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mardi 2 août 2011

Mémoire d'un discours: ou quand l'Afrique put entrer dans l'Histoire...

Photo prise de l'escalier partant de la Place du Tertre vers les Abbesses à Paris cette année.
Un visuel qui nous rappelle l'insulte fait aux cultures millénaires du continent africain par le discours de Dakar ecrit par M. Gueno pour M. Sarkozy. Quel regard peut on avoir sur l'Autre pour avoir si peu de considération sur son identité, son Histoire, sa Culture? De quelles valeurs peut on alors se réclamer?

ps: Aimer son pays c'est tenter être objectif sur tous les aspects historiques de son pays, y compris les plus sombres, afin d'essayer le tirer vers le haut.

dimanche 24 juillet 2011

Oslo, ou Le prix à payer des idées totalitaires d'extrème droite

"Dès que les hommes décrètent que tous les moyens sont bons pour lutter contre le mal, leur notion du bien se confond avec le mal qu'ils cherchent à détruire"
Christopher Dawson

Christopher Dawson (1889-1970) était un sociologue britannique qui écrivit plusieurs livres sur l'histoire culturelle et le christianisme. Il était considéré comme "le plus grand historien catholique de langue anglaise du XXe siècle"

Cette citation fait écho à la pensée d'Anna Arendt sur les totalitarismes (voir plus loin dans ce blog).
Selon les polices européennes, la menace terroriste d'extrème droite n'avait pas augmentée (voir le Nouvel Obs du 27/07/2011 ). Erreur fatale d'analyse : "Les yeux braqués sur Al-Qaïda, les renseignements européens ont fait passer les radicaux au second plan. Tout en notant un activisme bien vivant" nous y ecrit Laura Thouny. Ce constat accablant est repris aussi dans une tribune de Mediapart.

Le terroriste norvégien fonda son action sur des opinions que nous trouvons aisément sur les réseaux internet comme les "blocs identitaires" sur lesquels une partie de l'opinion va s'informer, qui buzzent et obtiennent une très bonne couverture média (voir les "apéros saucissons-pinard"). En augmentation selon un rapport publié par le monde cet été (voir la cartographie de Linkfluence). Internet est une des stratégies de communication du Front National, notamment par sa présence sur Facebook.
Islamophobie, xénophobie, ethnicisme, choc des civilisations, nationalismes révolutionnaires, catholiques intégristes, toutes ces idéologies y sont présentes (voir sur lemonde.fr, famille par famille un référencement de ces sites).

Cet attentat justifie, modestement, l'existence de ce blog, qui depuis 2007, est un outil de réflexion contre cette idéologie nihiliste et destructrice de notre "Civilisation". Et particulièrement, il tente de déconstruire le mécanisme intellectuel pervers d'appropriation des valeurs chrétiennes, laïques, grecquo-romaines ou celtiques, entre autres,  de ces courants de pensées. Aussi, il tente de rectifier des idées fausses sur l'Islam, un des grands boucs émissaires supposés des maux de notre Société.
Enfin, il cherche à atténuer cette peur de l'Autre, l'Etranger, l'Inconnu.
Transformer l'idée du Choc des Civilisation en Rendez vous des Civilisations.
Car après tout, l'Histoire est le fruit du choix que nous faisons chacun d'entre nous.


lundi 26 avril 2010

le Mythe utile d'Al Qaeda,par Alain Chouet, DGSE


aperçu

Comment avons nous fait rayonner le mythe Al Quaeda....

Rien n'aura été fait depuis 10 ans pour lutter contre le substrat idéologique et financier de cette "nébuleuse".
L'Occident frappe militairement sans grand discernement un peu partout. Ce qui genere l'aversion croissante des populations...
Des centaines de milliards de dollars dépensés.. A quelles fins réelles????

lundi 19 avril 2010

les Inocents de Guantanamo

A lire sur 20mn.ch:
"Lawrence Wilkerson, chef d'état-major de l'ancien chef de la diplomatie américaine Colin Powell, affirme dans une déclaration jointe à une plainte d'un prisonnier de Guantanamo, que l'ancien vice-président Dick Cheney et l'ex-secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld savaient que la majorité des personnes détenues en 2002 sur la base, soit à l'époque 742, étaient innocentes mais qu'il était «impossible politiquement de les relâcher».

Quel signe envoyé au monde de la part de la première puissance et ses alliés!!
Ce que les avocats et journalistes supposaient a bien été confirmé.
Qui jugera ce qui a causé tant de souffrances sinon au moins tant de mal-entendus et de mensonges politiques à l'encontre du Peuple qui vote?
Quel message moral adressé au monde, en utilisant les outils de nos enemis dont nous combattons leurs valeurs!
Restons nous credible aux yeux du monde?
Les néoconservateurs qui parlent de déclin moral et civilisationnel de l'Occident d'une main, pervertissent leur message de l'autre.
S'il y a bien un declin moral, je leur attribue une large part de responsabilité dont ils devront etre comptable devant les Nations.

lundi 30 novembre 2009

Les USA protègent-ils Ben Laden?

Un rapport du Sénat US qui sort ce matin dont des extraits sont publié dans le NY Times accable l'administration Bush quand en déc 2001 les troupes ont demandé du renfort qu'a refusé la maison blanche, au moment où ceux ci avaient logé ben Laden. Il s'est echappé, et on en paie encore les conséquences:
"“Removing the Al Qaeda leader from the battlefield eight years ago would not have eliminated the worldwide extremist threat,” the committee’s report concludes. “But the decisions that opened the door for his escape to Pakistan allowed bin Laden to emerge as a potent symbolic figure who continues to attract a steady flow of money and inspire fanatics worldwide.”
On savait deja que les forces spéciales francaises du COS avaient ciblé le chef terroriste et que le commandement de l'Afpac a laissé ben laden se sauver par 2 fois!!!

Le rapporteur John Kerry n'est pas tendre dans son introduction:

"DEAR COLLEAGUE: This report by the Committee majority staff is part of our continuing examination of the conflict in Afghanistan. When we went to war less than a month after the attacks of September 11, the objective was to destroy Al Qaeda and kill or capture its leader, Osama bin Laden, and other senior figures in the terrorist group and the Taliban, which had hosted them. Today, more than eight years later, we find ourselves fighting an increas-
ingly lethal insurgency in Afghanistan and neighboring Pakistan that is led by many of those same extremists. Our inability to finish the job in late 2001 has contributed to a conflict today that endangers not just our troops and those of our allies, but the stability of a volatile and vital region. This report relies on new and existing information to explore the consequences of the failure to eliminate bin Laden and other extremist leaders in the hope that we can
learn from the mistakes of the past."

Je ne comprend décidément pas cette administration Bush.
Besoin de boucs émissaires pour légitimer une présence constante sur le temps... mais à quelles fins alors?
Au nom des victimes passées et peut-etre futures cette position n'est pas acceptable moralement ni même militairement ou politiquemet de la part de nos nations et nos responsables.

En apparté, ce week-end, j'ai entendu l'infatigable lutteur anti-terrorise et anti-islamiste Mohamed Sifaoui (lsur a chaine du Sénat) nous dire qu'il comprenait pourquoi la Maison blanche préferait le voir en liberté:
" il est plus rassurant de garder ben laden , car c est un énemi que l'on connait tres bien. Si on le tue, il sera remplacé par un inconnu dont on ne saurait rien".
La citation n'est pas au mot près,désolé, mais c'est l'idée.
J'en suis tombé des nues!
Alors, comme ça, pourquoi arreter les terroristes du monde? tant qu 'on les connait!!
Je lui ai proposé sur sa page un droit de réponse.

samedi 28 novembre 2009

Israël contre Obama, par Caroline Fourest

(...)Force est de constater qu'aujourd'hui, sans doute plus qu'hier, le gouvernement israélien porte la responsabilité du blocage. En s'obstinant à rater l'échéance, les jusqu'au-boutistes de la cause israélienne ont renforcé les jusqu'au-boutistes de la cause palestinienne : les Frères musulmans du Hamas. Les fanatiques de chaque côté ont dévoré la raison - fragile - de cette région
(...)Hélas, il y a bien longtemps que l'accumulation des monnaies d'échange côté israélien ressemble à une fuite en avant suicidaire.
A force d'utiliser les colonies comme boucliers humains, Israël entretient un fanatisme qui n'est pas le moindre de ses ennemis "intérieurs". Tsahal est infiltrée par des militaires orthodoxes combattant au nom de Dieu et non plus au nom de la nation. La violence disproportionnée avec laquelle l'armée israélienne a répondu au harcèlement des roquettes du Hamas trahit cette perte de raison.
Le fait que les Etats-Unis aient une fois de plus dû dégainer leur veto pour empêcher une nouvelle mise en accusation d'Israël à propos du rapport Goldstone sur la guerre de Gaza affaiblit un peu plus la position américaine pour imposer la paix. Si Obama n'obtient pas en échange le gel des colonies, il ne reste plus rien de sa promesse, et donc de sa force diplomatique.
En revanche, la page Bush est bien tournée. L'illusion d'un choc entre un bloc musulman et un bloc occidental a vécu. Côté "Occident", le changement de ton américain et la fermeté européenne face à Israël ne doivent plus laisser de doutes sur ce fait. Quant au "bloc musulman", il n'a jamais existé en dehors des alliances de façade à l'ONU. Il est temps de le redécouvrir. Entre l'Iran et l'Arabie saoudite, la guerre froide se réchauffe. Chiites et sunnites ne s'affrontent plus seulement en Irak, mais au Yémen et au Pakistan.

Les alliances changent de camp. La théorie du "choc des civilisations" - qui a servi de modèle ou au contraire de repoussoir pendant l'après-11-Septembre - n'a plus aucun intérêt.
Les enjeux se "déconfessionnalisent" pour apparaître dans leur triste nudité : celle des conflits d'intérêts.

Caroline Fourest est aujourd'hui "lynchée", traitée d'antisionsite donc limite antisémite(!!!) à cause de son courage (lire en cliquant sa réponse sur son blog suites aux attaques).
Pourtant, tant qu'il s'agissait des islamistes, tout le monde applaudissait!
On oublie que Caroline Fourest est en premier lieu une combattante infatiguable de la laïcité et du féminisme.

Oui il faut oser dire entre autre, que les fanatiques sont partout.
Aussi donc en Israel (qui a le feu nucléaire) dont certains peuvent porter un uniforme comme le cite Caroline Fourest (ce qui est un tabou dans les médias occidentaux mais pas orientaux).

ll est grand temps de laiciser (et c'est un croyant qui le dit), interdire toute préférence ethnique ou raciale, démocratiser, stopper les véléités territoriales et dénucléariser TOUTE la région!
Avant que ces nihilistes ce tout poils nous punissent d'une vitritication au nom de dieu!

Pour lui rendre encore hommage, Fourest va beaucoup plus loin dans son article et c'est dommage que personne n'intervienne sur la seconde partie et ses conclusions.
C'est un vrai article de géopolitique et de projection sur le monde avenir.
De la fin de la diplomatie américaine et a fin du mythe du "choc des civilisations", justifiant les "guerres préventives".
Nous dirons que l'Occident tourne la page de sa suprématie avec la fin période hégémonique et coloniale.
Au profit de ou face à l'émergence d'autres super puissances.

L'épicentre et l'équillibre du monde change. Et je rajouterai pour conclure personnellement:
Avec pour juqe d'arbitre la fin des ressources et le désordre climatique.

Alors au détriment de tout ceux qui en vivent (!), les débats crypto-colonialistes, ethnico religieux....pour quelques hectares ou pour la conversion religieuse du monde paraissent surréalistes et totalement déconnectés du Monde qui vient et ses échéances cataclismiques.

lundi 19 octobre 2009

Payer les talibans pour avoir la paix....

La guerre conre les talibans: les payer avec nos impots pour obtenir des trêves... A quoi servent nos soldats alors? Quel est le sens du discours de nos présidents qui envoient nos troupes pour apporter la Civilisation et nous protéger du terrorisme...? la guerre contre la terreur est vraiment terrifiante!

Le Times de Londres affirme dans son édition parue jeudi 15 octobre que les services secrets italiens payaient les talibans dans la région de Sarobi (nord-est de Kaboul) pour maintenir la paix. En passant le commandement de cette région aux Français en juillet 2008, les Italiens n’auraient pas informé l’état-major français de ces pratiques. Les Français auraient, selon le Times, manqué d’informations, ce qui aurait mené à une « évaluation incorrecte des risques » (réactions des familles sur france24.com). Le 18 août 2008, dix militaires français trouvaient la mort dans une embuscade. Ce jeudi, le gouvernement italien a démenti ces informations de presse. L’armée française dit ne pas pouvoir les « confirmer ou les infirmer ». Quant à l’Otan, elle assure ne pas être au courant. Payer les « rebelles » ou les « insurgés » pour obtenir des informations, voire même garantir la sécurité d’une région est une pratique courante. En Irak, l’armée américaine en a même fait un atout majeur dans sa stratégie de contre-insurrection.
par
Nicolas Vescovacci
Article publié le 15/10/2009 Dernière mise à jour le 16/10/2009 à 10:46 TU


Interview de Gérard Chaliand, Géopolitologue, spécialiste des conflits armés
« Les pratiques de ce type existent, j'ignore si les Italiens de façon concrète l'ont fait mais cela ne m'étonnerait pas. [...] Je sais par exemple que dans la province d'Oruzgan, où se trouvent des contingents hollandais, il y a eu des accords passés avec les talibans. »
Par Nathalie Amar le 15/10/2009

Rapport Goldstone et Gaza: Qui veut assumer les faits et cheminer vers le sens de l'Histoire?

Le rapport Goldstone concernant les exactions à Gaza commises par les deux parties été approuvé ce vendredi. Sur les 47 membres du conseil, 25 ont voté pour l'adoption du document, 6 ont voté contre, 11 se sont abstenus et 5 (dont la France) n'ont pas pris part au vote.
Ce vote renvoie le rapport devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York et auprès de son secrétaire général Ban Ki-moon, qui devrait ensuite le transmettre au Conseil de sécurité.
Le rapport sur l'offensive de l'hiver dernier dans la Bande de Gaza demande aux deux parties, Israël et le Hamas, de mener des enquêtes indépendantes pour punir les responsables de crimes de guerre. En cas d'impossibilité d'enquêter dans les six mois, le rapport préconise la saisie du procureur de la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité de l'ONU. Mais dans ce cas de figure, difficile d'imaginer un autre scénario que celui du veto américain...

Malgré le discours du Caire, la décision des Etats-Unis de s’opposer à la résolution sur le rapport Goldstone prouve aux yeux du monde arabe que la politique américaine n’a pas changé.

George Mitchell continue de répéter à qui veut l’entendre qu’il lui avait fallu sept cents jours avant de voir se dessiner la paix en Irlande du Nord, dont il fut le principal architecte. Au Proche-Orient, cependant, la montée de fièvre autour du rapport Goldstone montre assez que les choses ne seront pas plus simples. «Les Etats-Unis essaient encore d’éviter qu’Israël ait à rendre des comptes devant la justice internationale, poursuit Amjad Atallah, même au prix de défendre le Hamas par la même occasion. Mais surtout, au risque de perdre les gains accumulés grâce au discours du Caire et aux premiers succès face à l’Iran."

L'éditorial du Temps.ch nous eclaire:
Richard Goldstone et son rapport creusent leur sillon: celui de la justice, de la fin de l’impunité et – qui sait – peut-être un jour, au bout du chemin, celui d’une contribution à la paix
Il y a un mois, lorsque le juge juif sud-africain présentait le fruit du travail de sa commission d’enquête à Gaza concluant à des crimes de guerre israéliens et palestiniens, il savait qu’il remettait une bombe entre les mains du Conseil des droits de l’homme. Il savait également qu’il serait l’objet d’attaques personnelles, d’instrumentalisation politique et de pressions. Dans la posture du petit juge face aux puissants, il affichait une mine imperturbable, confiant et optimiste dans l’impact de son enquête. Comme un homme assuré d’être dans le sens de l’Histoire.

Vendredi, dans un vote disputé, le Conseil des droits de l’homme lui a donné raison en adoptant son texte et ses recommandations. A-t-il été diminué par les manœuvres de Palestiniens déboussolés, reportant la lecture du texte à six mois avant de le faire parapher dans l’urgence? A peine. L’essentiel est ailleurs. Adopté par l’ONU, ce rapport devrait faire date pour plusieurs raisons:
-son étude de cas devrait contribuer à renforcer le Droit international humanitaire et la protection des civils face à la tentation de relativiser les Conventions de Genève au nom de la lutte contre le «terrorisme».

Il ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives pour la justice internationale en donnant un nouveau rôle au Conseil des droits de l’homme.
Autant de perspectives qui crispent habituellement les Etats soucieux de leurs prérogatives nationales. Un véritable exploit. S’il a été possible, c’est d’abord par la qualité désormais incontestée – sinon par Israël et les Etats-Unis – du travail de la Commission Goldstone. C’est bien sûr aussi le résultat d’un rapport de force politique de plus en plus défavorable à la position d’Israël. Mais faut-il s’en étonner lorsque l’on considère la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens unanimement condamnée?
En s’opposant au rapport Goldstone, sans explication convaincante, les Etats-Unis font fausse route. Barack Obama avait soulevé quelque espoir de changement lors de son discours du Caire. Avec Goldstone, il avait une occasion de faire intelligemment pression sur son allié.
En le balayant, il renforce la frustration palestinienne, qui sera à la hauteur des espoirs déçus.

mardi 13 octobre 2009

La "racaille" française d'Annemasse"

Depuis plusieurs semaines, les frontaliers sont la cible du Mouvements citoyens genevois (MCG), un parti populiste né en 2005 : "Réservons les emplois aux Genevois ! Frontaliers assez !" Alors que les Genevois élisent, dimanche 11 octobre, leurs députés au Grand Conseil (le parlement cantonal), les affiches du MCG sont placardées sur les murs, à l'arrière des autobus et même à la douane de Moillesulaz (à l'entrée d'Annemasse, Haute-Savoie). Elles fustigent les quelque 60 000 travailleurs français, employés à Genève dans la banque, l'informatique, l'horlogerie ou l'hôtellerie. Sur Internet, des blogs et des forums regorgent d'anecdotes sur des Suisses dont l'emploi a été volé par un "Frouze", pour un salaire inférieur.

Lundi 5 octobre, l'Union démocratique du centre (UDC) genevoise, rivale du MCG, est entrée dans la danse. S'offrant une demi-page dans la Tribune de Genève, elle a appelé au rejet du CEVA - un projet de RER reliant Annemasse à la gare genevoise de Cornavin sur lequel les Genevois voteront le 29 novembre. Un "nouveau moyen de transport pour la racaille d'Annemasse", dit le slogan. Le jeu en vaut la chandelle : l'électorat populiste est estimé à 20 %.

Ce qui est merveilleux avec les xénophobes c'est que nous apprenons que nous sommes tous les racailles des autres.
Le Front national européen au Parlement, devient alors l'union européenne des racailles. On est bien avancé! L'expatrié, l'émigré français, donc vermine, voleur du pain et du travail d'autrui!
Pourquoi ça choque plus quand il s'agit de nos concitoyens blanc, et/ou chrétiens?
Le seul régime possible pour ces gens est donc l'otarcie absolue économique, humaine, énergétique, culturelle. Donc:
Isolement,
Apauvrissement,
Assechement,
Etranglement,
Pourrissement,
Fin de l'Histoire.

lundi 5 octobre 2009

Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de tuer les enfants

Voici les cendres fumantes des bons sentiments occidentaux: le cout du "Bien contre le Mal" et l'appport d de la "Civilisation": de l'uranium appauvri et du phosphore blanc.
Les conséquences terrifiantes ,non chiffrées actuellement, apparaissent de plus en plus. Enfants monstres, fausses couches. Gaza et les points bombardés en Palestine subissent le même sort. Les taux de cancers augmentent considérablement sur les zones des bombardements. C'est la double peine des civils. Mort directe, destruction, et mort lente à plus long terme. Pensons nous réellement leur offrir le bien et nous offrir la sécurité?
Qui sera tenu pour responsable ce ces conséquences? Il y aura-t-il une justice?


La chaîne britannique SkyNews a révélé le 1er septembre dernier que le nombre de bébés nés avec des malformations ne cessait d’augmenter de façon alarmante dans la région de Fallujah. Ce phénomène est attribué à l’utilisation d’armes de destruction massive, chimiques et radiologiques, interdites selon les conventions internationales, lors de l’attaque terroriste de grande ampleur par les troupes anglo-américaines en novembre 2004.
L’équipe de Skynews qui avait réalisé il y a quinze mois un reportage à Fallujah montrant un accroissement sans précédent du nombre d’enfants et de fétus morts avec des malformations congénitales monstrueuses a constaté lors d’un nouveau reportage que la situation sanitaire ne cessait d’empirer.

Un pédiatre, le Dr Ahmed Uraibi, a indiqué que le nombre de malformations chez les nouveaux-nés avait encore augmenté l’an dernier. Mais l’infrastructure médicale du pays (qui avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau avant l’embargo décrété en 1990) a été entièrement détruite (1), les moyens médicaux en praticiens et en médicaments, déjà presque inexistants pendant l’embargo qui a duré treize ans, ne permettent plus de soigner les enfants iraquiens. Des milliers de médecins ont été mystérieusement assassinés, et beaucoup d’autres ont quitté le pays pour échapper au sort de leurs collègues. Les équipements des hôpitaux qui ont échappé aux bombardements ciblés sont hors d’usage ou obsolètes, et la reconstruction de l’infrastructure médicale est inexistante.

Au cours de la « Guerre du Golfe » de 1991, huit-cents tonnes d’uranium appauvri (UA), un déchet nucléaire hautement toxique, avaient été utilisées lors des bombardements, provoquant des épidémies de cancers, de mutations génétiques et l’atteinte du génome (2). Depuis mars 2003, ce sont des milliers de tonnes de ce poison chimique et radioactif (3) qui ont été répandues sur l’Irak, principalement sur les villes.

1) « Il y a 30 ans, le standard de l’approvisionnement dans le domaine de la médecine en Irak était comparable aux pays d’un revenu moyen et élevé : 97% de la population dans les villes et 79% à la campagne avaient accès à un système de santé qui fonctionnait » (Des médecins morts en Irak par Dr. Susanne Lippmann-Rieder http://internationalnews.over-blog.com/article-18722265.html).
(2) La fixation de l‘UA sur le placenta provoque hydrocéphalies, absence de tête, de membres ou d’organes, organes à l’extérieur du corps. « Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? ». En outre, les anomalies génétiques s’aggravant d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome ». La guerre nucléaire silencieuse, Sortir du Nucléaire n° 29
(3) « Selon le droit international, ces armes (à l’UA) sont illégales parce qu’elles infligent "des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, qu’elles causent des atteintes graves et durables à l’environnement et demeurent meurtrières bien après la fin des conflits." Leur utilisation a été condamnée par une résolution des Nations Unies de 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en 2001 un moratoire sur leur utilisation. ». (Ibid.)



mardi 10 mars 2009

Hommage à Bruno ETIENNE, l'homme qui donne ses lettres de noblesse à "l'Islam de France".

Un des principaux intellectuels à déconstruire le choc des civilisations selon moi. Admirateur de l'Emir Abd-el Khader, Bruno Etienne est un homme accompli, pluridisciplinaire, humaniste, empêcheur de tourner en rond, mystique, homme de terrain. Sa démarche bouscule les peurs et ignorances actuelles. Elle appréhende l'Autre sans concession ni manichéisme(L'islamisme radical, 1987). Son humanisme est une lumière pour le rapprochement des rives de la Méditerranée. Ce qui en fait un résistant à la médiocrité de nos Sociétés, nos obscurantismes actuels.

Le professeur Bruno Etienne, pionnier de la recherche pluridisciplinaire sur le phénomène religieux et plus particulièrement sur la dimension politique dans l’espace euro méditerranéen, est décédé hier à l’âge de 71 ans. Il était rattaché à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, sa ville natale.

Bruno Etienne est l'un des premiers vulgarisateurs de la formule "Islam de France", soulignant le processus de "nationalisation" de la religion musulmane dans l'Hexagone. Il contribue à remettre en cause le cliché d'une religion étrangère et importée, montrant sa proximité et ses affinités avec l'histoire de France. Ses travaux convergent vers la même idée : l'islam est devenu une religion "française" et la France sera probablement appelée à être une terre de réforme musulmane.

Il insistait, par ailleurs, sur le fait que l'islam n'était qu'une des dimensions de la vie des musulmans en France. Devant ses élèves, il répétait cette phrase : "Quand on fait des enquêtes sur les musulmans de France, on en trouve davantage au PMU qu'à la mosquée !" Comme le souligne Franck Fregosi, "il n'a cessé d'affirmer l'inexistence d'une communauté musulmane entendue comme un ensemble monolithique d'individus ayant les mêmes pratiques, défendant les mêmes intérêts et mus par le souci de l'unité communautaire".

«C’est aux jeunes filles voilées que l’on doit donner les palmes académiques et non au ministre qui les a exclues!», aimait-il répéter.

«C’est un des premiers à avoir envisagé d’étudier le religieux en sciences politiques comme tel, et à avoir compris que l’islamisme radical était un produit de l’Occident, un mouvement moderne et pas le cheminement normal de la tradition islamique», rapporte Raphaël Liogier, professeur à l’IEP d’Aix

De même, il critiqua à plusieurs reprises les «dérives» de la politique étrangère de la France, notamment lors de la première guerre du Golfe (1990-1991) qui, selon lui, ignorait la complexité du monde arabe (cf. son livre: Ils ont rasé la Mésopotamie: du droit de coloniser au devoir d’ingérence, Paris, Eshel, (2000)

Au fond, ce protestant de culture, 4e dan de karaté Shito-ryu, autant attiré par le bouddhisme que par l'islam, n'aimait rien tant que l'éclectisme. C'était sa manière à lui de chérir l'humanité. Quelques mois avant sa mort, il déclarait au quotidien La Provence : "J'ai une certaine sympathie pour la connerie des hommes, leur volonté de défendre leur peau. Tout ce que l'humanité produit, même de mauvais, m'intéresse."

lire un texte disponible sur internet (publié par Actes Sud):
Islam et Liberté: une salutaire complexité.

Bruno Etienne lors de l'inauguration de la Place Emir Abd el Khader à Paris en 2006:

L’Emir Abdelkader, « un pont entre l’Orient et l’Occident et dont la guidance est plus pertinente que jamais », a relevé l’universitaire Bruno Etienne. « Un précurseur du dialogue interreligieux. Au plus fort des guerres de conquête, il établit un statut des prisonniers, cent ans avant la Convention des droits de l’homme de Genève. » Et à Damas, l’Emir organisait la protection des minorités, sauvant en 1860 plus de 12 000 chrétiens, considérant qu’il y a « une loi au-dessus des lois : la loi de l’humanité tout entière ». Et Bruno Etienne d’ajouter : « Tous ceux qui invoquent l’incompatibilité de l’Islam avec les droits de l’homme sont au mieux des ignorants », rappelant ces paroles d’Abdelkader : « Si les chrétiens et les musulmans pouvaient m’écouter, je cesserais leurs querelles. Je ferai d’eux des frères à l’intérieur et à l’extérieur. » Bruno Etienne de commenter : « En opposant l’Orient à l’Occident, l’humanité s’égare "et" c’est la méconnaissance de l’autre qui est la cause des fantasmes et des préjugés. »

Propops recueillis par Nadjia Bouzeghrane, El Watan, le 18 novembre 2006.


lundi 13 octobre 2008

Tzvetan Todorov publie"La peur des barbares: Au-delà du choc des civilisations!"

«On ne peut effacer les siècles d'histoire (...) au cours desquels les actuels “pays de la peur” (les Occidentaux) ont dominé les actuels “pays du ressentiment”(les arabo-musulmans)».


Note de l'éditeur:
"Le choc des civilisations, ce serait : les démocraties occidentales d'un côté, l'Islam de l'autre. Deux mondes, figés dans leurs différences historiques, culturelles, religieuses, et de ce fait voués au conflit. Face à la menace, plus de place pour le dialogue ou pour le mélange. Et pas d'autre alternative que la "fermeté". Voire la guerre. Par tous les moyens. Peut-on vraiment s'assurer, lorsque l'on raisonne ainsi, que la barbarie et la civilisation continueront de se trouver du côté que l'on croit ? S'il est impératif de défendre la démocratie, il est aussi crucial de ne pas se laisser dominer par la peur et entraîner dans des réactions abusives. Car l'Histoire nous l'enseigne : le remède peut être pire que le mal." T.T.

Dans une réflexion qui nous fait traverser des siècles d'histoire européenne, Tzvetan Todorov éclaire les notions de barbarie et de civilisation, de culture et d'identité collective, pour interpréter les conflits qui opposent aujourd'hui les pays occidentaux et le reste du monde. Une magistrale leçon d'histoire et de politique - et une véritable "boîte à outils" pour décrypter les enjeux de notre temps


Commentaire d'Hubert VEDRINE, paru dans LE FIGARO du 19/09/08

L'ancien ministre des Affaires étrangères s'interroge sur cette notion de «barbares» souvent utilisée pour qualifier certains acteurs de conflits dans le monde et dont l'essayiste Tzvetan Todorov estime qu'elle est étrangère à la culture européenne.

Tzvetan Todorov voudrait que les Français, les Européens, les Occidentaux cessent d'alimenter ce fameux «choc des civilisations» qu'ils prétendent récuser, s'en libèrent, et voient au-delà. Il met tout son talent qui est grand, sa conviction qui se sent à chaque page, sa culture philosophique qui n'est jamais lourde, à exorciser cette «peur» des «Barbares» (1) qui a envahi les États-Unis, et de là l'Occident tout entier à cause, ou sous le prétexte, du 11 Septembre. Elle a conduit au manichéisme et aux amalgames simplistes de la «guerre contre la terreur», à ne voir les musulmans qu'à travers l'islam, à réduire l'islam à l'islamisme, et l'islamisme au terrorisme, à n'envisager que des réponses en force, à s'interdire toute analyse et riposte politique. Au même moment, l'analyste américain Fareed Zakaria, dans son ouvrage The Post-American World, s'étonne de voir le pays le plus puissant du monde vivre dans la peur de tout et des autres.

Todorov a beau jeu, auprès de tout lecteur de bonne foi, de démonter l'usage historiquement fantasmatique du mot «barbares» - on est toujours le barbare de quelqu'un - d'expliquer que les «identités collectives» ont certes un cœur, mais qu'elles ont toujours été mobiles et n'ont jamais cessé d'échanger et de s'enrichir mutuellement ; que la guerre des mondes, qui paraît fatale, peut être évitée, surtout si l'on sait, s'agissant de la relation incandescente Islam/Occident, «naviguer entre les écueils» .

Pour lui, l'idée européenne - qu'il évoque avec des accents inspirés proches de Jorge Semprun, de Bronislaw Geremek jusqu'à sa mort, et d'Elie Barnavi encore récemment - contient l'antidote à toutes ces dichotomies dangereuses. Elle est fondée sur l'acceptation de la pluralité, non comme un héritage historique handicapant qu'on se résigne à assumer, mais comme un principe politique d'avenir et un atout.
(...)
À ses yeux, «le préalable serait que les élites occidentales cessent de se considérer comme une incarnation du droit, de la vertu et de l'universalité (…) et de se mettre au-dessus des lois et des jugements des autres». Mais cela leur est consubstantiel ! «Le droit d'ingérence militaire, insiste-t-il, risque de faire percevoir les idéaux défendus par les Occidentaux - liberté, égalité, laïcité, droits de l'homme - comme un camouflage commode de leur volonté de puissance, et donc, de les déconsidérer.» Au contraire, recommande-t-il, «pour que la population musulmane des pays (arabes) puisse tourner son attention vers les causes internes de ses déboires, il faut supprimer les causes externes les plus voyantes - celles dont l'Occident est responsable». Et de citer la Palestine, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan. (cf "LA HAINE DE l'OCCIDENT, de Jean Ziegler, 2008)

Même si les réalistes républicains et démocrates essaient de repenser une politique étrangère américaine après les fiascos de l'Administration Bush, pourront-ils aller jusqu'à une telle remise en cause des a priori américains à l'heure où le monde émergent défie la Rome occidentale ? Cela supposerait au moins un rapport Baker-Hamilton pour l'ensemble de la région, pour dire comment réintégrer les réalités et traiter avec tous les «barbares». (chose que le gouvernement français vient d'admettre, alors qeu les Britaniques le font depuis longtemps, en Afghanistan avec les talibans par la voix de M Kouchner et qui contredit les leçons de morale de M Sarkozy).

Quant à la réponse européenne, Todorov a le courage de le reconnaître : même pensée comme une force, la pluralité ne suffit pas. L'angélisme qui consiste à projeter la situation de l'Europe sur le reste du monde est «inadéquat». L'Europe doit devenir une «puissance tranquille». Elle ne peut exclure par principe le recours à la force armée. Todorov est donc plus réaliste que ceux qui rêvent d'une Europe se contentant de son «soft power» (ses normes, son aide, ses conditionnalités, ses discours) et rayonnerait par son exemple démocratique et celui de son modèle social. Reste à en convaincre les Européens. Peut-être l'été 2008 aura-t-il descillé les yeux de beaucoup sur la réalité du monde, bien loin encore de constituer une «communauté internationale» ?

lundi 4 août 2008

Anthrax, la poudre à aveugler les peuples!

Le scénario fou de l'enquête sur l'anthrax
ETATS-UNIS. Un suspect suicidé, un autre fait millionnaire. Les attaques de 2001 se perdent dans le labo des Dr Folamour du bioterrorisme. par Alain Campiotti (Letemps.ch)
Même Hollywood n'en voudrait pas: trop invraisemblable. Le FBI va refermer cette semaine son enquête fleuve sur la série d'attaques à l'anthrax qui avaient paniqué les Etats-Unis en octobre 2001, et c'est un scénario fou. Mardi dernier, les agents fédéraux avaient rendez-vous avec Bruce Ivins, microbiologiste au laboratoire militaire de Fort Detrick, au nord de Washington. Ils voulaient lui proposer un marché, un plea bargain à l'américaine: s'il avouait les crimes de 2001, sa vie serait épargnée. Mais Ivins est mort le matin même d'avoir avalé l'avant-veille une dose massive d'acétaminophène. C'était le second coupable. Le premier, Steven Hatfill, un collègue de Bruce Ivins dont la vie a été détruite par les soupçons, a reçu en juin 5,8millions de dollars et des excuses fédérales.(...)

Cette affaire dont voici un article de l'époque, a été un des éléments de la communication afin de préparer les peuples occidentaux à la guerre 'pour le Bien et contre le Mal", pour la "Civilisation". Rendre la guerre juste pour nous protégér (guerre "préventive") et eclairer de notre civilisation les peuples opprimés par leurs cultures, religions elles-memes (sauver les femmes du voile, du joug des hommes et de l'islam, par exemple)....

Juste pour équillibrer, voici la note oringale de l'ONU où Powell explique la menace irakienne et terorriste et ici, un résumé de son exposé .
Puis de ses "regrets" sans explications ni excuses aux peuples occupés et tués....
Mais ses regrets sont symboliquements immenses! En effet, ils ne sont pas l'oeuvre d'un anti-américain "primaire".

Alors qu'en penser?
A l'heure des élections américaines, des projets de redéploiement des troupes US, Noam Comsky propose une explication ainsi qu'une solution.
A une occupation et l'anéantissement d'un pays pour principalement, une raison énergétique, il faudra avoir le courage d'ouvrir un procès de type Nuremberg ("Why don't we apply the Nuremberg principles to ourselves?").
Pour que les mots, valeur, civilisation, justice, verité, sonnent juste à nos lèvres.
Extrait:
Another taboo topic is public opinion in Iraq, which is something that you have studied a lot in terms of polling results. [The unpopularity of the U.S. and its troops reached 90 percent in 2004 among Iraqis, as Chomsky notes in Failed States]. Why are these taboo topics?
What we should ask is, should Bush, Cheney, Rumsfeld, and Wolfowitz be put on trial for war crimes?
Why not? The Iraqis seem to think so. The Iraqis believe that the U.S. is responsible for the sectarian violence and atrocities, and that it should get out. That means that the Iraqis are following the principles of the Nuremberg judgment.
We hanged Nazis as war criminals on the basis of their aggression. Aggression is called the “supreme international crime,” encompassing all that follows. Therefore, why don’t we apply the Nuremberg principles to ourselves? The question is so deeply hidden that it would be incomprehensible to the educated classes [in America].

To answer your question: George Orwell gave the basic explanation in the unpublished introduction to Animal Farm that was found in his papers after his death. He writes that the book satirizes totalitarian societies, but that his readers should recognize that in free England, unpopular ideas can be suppressed without the use of force. That results in part from the fact that the press is owned by wealthy men who have every reason not to want certain ideas to be expressed. And in part because if you’re well educated, you have instilled in you an unquestioning acceptance of the words of the powerful. Oversimplified, but essentially accurate.

dimanche 13 juillet 2008

Terrorisme, Realpolitic et manipulation des masses.

Où l'on apprend par cet article que le grand Mandela était qualifié de terroriste aux yeux du gouvernement américain. N'est-ce pas une regression civilisationnelle qu'un des plus grand symbôle de la lutte contre le racisme et l'apartheid nous doivent être considéré comme un terroriste? C'est édifiantqu'il ai fallut attendre 2008 pour rectifier l'erreur.
Prenant au mieux l'aspect pragmatique, cynique et intéressé de la realpolitic à l'américaine, cette dépèche m'ouvre des perspectives de reflexion sur les causes, objectifs et conséquences de nommer telle ou telle organisation de terroriste.

En dernière minute nous apprenons qu'un conseiller de McCain, Charlie Black, à anoncé qu'un attentat «serait un gros avantage» pour le candidat républicain à la Maison Blanche (Fortune magazine). Le camp Obama a aussitôt dénoncé une stratégie «de la peur».

Dans une démocratie, ces choix orientent les peurs des foules et leur permettent potentiellement d'accepter contraintes sécuritaires, campagnes militaires extérieures, occupations, guerres, etc....
D'où la citation de Stendhal en sous-titre du blog.



Bush signe une loi en vue de retirer Mandela d’une liste terroriste américaine

WASHINGTON, 1er juillet (Xinhua) — Le président américian George W. Bush a signé mardi une loi en vue de retirer l’ancien président sud-africain Nelson Mandela ainsi que son parti d’une liste américaine répertoriant des terroristes.
M. Mandela et les autres membres de son parti, le Congrès national africain (ANC), figuraient sur la liste en raison de leur combat contre l’apartheid en Afrique du Sud, qui a été remplacé par la règle de la majorité en 1994.
La loi, adoptée la semaine dernière au Congrès américain, permet au département d’Etat et au département de la sécurité nationale de lever les restrictions sur les membres de l’ANC.

mercredi 18 juin 2008

Voulons-nous encore faire la guerre?

Article édifiant du Figaro Magazine par Annet Sauty de Chalon 16/06/2008. Stéréotype des déclinologues de la droite conservatrice (type Alexandre DelValle, Lepen). Un condensé de toute cette régression civilisationnelle contre laquelle je me révolte. C'est à dire, la nostalgie du temps des occupations coloniales, des guerres préventives et de l'asservissement des autres peuples qui sont d'indispensables prix humains et moraaux pour la survie et/ou suprématie de la civilisation occidentale. Bien sur, aucune dimension humaniste ou religieuse n'est présente sauf dans le cadre de la galvanisation des foules afin lutter à mort pour leur salut. (notre fanatisme serait ici donc plus "licite" que celui de nos voisins!).
Une "pensée" totalitaire, violente, militariste, exclusiviste, machiste, xénophobe et raciste, terreau des sombres heures de l'Europe.
Effrayant!
La France renforce sa présence en Afghanistan, mais, contraintes budgétaires obligent, resserre le dispositif de ses armées. Au-delà, il s’agit d’évaluer notre aptitude au combat.
Avant 1989, le monde libre identifiait une menace à la frontière ; depuis le 11 Septembre, il n'y a plus de frontière à la menace ! Certes, l'Occident se trouve seul en mesure de projeter partout sa puissance de feu. Mais si un tel atout, nucléaire ou classique, reste adapté à des périls bien réels, il devient aussi dissuasif qu'une ligne Maginot quand l'ennemi se confond avec son milieu. Or, la « dimension sociale » des conflits, souligne le géopoliticien Gérard Chaliand (1), devient prépondérante.

Déjà, les masses du Sud sont dopées par une mémoire anticoloniale victorieuse. « Avant la Seconde Guerre mondiale, observe Chaliand, les troupes européennes peu nombreuses l'emportaient sur des armées locales considérables ; dé sormais, des armées européennes nombreuses ne parviennent pas à réduire des guérillas aux effectifs limités » (2), et ce, malgré des dépenses mili taires faramineuses. L'argent ne sera pas le nerf de cette guerre : une spirale perverse dessine même « le spectre d'une strangulation financière du Fort, asphyxié au fil du temps par la rusticité du Faible », comme le remarquent Arnaud de La Grange, grand reporter au Figaro, et Jean-Marc Balencie, un spécialiste des questions stratégiques (3).
Les guerres asymétriques sont en fait beaucoup moins inégales qu'il n'y paraît. Comme le Faible ne s'avoue jamais vaincu, tout conflit dégénère en guerre d'usure. Et, dans cette « drôle » de guerre, le Fort devient captif de son opinion publique. Les pays de l'Otan tous ensemble perdent chaque année quelque 200 soldats, et cela est vécu comme un drame ! Le monde européen, il est vrai, ne représente plus que 15 % de la planète, contre 30 % avant 1940 : quand on a peu d'enfants, on tient d'autant plus à leur vie.
De surcroît, la spécialisation du métier des armes engendre ce que l'historien Stéphane Audouin-Rouzeau appelle « une démilitarisation profonde de nos sociétés ». (4) Or, bien plus que « la continuation de la politique par d'autres moyens » (Clausewitz), la guerre est un « acte culturel » par lequel un peuple se perpétue pour ne pas sortir de l'Histoire. Ainsi, que l'on n'ait pas su, en 1991, combien de soldats irakiens avaient péri sous le feu de l'offensive américaine constitue, pour Gérard Chaliand, « le signe d'une mutation de la sensibilité occidentale, qui ne peut plus supporter les pertes infligées à l'ennemi ». En refoulant « le plaisir de tuer et de détruire » (Norbert Elias), nos sociétés ne s'exposent-elles pas à l'instinct d'expansion des peuples féconds ?

Chez nous, cette vulnérabilité née du traumatisme de la der des ders tient à l'ébranlement de tout un édifice. Dans la famille, le père est périmé, de même qu'à l'école, l'obéissance au maître. Un rousseauisme maternant domestique très tôt l'agressivité naturelle. Le curé, autre image du pater, devient animateur social. L'Eglise-ONG, en canalisant les consciences sur les fins en soi du « dialogue » et de « l'accueil », les anesthésie par une rhétorique désarmante. Le sacré, dans sa beauté irradiante, situait la hauteur de l'enjeu dans l'au-delà. Jusqu'à la mort, le croyant ne devait jamais cesser le combat pour espérer le salut. La perte du sens tragique, aujourd'hui, est amplifiée par le dieu Télévision, lequel nous divertit, c'est-à-dire nous détourne de nous-mêmes. Le tsunami consumériste emporte des générations entières dans une insouciance d'adolescent. La sous-culture de masse déracine le génie propre : on ne participe plus à son histoire ; on la conserve au musée.
Sur le front économique, l'obsession du risque zéro, le culte du temps libre, l'emploi protégé et la lourdeur étatique torpillent la volonté de gagner, sans oublier l'écologisme qui fait de notre modèle dominant une nuisance pour l'humanité. La mondialisation, vue comme une agression, provoque une crispation sur le pré carré local, à l'image de l'engouement pour les Ch'tis. En fait, le dessein intelligent de l'histoire collective est enterré, au profit de mémoires particulières. La patrie rime avec extrémisme ; la repentance postule la honte et la haine de soi. Un néant se forme qui s'incarne aussi dans la dilatation de l'espace européen, où toute épopée nationale est rendue inintelligible.
L'abandon du service militaire aggrave le décrochage. Quant à l'oxymore « soldat de la paix », sans champ de bataille ni champ d'honneur, il ne sublime pas les cSurs. Qui peut vibrer pour des principes kantiens ? Les ambitions inassouvies trouvent un exutoire dans le stade, seul lieu autorisé pour agiter le drapeau. Pour ce qui est des banderoles... Enfin, le morcellement ethnique rétrécit l'horizon : les « quartiers » remplacent le territoire. N'y pénètre pas qui veut. Cette nouvelle donne hypothèque toute union sacrée autour d'un idéal à la fois supérieur et commun. Tirer les leçons du conflit libanais ou balkanique paraîtrait nécessaire.

Plus globalement, la réalité impose une réflexion sur la « fragilité métaphysique » de la démocratie, « mécanisme corrosif qui n'a plus de limites ni de fin » aux yeux du philosophe André Grjebine (5). Ancrées dans un passé mythifié ou une Révélation, luttant pour leur survie, les « sociétés fermées » du Sud sont aptes au combat. Saurons-nous leur répondre ?

dimanche 15 juin 2008

"Le" choc des civilisations : un Occident vidé de ses valeurs originelles.

"L’Occident ne peut s’opposer au fondamentalisme islamique sans commencer par renoncer à son propre fondamentalisme, qui est essentiellement celui du marché, du profit, de la production et de la consommation, soutenu par la force du pouvoir militaire et au mépris du droit international. La voie de la paix en Méditerranée et au Moyen-Orient suppose que la « vieille Europe » ait la capacité de retrouver ses valeurs originelles, à commencer par la réaffirmation du droit international et des institutions qui lui sont liées, et la nécessité du dialogue et de la coopération avec les autres cultures et civilisations, principalement le monde islamique et le monde sino-confucéen."

Danilo Zolo est italien, juriste et historien du droit et a dirigé l'ouvrage "L’Alternativa Mediterranea".

Cet ouvrage de plus de 600 pages qui vient de paraître (aux éditions Feltrinelli et sous la direction de Franco Cassano et Danilo Zolo) traite de la Méditerranée comme lieu de rencontre et de civilisation entre Occident et Monde islamique et contribue à un processus de pacification basé sur le respect et la connaissance réciproque. En particulier, les auteurs traitent de thèmes comme l'exportation de la démocratie, les médias, la société civile dans la Méditerranée arabo-islamique, les migrations, les « sièges militaires », la question palestinienne, les droits des femmes et le féminisme islamique, la question des prisons, l’Europe et le monde islamique, le constitutionalisme.

http://www.fondation-seydoux.org/pages/actualites/fiche_breve.php?id=306
http://www.meltingpot.org/articolo11757.html

mercredi 21 mai 2008

Il ne faut pas avoir peur de l'Iran!

Publié dans Le Monde du 3 Mai 2008, par Bernard Hourcade, directeur de recherches au CNRS, spécialiste du monde iranien.

L'Iran n'a pu exporter sa révolution islamique, mais garde une capacité de nuisance, au Sud-Liban avec le Hezbollah, en Irak ou ailleurs. En réalité, l'Iran est faible. Il crie d'autant plus fort, comme Ahmadinejad, qu'il veut "détruire Israël" qu'il sait qu'il n'en a pas la capacité. Téhéran sait qu'il ne peut rien régler dans la région, mais aussi que rien ne s'y réglera sans lui. Et cette certitude le fait crier encore plus fort. L'Iran fait peur, parce qu'on le réduit à quelques images fortes et qu'on n'essaye pas de comprendre ce qu'est ce pays aujourd'hui. Beaucoup en Occident traitent la République islamique comme si elle était illégitime et transitoire. Pourtant, la révolution de 1979 était une révolution fondamentale.
De quoi est faite l'identité iranienne ?
C'est la synthèse oscillante de trois facteurs : le nationalisme, l'islam, et la volonté d'être un acteur de la communauté internationale. Le nationalisme est une donnée ancienne, l'Iran a été le premier Etat indépendant de la région au Ve siècle avant J.-C. L'identité islamique avec le chiisme comme religion d'Etat remonte au XVIe siècle, sous chah Abbas. Le chiisme a façonné l'Iran comme le catholicisme a marqué la France. Le dernier facteur, c'est l'aspiration internationale, au sens de progrès scientifique, d'échanges. L'Iran a été le premier pays de la région où du pétrole a été trouvé en 1908, mais il est resté en marge de la révolution industrielle. Il y a trente ans, tout ce qui était novateur, scientifique, venait d'Occident, les physiciens étaient formés en France. A présent, ils sont formés en Iran. Il y a 2 300 000 étudiants, ils étaient 170 000 à la fin du chah Reza Pahlavi. Malgré l'image rétrograde qu'il projette, Ahmadinejad lui-même est ingénieur. En matière de technologie, les Iraniens ne veulent plus être de simples consommateurs de produits américains et français, mais des partenaires. Le pays a un potentiel de modernité étonnant et les moyens de participer à la mondialisation. D'où ce désir de s'intégrer à la vie du XXIe siècle.
C'est de là que vient le consensus unanime en Iran sur la recherche nucléaire ?
Je le pense. Personnellement je n'ai pas d'information confirmant ou non un programme militaire. Ce qui est évident, c'est que l'Iran, quel que soit à l'avenir son régime politique, aura la capacité scientifique de produire, s'il le souhaite, une arme nucléaire, comme le Japon ou l'Allemagne. C'est pour cela qu'il faut le prendre au sérieux. Il faut exiger qu'il tienne ses engagements mais aussi bénéficie de ses droits. Il y a une composante nationaliste évidente là derrière : chercher à acquérir une technologie autonome pour défendre éventuellement la patrie, c'est quasiment du gaullisme. Il y a aussi un défi scientifique. Voilà un pays sous embargo qui a réussi à enrichir de l'uranium à 4 %. C'est un brevet de modernité, dont même les Iraniens réfugiés aux Etats-Unis, qui vomissent Ahmadinejad et sont contre la bombe, sont fiers. Ensuite, il y a la récupération politique par le gouvernement et sa façon de négocier qui divise les Iraniens.
Le jeu politique consiste ainsi à gérer les tensions entre ces composantes de l'identité iranienne ? En grande partie. Le chah Mohammad Reza Pahlavi a voulu marginaliser le chiisme. C'est une des raisons de sa chute en 1979. Plus tard, le président réformateur Mohammad Khatami, bien que religieux, a échoué, lui, pour avoir malmené les gardiens du dogme. Après huit ans d'une guerre avec l'Irak (1980-1988) qui combinait le côté patriotique et islamique, l'Iran voulait s'ouvrir à l'international. En 1997, le premier discours de politique étrangère de Khatami s'adressait "au peuple américain". Mais malgré le soutien de la grande majorité de la société civile, le mouvement réformateur a été paralysé par la double opposition du Guide Ali Khamenei, gardien du dogme, et des neocons américains qui voulaient un changement de régime et non juste des réformes en Iran.
Le mot réformateur est ambigu... Khatami voulait infléchir la politique, pas changer le régime. Même s'ils critiquent le gouvernement et le régime, l'immense majorité des Iraniens et les partis politiques ne veulent pas d'une autre révolution. Je suis étonné quand des élus à Paris ou Bruxelles me demandent les chances en Iran du fils du chah ou des Moudjahidins, ces opposants de gauche qui ont viré à la secte politique et se sont discrédités en combattant auprès de Saddam Hussein. Ils ne représentent rien. C'est comme si on s'interrogeait sur les chances du comte de Paris en France ou des Khmers rouges au Cambodge... La société iranienne a subi une évolution profonde et durable depuis 1979. Toute une génération n'a connu que ce bain islamo-nationaliste. Une classe moyenne s'est créée. L'Iranienne d'aujourd'hui est fille de gardien de la révolution. Elle a un BTS de chimie et a épousé le commerçant du coin. Que veut-elle ? Sa place dans la société et un retour dans sa vie de la richesse du pays. Elle connaît le monde à travers Internet et sent que son pays doit s'ouvrir. Face à l'essor de cette société qui avance toujours plus, le pouvoir, paniqué, tente de l'étouffer sous la répression.
On voit aussi émerger une nouvelle génération de politiciens... Ces jeunes qui avaient 20 ans à la révolution et ont connu la guerre en ont aujourd'hui 45-50. Ce sont des laïques, bons musulmans. Beaucoup viennent des anciens gardiens de la révolution (pasdarans), l'armée idéologique, ou des bassidjis, les milices volontaires. Leur arrivée dans la vie politique n'est pas une militarisation en soi, c'est normal dans un pays où des millions de jeunes se sont battus. Ils ont différentes approches. Ahmadinejad vient des bassidjis et représente les 20 % d'Iraniens traditionnels et conservateurs qui, même lorsqu'il s'agit de goudronner une route, disent agir pour la venue du Mahdi (Messie). Pour eux, le martyre est une réponse politique aux problèmes internationaux de l'Iran et tout ce qui est occidental est hostile
Pourquoi le Guide a-t-il soutenu Ahmadinejad à la présidentielle de 2005 ?
En fait, le Guide a voulu porter au pouvoir la nouvelle génération des "fils de la révolution", fidèles aux principes de la République, mais capables de mettre fin à l'isolement du pays. Ahmadinejad paraissait le candidat le plus docile. Il faisait contrepoint à la phase khatamiste dont la politique d'ouverture était allée, de l'avis du Guide, trop vite, et trop loin. Or, Ahmadinejad a tout bloqué avec ses agressions verbales et sa méfiance vis-à-vis de l'extérieur. Le constat est accablant. L'économie va très mal et le pays est encerclé par la présence militaire américaine en Irak, en Afghanistan et dans le golfe Persique. Malgré sa richesse en gaz et en pétrole, l'Iran a besoin de 15 milliards de dollars par an pour maintenir les exportations. Au lieu d'investir, le gouvernement populiste d'Ahmadinejad distribue l'argent du pétrole. Le reste de ses exportations se réduit aux tapis et aux pistaches, comme au XVIe siècle. Alors, ces anciens combattants qui ont rêvé d'un Iran islamique fort se sentent floués par les mollahs qui ont laissé aller les choses et par Ahmadinejad, qui a isolé un peu plus le pays. Certains convaincus, surtout depuis les sanctions, que si rien ne change, l'Iran n'a pas d'avenir, tentent une troisième voie entre réformateurs et conservateurs.
Quel est le but de cette troisième voie ?
Etablir un Iran moderne sans perdre son identité. Ils ont compris l'erreur de Khatami : hors du Guide, point de salut. Rangés sous sa bannière ils défendent les valeurs fondamentales. Plus que conservateurs, ils se disent "fondamentalistes" "osulgaran", d'"osul", le fondement. Ce n'est pas un parti, mais des personnalités comme Ali Larijani, l'ex-négociateur du dossier nucléaire, ou Mohsen Rezaï, chef des pasdarans durant la guerre. Le plus marquant est le maire de Téhéran, Mohammad-Bagher Qalibaf. Candidat malheureux en 2005 à la présidence, il se présentera sans doute en 2009. A 23 ans, sur le front, il commandait 15 000 hommes à la bataille de Khoramchahr. C'est un Bonaparte iranien, avec une vision dynamique des relations avec l'étranger. Il s'est rendu cette année à Davos. Il veut rallier les classes moyennes, sortir l'Iran du désastre économique, lui rendre une crédibilité. Face à Ahmadinejad, des accords sont possibles entre lui, les réformateurs et les pragmatiques de l'ancien président Rafsandjani.
La suprématie du religieux sur le politique en Iran ne bloque-t-elle pas le jeu ?
Tout est mêlé, tout le monde contrôle tout le monde. Il y a des débats très vifs au Parlement, et en même temps, on l'a vu aux législatives, en mars, les rouages de contrôle religieux sélectionnent les candidats en amont. Le Guide, en haut de la pyramide n'est pas un dictateur pour autant. Son rôle de gardien du dogme, c'est de dire "non". Pas d'imprimer sa propre ligne, juste d'indiquer les limites du possible. Parfois, ses choix semblent contradictoires, en fait, c'est un arbitre. Et en ce moment, il cherche qui est porteur d'avenir parmi ces clans qui se déchirent. En attendant, le système, bloqué, a des aspects despotiques terribles. Certains songent à le changer de l'intérieur. De grands intellectuels religieux comme Mohsen Kadivar estiment même qu'il faut remettre l'islam à sa place, celle d'un idéal philosophique et spirituel car cet islam politique exacerbé n'est bon ni pour la religion ni pour la société. Une société dans laquelle les jeunes, notamment les femmes, majoritaires à l'université, étouffent. D'autres tombent dans la drogue.
C'est pourquoi, je crois qu'il faut oser parler avec l'Iran. Il faut le faire participer à ce bain de valeurs universelles qui irrigue le reste du monde. Mais sans imposer un modèle extérieur. Le Prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi, est un bon exemple : elle défend les droits de l'homme, mais ne renie ni sa culture ni sa religion. Il y a d'autres Shirin Ebadi en Iran. Sur le plan politique, Qalibaf et les adeptes de la troisième voie ont peut-être une chance de faire évoluer les choses. Là encore, cela dépendra des Iraniens, mais aussi de nous Occidentaux. Et sans doute du résultat de l'élection présidentielle aux Etats-Unis.

Grecs et Arabes : déjà d’antiques complicités

Youssef Seddik est philosophe et anthropologue. Il est notamment l'auteur de Qui sont les barbares ? (L'Aube) et de L'arrivant du soir : cet islam de lumière qui peine à devenir (L'Aube). Il répond, dans cette tribune, à l'historien Sylvain Gouguenheim qui a déclenché une violente polémique et la fronde de dizaines d'universitaires avec son livre, Aristote au Mont Saint-Michel (Seuil), déniant le rôle des Arabes dans la transmission, au Moyen Age, du savoir grec à l’Europe.
« Ce répugnant dessein de raturer les Arabes de la surface visible de l’Histoire n’est ni nouveau ni original : le grand Saladin, icône en Occident médiéval du « preux chevalier », n’était pas arabe mais kurde. Târîq Ibn Ziâd, l’hyponyme de Gibraltar, auteur d’une victoire éclair en Ibérie sur les Wisigoths, était berbère. Ishâq Ibn Huneyn, immense traducteur des œuvres grecques en arabe n’était que syriaque, chrétien qui plus est. Voilà parmi tant d’autres exemples ce qui tend à réduire à néant la notion même d’arabité. Il s’agit tout au plus, et surtout dès l’avènement de l’islam, d’établir l’idée que ces « gens-là » n’étaient qu’une poussière de bédouins dont la gestion de l’espace et du temps se reconnaît de l’éphémère et ne peut donc ni bâtir ni instituer ni rien avoir à transmettre au monde. Ces hommes n’avaient même pas droit pendant des siècles à se faire nommer par ce vocable d’Arabes qu’ils se donnaient à eux-mêmes : ils n’étaient que « Sarrasins » ou « païens » pour ces hordes de croisés qui allaient leur disputer une sépulture du Christ dont ils avaient toujours protégé et défendu la sacralité. Car, la réplique à Sylvain Gouguenheim et à son fumeux pamphlet devrait commencer bien avant la querelle qu’il ramène sur la transmission à l’Europe renaissante d’Aristote et de l’hellénité du savoir. D’abord par la dénonciation de cette réduction raciste de l’Arabe au bédouin. Une telle dénonciation est inscrite à plusieurs reprises à même le Coran. Le geste de baptiser la première capitale de l’islam, du vivant même du prophète, par le vocable « Médine » ( La Cité), montre à quel point l’idée d’une « polis » constituait l’horizon du projet islamique. Mieux : le touriste, aujourd’hui, à travers les vestiges de la ville d’al-Hijr, au nord-ouest de l’Arabie Saoudite (ville qui donne son nom à la sourate XIV du Coran), peut admirer des édifices à frontons et colonnes dans la pure tradition architecturale grecque.
« ll est stupide qu’un historien s’engage à asséner ces vérités comme si son sujet venait à la pensée tout habillé d’un ex nihilo historique »

L’heureuse et profonde complicité des espaces grecs et arabes est bien plus étonnante et beaucoup plus ancienne dans l’énorme puzzle de l’histoire ancienne, très loin aujourd’hui d’être reconstituée et dont historiens, archéologues et épigraphistes ne disposent que de rares pièces. Avant de contester aux Arabes leur rôle de médiateurs et de passeurs, il convient pour la sérénité et l’humilité du savant de se poser des questions auxquelles l’état des matériaux et des recherches dont l’humanité dispose ne permet pas de répondre. Comment se fait-il en effet que, aussi loin que la mémoire puisse remonter, ce que les orientalistes appellent « le domaine arabe » ne connait en matière de monnaie que deux entités désignées de deux mots grecs : le dinar (qui donne denier en français) pour la pièce d’or, et le drachme pour la pièce d’argent, dirham, deux mots qui se trouvent dans le Coran ? Et comment expliquer ces nombreux emprunts coraniques au lexique grec, tels que « sema » (signe ou marque d’où « sémantique »), ou « zukhruf, » encore une fois l’intitulé d’une sourate (de « zoghrophiô », « je peins », « je décore », « j’enjolive »). Et puis, comment lire cette inscription en grec sur un ex-voto de l’île de Délos où il est dit qu’un commerçant arabe et son ami grec ont offert une libation, le premier à Appolon et le second à Wadd, l’équivalent du Dieu hellène dans le panthéon arabique, divinité curieusement citée dans la bouche du très biblique Noé dans le Coran ? Enfin, et toujours à titre seulement d’exemple, par quel « miracle » les Dioscures (ces dieux dynamiseurs du monde, venus tout droit de la tradition védique) se voient porter dans les temples de Samothrace le nom de « Cabires », mot qui signifie en arabe depuis toujours et aujourd’hui encore, les « grands » ?
Il est stupide qu’un historien, même quand il est spécialiste d’une époque ou d’une période, s’engage à asséner ces vérités comme si son sujet venait à la pensée et à la lisibilité, tout habillé de vérité et d’un ex nihilo historique. Par ailleurs, l’entreprise de ce médiéviste est frappée d’une amnésie bien plus dangereuse quand il s’agit d’un historien contemporain. Sylvain Gouguenheim oublie en effet, ou feint d’oublier, que l’espace du savoir arabe dont il parlait n’était pas régi par les normes et les frontières des nationalités et des appartenances territoriales, ethniques ou religieuses. La grande majorité des théoriciens de la grammaire arabe étaient persans. Les jurisconsultes qui ont fait passer les prescriptions coraniques dans les sommes juridiques venaient de tous les horizons du vaste empire. Médecins, chimistes et alchimistes, géographes, philosophes et théologiens de Fès, Kairouan, Alexandrie, Moussoul ou Bagdad ne se reconnaissaient que d’une appartenance commune, celle qui leur faisait consigner en arabe leur pensée et leurs découvertes. Peu importe qu’ils aient été musulmans ou chrétiens, sabéens ou juifs. Dès le début de l’islam, un des pères fondateurs de l’Eglise, Saint Jean Damascène (676-749), de son vrai nom Mansour Ibn Sarjûn, était tout à la fois vizir auprès du calife Marwân et grand pourfendeur de ce qu’il appelait l’hérésie islamique, sans que cela l’ait conduit au bûcher, comme il était d’usage en Europe jusqu’aux époques chantées par Sylvain Gouguenheim, et pour beaucoup moins que cela ».

Oui, l’Occident chrétien est redevable au monde islamique!

Un collectif international de 56 chercheurs en histoire et philosophie du Moyen Age (Libération, le 30 Avril 2008)
Historiens et philosophes, nous avons lu avec stupéfaction l’ouvrage de Sylvain Gouguenheim intitulé Aristote au Mont- Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne (Seuil) qui prétend démontrer que l’Europe chrétienne médiévale se serait approprié directement l’héritage grec au point de dire qu’elle «aurait suivi un cheminement identique même en l’absence de tout lien avec le monde islamique».
L’ouvrage va ainsi à contre-courant de la recherche contemporaine, qui s’est efforcée de parler de translatio studiorum et de mettre en avant la diversité des traductions, des échanges, des pensées, des disciplines, des langues. S’appuyant sur de prétendues découvertes, connues depuis longtemps, ou fausses, l’auteur propose une relecture fallacieuse des liens entre l’Occident chrétien et le monde islamique, relayée par la grande presse mais aussi par certains sites Internet extrémistes. Dès la première page, Sylvain Gouguenheim affirme que son étude porte sur la période s’étalant du VIe au XIIe siècle, ce qui écarte celle, essentielle pour l’étude de son sujet, des XIIIe et XIVe siècles. Il est alors moins difficile de prétendre que l’histoire intellectuelle et scientifique de l’Occident chrétien ne doit rien au monde islamique !
Il serait fastidieux de relever les erreurs de contenu ou de méthode que l’apparence érudite du livre pourrait masquer : Jean de Salisbury n’a pas fait œuvre de commentateur ; ce n’est pas via les traductions syriaques que ce qu’on a appelé la Logica nova (une partie de l’Organon d’Aristote) a été reçue en Occident ; enfin, et surtout, rien ne permet de penser que le célèbre Jacques de Venise, traducteur et commentateur d’importance, comme chacun le sait et l’enseigne, ait jamais mis les pieds au Mont-Saint-Michel ! Quant à la méthode, Sylvain Gouguenheim confond la présence d’un manuscrit en un lieu donné avec sa lecture, sa diffusion, sa transmission, ses usages, son commentaire, ou extrapole la connaissance du grec au haut Moyen Age à partir de quelques exemples isolés. Tout cela conduit à un exposé de seconde main qui ignore toute recherche nouvelle - notons que le titre même de son livre est emprunté à un article de Coloman Viola… paru en 1967 ! Certains éléments du livre sont certes incontestables, mais ce qui est présenté comme une révolution historiographique relève d’une parfaite banalité.
On sait depuis longtemps que les chrétiens arabes, comme Hunayn Ibn Ishaq, jouèrent un rôle décisif dans les traductions du grec au IXe siècle. De plus, contrairement aux affirmations de l’auteur, le fameux Jacques de Venise figure aussi bien dans les manuels d’histoire culturelle, comme ceux de Jacques Verger ou de Jean-Philippe Genet, que dans ceux d’histoire de la philosophie, tel celui d’Alain de Libera, la Philosophie médiévale, où l’on lit : «L’Aristote gréco-latin est acquis en deux étapes. Il y a d’abord celui de la période tardo-antique et du haut Moyen Age, l’Aristote de Boèce, puis, au XIIe siècle, les nouvelles traductions gréco-latines de Jacques de Venise.» La rhétorique du livre s’appuie sur une série de raisonnements fallacieux. Des contradictions notamment : Charlemagne est crédité d’une correction des évangiles grecs, avant que l’auteur ne rappelle plus loin qu’il sait à peine lire ; la science moderne naît tantôt au XVIe siècle, tantôt au XIIIe siècle. Le procédé du «deux poids, deux mesures» est récurrent : il reproche à Avicenne et Averroès de n’avoir pas su le grec, mais pas à Abélard ou à Thomas d’Aquin, mentionne les réactions antiscientifiques et antiphilosophiques des musulmans, alors que pour les chrétiens, toute pensée serait issue d’une foi appuyée sur la raison inspirée par Anselme - les interdictions d’Aristote, voulues par les autorités ecclésiastiques, n’ont-elles pas existé aux débuts de l’Université à Paris ? La critique des sources est dissymétrique : les chroniqueurs occidentaux sont pris au pied de la lettre, tandis que les sources arabes sont l’objet d’une hypercritique. L’auteur enfin imagine des thèses qu’aucun chercheur sérieux n’a jamais soutenues (par exemple, «que les musulmans aient volontairement transmis ce savoir antique aux chrétiens est une pure vue de l’esprit»), qu’il lui est facile de réfuter pour faire valoir l’importance de sa «révision».
Au final, des pans entiers de recherches et des sources bien connues sont effacés, afin de permettre à l’auteur de déboucher sur des thèses qui relèvent de la pure idéologie. Le christianisme serait le moteur de l’appropriation du savoir grec, ce qui reposerait sur le fait que les Evangiles ont été écrits en grec - passant sous silence le rôle de la Rome païenne. L’Europe aurait ensuite réussi à récupérer le savoir grec «par ses propres moyens». Par cette formule, le monde byzantin et les arabes chrétiens sont annexés à l’Europe, trahissant le présupposé identitaire de l’ouvrage : pour l’auteur, l’Europe éternelle s’identifie à la chrétienté, le «nous» du livre, même quand ses représentants vivent à Bagdad ou Damas. La fin du livre oppose des «civilisations» définies par la religion et la langue et ne pouvant que s’exclure mutuellement. L’ouvrage débouche alors sur un racisme culturel qui affirme que «dans une langue sémitique, le sens jaillit de l’intérieur des mots, de leurs assonances et de leurs résonances, alors que dans une langue indo-européenne, il viendra d’abord de l’agencement de la phrase, de sa structure grammaticale. […] Par sa structure, la langue arabe se prête en effet magnifiquement à la poésie […] Les différences entre les deux systèmes linguistiques sont telles qu’elles défient presque toute traduction». On n’est alors plus surpris de découvrir que Sylvain Gouguenheim dit s’inspirer de la méthode de René Marchand (page 134), auteur, proche de l’extreme droite, de Mahomet : contre-enquête (L’Echiquier, 2006, cité dans la bibliographie) et de La France en danger d’Islam : entre Jihad et Reconquista (L’Âge d’Homme, 2002), qui figure en bonne place dans les remerciements. Il confirme ainsi que sa démarche n’a rien de scientifique : elle relève d’un projet idéologique aux connotations politiques inacceptables.
lA LISTE DES SIGNATAIRES:

Cyrille Aillet, Maître de conférences (MCF), histoire de l’islam médiéval, Un. de Lyon IIEtienne Anheim, MCF, histoire médiévale, Un. de Versailles/Saint-Quentin-en-YvelinesSylvain Auroux, Directeur de recherches au CNRSLouis-Jacques Bataillon (Dominicain), Commission Léonine pour l’édition critique des œuvres de Thomas d’Aquin, comité international pour l’édition de l’Aristote latinThomas Bénatouïl, MCF, histoire de la philosophie antique, Un. de Nancy IILuca Bianchi, Centro per lo studio del pensiero filosofico del Cinquecento e del Seicento, CNR, MilanoJoël Biard, Professeur, philosophie médiévale, Un. de ToursPatrick Boucheron, MCF, histoire médiévale, Un. de Paris I, IUFJean-Patrice Boudet, Professeur, histoire médiévale, Un. d’OrléansAlain Boureau, Directeur d’études, histoire médiévale, EHESSJean-Baptiste Brenet, MCF, Philosophie médiévale, Un. de Paris X Charles Burnett, Professor, history of arabic/islamic influence in Europe, Warburg Institute, LondonPhilippe Büttgen, Chargé de recherches, CNRS, Laboratoire d’études sur les monothéismes, VillejuifIrène Caiazzo, Chargée de recherches, CNRS, Laboratoire d’études sur les monothéismes, rédactrice en chef des Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen ÂgeBarbara Cassin, Directrice de recherches au CNRS, dir. du centre Léon RobinLaurent Cesalli, Assistant scientifique, Un. de Freiburg-im-BreisgauJoël Chandelier, Ecole française de Rome (Moyen Âge)Riccardo Chiaradonna, Professore associato, filosofia antica, Università di Roma IIIJacques Chiffoleau, Directeur d’études, histoire médiévale, EHESSJacques Dalarun, Directeur de recherches, CNRS, IRHTIsabelle Draelants, Chargée de recherches, CNRS, UMR 7002, Un. de Nancy IIAnne-Marie Eddé, Directrice de recherches, CNRS, directrice de l’Institut de Recherches et d’Histoire des Textes (IRHT)Sten Ebbesen, Institut du Moyen Age Grec et Latin, CopenhagueLuc Ferrier, Ingénieur d’études, histoire médiévale, CNRS, CRH (EHESS)Kurt Flasch, Professeur émérite à l’Université de BochumChristian Förstel, Conservateur en chef de la section des manuscrits grecs, Bibliothèque Nationale de FranceDag N. Hasse, Institut für Philosophie, Lichtenberg-Professur der VolkswagenStiftungIsabelle Heullant-Donat, Professeur, histoire médiévale, Un. de ReimsDominique Iogna Prat, Directeur de recherches, histoire médiévale, CNRS, LAMOPCharles Genequand, Professeur ordinaire, philosophie arabe, Un. de GenèveJean-Philippe Genet, Professeur, histoire médiévale, Un. de Paris ICarlo Ginzburg, Professore, Scuola Normale Superiore, Pisa Christophe Grellard, MCF, Un. de Paris IBenoît Grévin, Chargé de recherches, CNRS, LAMOP.Ruedi Imbach, Professeur, philosophie médiévale, Un. de Paris IVCatherine König-Pralong, Maître assistante, philosophie médiévale, Un. de LausanneDjamel Kouloughli, Directeur de Recherches au CNRS (UMR 7597)Max Lejbowicz, Ingénieur d’études honoraire, CNRS, UMR 81 63, Univ. de Lille IIIAlain de Libera, Professeur ordinaire, Un. de Genève, Directeur d’études à l’EPHE (Ve section)John Marenbon, Professor, History of Medieval Philosophy, Trinity College, CambridgeChristopher Martin, Professor, Philosophy department, Auckland University, Visiting Fellow All Souls College, OxfordAnnliese Nef, MCF, histoire de l’islam médiéval, Un. de Paris IVAdriano Oliva (Dominicain), Chargé de recherches, CNRS, IRHT, Commission Léonine pour l’édition critique des œuvres de Thomas d’Aquin, comité international pour l’édition de l’Aristote latinChristophe Picard, Professeur, histoire de l’islam médiéval, Un. de Paris ISylvain Piron, MCF, histoire médiévale, EHESSDavid Piché, Professeur adjoint, Département de Philosophie, Univ. de Montréal Pasquale Porro, Professore ordinario di Storia della filosofia medievale, Universita di BariMarwan Rashed, Professeur, philosophie ancienne et médiévale, ENS ParisAurélien Robert, Membre de l’Ecole française de Rome (Moyen Âge)Andrea Robiglio, Phil. Seminar, Univ. Freiburg-im-Breisgau ; Irène Rosier-Catach, Directrice de recherches au CNRS (UMR 7597), Directrice d’études à l’EPHE (Ve section)Martin Rueff, MCF, Théorie littéraire et esthétique, Un. de Paris VIIJacob Schmutz, MCF, philosophie médiévale, Un. de Paris IVValérie Theis, MCF, histoire médiévale, Un. de Marne-la-ValléeMathieu Tillier, MCF, histoire de l’islam médiéval, Un. d’Aix-MarseilleLuisa Valente, Ricercatrice, Filosofia medievale, Università di Roma – La SapienzaDominique Valérian, MCF, histoire de l’islam médiéval, Un. de Paris IEric Vallet, MCF, histoire de l’islam médiéval, Un. de Paris I.

samedi 19 avril 2008

Aimé Césaire ou l'universaliste.

"Ce n’est pas vrai que nous n’avons rien d’autre à faire que d’être des parasites dans ce monde […] aucune race n’a le monopole de la beauté, de l’intelligence, de la force, et il y a une place pour tous au rendez-vous de la victoire."
Aimé CESAIRE.