien, un bien relatif, non absolu. Sauf en ce qui touche aux lois directement établies et révélées par Dieu, je tiens que l’absolu est en tout l’ennemi de la vérité, telle qu’elle s’adapte à l’infirmité humaine [...] Je sais que j’ai contre moi la grande autorité de Bossuet, et j’en gémis. il vaut que le pouvoir des rois soit absolu, et il essaye de distinguer ce genre de gouvernement du gouvernement arbitraire. Ce soin qu’ont toujours pris les hommes de chercher des barrières à la souveraine puissance dans les diverses constitutions des empires et des monarchies, il l’appelle un vain tourment. (...)
Mais sur ce terrain là je proclame, sans crainte d’être démenti, que c’est à la liberté que nous devons en fait, le succès merveilleux et imprévu des intérêts catholiques [...] Ce n’est [...] ni l’Empire, ni la Restauration ; ce n’est ni la protection, ni la sympathie du pouvoir qui lui ont valu la force qu’elle possède aujourd’hui, le mieux relatif que chacun ressent, le progrès manifeste qui chaque jour se révèle. 
Qu’est-ce donc ? Il faut le dire : c’est la liberté, rien que la liberté, et la lutte rendue possible par la liberté." 

Charles de Montalembert, «Des intérêts catholiques au XIXe», in Le Correspondant, novembre 1852, repris in Oeuvres de M. le Comte de Montalembert, Paris, Lecoffre, T. V., 1860, pp. 56-57, 59-64 et 154.
 Association des amis de Charles de  MONTALEMBERT

vendredi 5 avril 2013

"Dieu sait que l'Homme choisira la Liberté!"

"Qu'est-ce que l'Homme?
Il est cette force qui finit toujours par balancer les Tyrans et les Dieux".
Albert CAMUS
Je vous renvoie à un article précédent du blog sur un poème d'Omar al-Khayyam dont le thème est la liberté d'action de L'homme devant son Créateur. Cette Citation  complète ma réflexion.

Il n y a aucune opposition  ou contradiction, même si au premier degré elle est tentante à faire, entre ces réflexions et la foi ou non en Dieu. Croyants et non croyants s'entendront très bien sur ces mots, à première vue.
Dans sa foi, son regard à Dieu et ses actions. le croyant connait sa liberté, ce dilemme, terrible parfois et merveilleux souvent,
(Explications. Par Mohamed-Sghir Janjar. Le Courrier de l'Atlas, Mars 2008)
Parce qu'Il Connait Sa Création!
Parce qu'Il Aime Sa Création!

Il ne peut donc y avoir autrement qu'une Miséricorde infinie à l'égard de la Création. Au dela de toute perception humaine.
Il n y a que l'Homme pourtant qui refuse parfois de choisir sa liberté, ou celle d'autrui. Et la religion peut leur devenir un refuge obscur. 

Jusqu'où ira l'Homme dans sa Liberté, relative ou absolue, avec ou sans conscience de Dieu?
Il y a tant à méditer sur cela.




samedi 30 mars 2013

La Liberté pour quoi faire?

Teaser de "La liberté pour quoi faire" from JB Durand on Vimeo.


Teaser de "La liberté pour quoi faire"
d'après les textes de Georges Bernanos
mise en scène : Jacques Allaire
Interprétation : Jacques Allaire et Jean-Pierre Baro

vendredi 22 mars 2013

De la Liberté des Peuples par Bernanos


"il faut beaucoup d'indisciplinés pour faire un peuple libre".

Georges Bernanos

Bella Ciao, le chant des Partisans italiens

Bella Ciao est une chanson italienne. D'origine protestante piémontaise, traditionnelle et populaire elle connut une multitude de versions à travers les époques, souvent de tons protestataires. Elle fut chantée par les "mondine", des femmes travaillant dans les rizières de la plaine du Pô, puis devint le chant des partisans italiens.
Alla mattina appena alzata
O bella ciao bella ciao bella ciao, ciao,ciao
Alla mattina appena alzata
In risaia mi tocca andar

E fra gli insetti e le zanzare
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
E fra gli insetti e le zanzare
Un dur lavoro mi tocca far

Il capo in piedi col suo bastone
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Il capo in piedi col suo bastone
E noi curve a lavorar

O mamma mia o che tormento
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
O mamma mia o che tormento
Io t'invoco ogni doman

Ma verrà un giorno che tutte quante
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ma verrà un giorno che tutte quante
Lavoreremo in libertà.
Traduction:
Le matin, à peine levée
O bella ciao bella ciao bella ciao, ciao,ciao
Le matin, à peine levée
À la rizière je dois aller

Et entre les insectes et les moustiques
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Et entre les insectes et les moustiques
Un dur labeur je dois faire

Et le chef debout avec son bâton
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Et le chef debout avec son bâton
Et nous courbées à travailler
O Bonne mère quel tourment

O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
O Bonne mère quel tourment
Je t'invoque chaque jour

Mais tu verras qu'un jour toutes autant que nous sommes
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Mais il viendra un jour où toutes autant que nous sommes
Nous travaillerons en liberté.

              Hommage, pour la journée de la Femme, aux femmes du monde, toutes les petites mains invisibles, dos courbés, cassés à nettoyer, nourrir éduquer, aimer....

Ce qui est intéressant dans ce texte c 'est son origine, son histoire, au delà des récupérations politiques. Le cri originel de ces gens dignes qui ne doit pas être galvaudé parce qu'il a été instrumentalisé.
Ce qui frappe aussi, c'est la force des images, des rythmes, la force des mots, du verbe, de la poésie. C est pour cela qu'un poète fait parfois plus peur à un dictateur que n'importe quel autre opposant. Que son idée, dépasse les individus et peut amener à renverser les tyrans.

Une idée est plus forte que quelques hommes, qu'un peuple!
Voyez par exemple Soljenitsyne:

"Quelqu’un que vous avez privé de tout n’est plus en votre pouvoir. Il est de nouveau entièrement libre"

"Nul part, Aucun régime n'a jamais aimé ses grands écrivains, seulement les petits"

mardi 7 février 2012

Du Courage en politique par Aung San Suu Kyi

« Gandhi disait ‘le plus grand don, pour un individu ou une nation, est Abaya – l’absence de peur. Pas seulement le courage physique, mais l’absence de peur dans l’esprit’. 

Il se peut que l’absence de peur soit un don, mais peut-être que ce qui est plus précieux est le courage acquis par l’effort, un courage qui vient lorsqu’on cultive l’habitude de refuser que la peur dicte nos actes, un courage qui pourrait être décrit comme une grâce sous la pression – une grâce toujours renouvelée, face à une pression dure, incessante. » 
Aung San Suu Kyi. Une révolution des consciences.

samedi 13 mars 2010

La liberté d'un peuple, par Bernanos

Il faut beaucoup de prodigues pour faire un peuple généreux, beaucoup d’indisciplinés pour faire un peuple libre, et beaucoup de jeunes fous pour faire un peuple héroïque."
Georges Bernanos

vendredi 22 janvier 2010

RAYHANA AGRESSÉE : UNE FÉMINISTE QUI DÉRANGE ?

Une comédienne d'origine algérienne Rayhana, connue pour son franc-parler et ses convictions libertaires a été agressé mardi 15 Janvier par des hommes qui lui ont jeté de l'essence et un mégot de cigarette en pleine face. lire la news sur ParisMatch.fr.

La condamnation et la médiatisation de ce fait ont été quasi confidentielles, quand on sait comment, si l'artiste avait été d'une autre religion ou culture, la victime aurait pu devenir un symbole national. Que sont devenus nos célèbres "intellectuels" aux plaintes coordonnées avec leurs sorties de leurs livres, garants de notre morale républicaine?
Moraliste à la carte, BHL ets plus en verve pour défendre son ami cinéaste pédophile. Le snobisme absolu du bobo parisien.
Ce qui m'étonne le plus c'est que les islmaophobes à la gachette facile, n'aient pas tiré à vue ni sur ces terroristes, ni en les amalgamant avec les integristes , comme à l'accoutumée, les français musulmans.
J'ai une petite idée: Rayhana nous indique aujourd'hui sur RMC dans l'emssion "La grande gueule du jour", qu'elle est opposée, toute féministe qu'elle est à une loi contre la burqa ( inutile, risque de stigmatisation de l'ensemble musulman et d'exclusion de la minorité integriste).

On peut risquer sa vie encore à Paris pour ses idées!
Rayhana, dont ses premiers partenaires de théatre ont été assassinés en Algérie se pensait être en sécurité en France.
Sa pièce, "A mon âge, je ma cache encore pour fumer" est une tragi-comédie qui rassemble neuf femmes d’âges et de conditions différentes dans un hammam à Alger, à la fin des années noires.
Très engagée, drôle et intelligente, c 'est une introspection culurelle, une critique sévère des archaïsmes sociaux au Maghreb:

Dans l’intimité de cet espace protégé de l’extérieur, les regards et les points de vue se croisent, dans le dévoilement violent, ironique, drôle et grave des silences refoulés de femmes qui se sont tues trop longtemps. Peu à peu se révèlent leurs destins particuliers, à travers des histoires qui ont marqué et modelé leur chair, dévoilant progressivement la violence politique, sociale et sexuelle d’une Algérie en proie à la corruption et à la misère. Un enfant s’apprête à venir au monde et toutes, par instinct et nécessité, se lèveront pour protéger et défendre cet être nouveau, symbole de leur foi inébranlable en l’avenir. Neuf femmes, neuf destins entre rébellion, rêve ou soumission, réunis au coeur de la matrice, le Hammam, où le combat se panse entre secrets et exaltation, pleurs et fous rires.

Pour regarder la vidéo de présentation cliquez sur le lien ci-dessous
www.visioscene.com



jeudi 21 janvier 2010

lundi 13 juillet 2009

Du dépassement de soi, d'un Peuple

"Ils l'ont fait car ils ne savaient pas que c'était impossible..."
Mark TWAIN

"J'en veux à tout ce qui diminue l'Homme."

André GIDE,
Les nouvelles Nourritures

dimanche 28 septembre 2008

Le pouvoir perdu des peuples.

"Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu'ils peuvent provoquer des changements"
Noam Chomsky

samedi 16 août 2008

Devise de Sao Paulo

"Nào sou conduzido, conduzo!":
Je ne suis pas dirigé, je dirige.

Il y a pleins de grilles de lectures possibles.
Cette devise est "délicieusement" réactionnaire, révolutionnaire, surtout si l'on la lit dans son contexte historique brésilien.

lundi 4 août 2008

Hommage au géant Alexandre Soljenitsyne!

"Quelqu'un que vous avez privé de tout n'est plus en votre pouvoir. Il est de nouveau entièrement libre."
Extrait de Le Premier Cercle

"Le sot aime à faire la leçon, le malin préfère la recevoir."

jeudi 3 avril 2008

Benjamin Franklin. de la Liberté.

Quiconque est prêt à sacrifier sa libérté pour une sécurité provisoire ne mérite ni l'un ni l'autre

"People willing to trade their freedom for temporary security deserve neither"
Benjamin Franklin

mercredi 2 avril 2008

De la liberté des peuples.

Les peuples ne devraient pas avoir peur de leurs gouvernements. Les gouvernements devraient avoir peur du peuple.
Thomas Jefferson

mardi 1 avril 2008

V for VENDETTA, allégorie de la Liberté et de la résistance aux totalitarismes.

La géniale tirade du film tiré de l'oeuvre d'Alan Moore:
« Voilà ! À première vue je ne suis qu'un vulgaire comédien de vaudeville, à qui les vicissitudes de la vie font jouer le vilain et la victime et vice-versa. Ce visage n'est pas que le vil reflet de ma vanité mais un vibrant vestige de la vox populi aujourd'hui vacillante et vaincue. Vous devez y voir, les vieux restes d'une vexation vieillissante aussi vive que vivante et voué à vaincre cette vermine vulgaire vivace virulente et vénale qui vivote en privant ses valeureuses victimes vaincues de la vérité et des vraies valeurs ! Le seul verdict que je voie est la vengeance. Une vendetta violente brandie tel un ex-voto et non en vain visant à faire vaincre la vertu face à cette vilénie lovée dans les veines de nos villes. Ces vagues vocales faisant de moi un ventriloque vociférant ces volutes verbales, revenons-en à l'essentiel. Je suis honoré de vous rencontrer alors pour vous, je serai V.»
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Moore

Toute ressemblance au scénario du film n'est que pur hasard...
Vers 2038, après une guerre à peine évoquée et un mystérieux virus utilisé lors d'un terrible attentat biologique visant 3 sites importants par leur symbolique (l'école primaire Sainte-Mary) ou le nombre de victimes en résultant (station de métro Victoria et une usine de traitement des eaux) ayant provoqué environ 100 000 décès. L'Angleterre est depuis dirigée par un parti fasciste après l'élection d'Adam Sutler qui, profitant du climat de peur affectant la population, a facilement institué un régime dictatorial auquel il s'est placé à la tête, s'auto-proclamant « Haut-chancelier d'Angleterre ». Un couvre-feu, dont le respect est contrôlé par sa milice, a été instauré sur tout le pays ; le culte musulman et tout ce qui pouvait s'y rattacher a été banni, et les opposants ou minorités tels les homosexuels pourchassés lors de la grande purge. Les plus élémentaires libertés individuelles (liberté d'expression en particulier) ont été abandonnées au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme. Les médias sont muselés et BTN, l'unique chaine de télévision, est le principal instrument de propagande du parti.
Il faut prendre 'V pour Vendetta' pour ce qu'il est vraiment : une fresque grandiose, profondément politique, ode à l'anarchie et la liberté, dont le futur proche dépeint sonne comme profondément présent. Un film grandiose de par les sentiments qu’il dégage V pour Vendetta est un film qui donne à réfléchir sur les dangers d’un système politique totalitaire et l’endormissement des foules par le biais de la fausse information.

vendredi 7 mars 2008

De la Liberté dans l'Islam!

Islamophobes occidentaux et musulmans integristes s'entendent au moins sur un point: Coran égal absence de libertés. Faux, archifaux, ripostent les intellectuels comme Mohamed Charfi ou Mohamed Talbi, c'est le contraire. Explications. Par Mohamed-Sghir Janjar. Le Courrier de l'Atlas, Mars 2008.






*"amana: dépôt précieux confié par un tiers.

Que ce texte nous enchante! En effet, si toute pratique religieuse n'est que conséquence des interprétations des textes, alors en voici une qui devrait nous donner du baume au coeur. Envie d'espérer que tout n'est pas vain et qu'un monde partagé meilleur est possible.
Si par contre vous ne partagez pas cette volonté, c'est que quoique que diront des exégètes de paix, vos avis ne changeront pas d'un iota. C'est qu'alors derrière le masque d'une crainte de l'Islam se cache des phobies plus graves, irrationnelles.
La critique permanente de l'Islam qui serait en conflit contre notre Civilisation devrait s'arrêter là.
Que les prophètes de malheurs se taisent car ils nourrissent les peurs et donc les extrèmes. Ils sont les miroirs de leurs énemis. Gilles Kepel, Dounia Bouzar ainsi que René Girard parlent bien de ce mimétisme absurde où le discours de l'un se nourrit du discours de l'autre, où chacun de vient l'alibi, le justificatif de l'autre dans une spirale sans fin.

Lors d'un prochain post, je reviendrai sur le livre de Kepel mis en perspective avec le concept de Girard.
L'islamophobe est donc complice malgré lui. S'il n'est
pas capable de tenter la rencontre avec l'Autre, risquer la confiance, il représente lui aussi une menace pour ce monde d'Altérité qui nous attend.