"Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur» STENDHAL
lundi 26 mai 2014
dimanche 23 mai 2010
mardi 27 avril 2010
Une parole juive contre l’occupation de la Palestine
Par le CERCLE JUIF POUR UNE PAIX JUSTE (CJPJ)
Comment aller vers une paix juste et durable au Proche-Orient ?
Depuis les accords d’Oslo, plan « de paix » après plan « de paix » – du Quatuor à Annapolis –, toutes les tentatives de négociations ont échoué. Israël a poursuivi sans relâche la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. La lutte de résistance du peuple palestinien lui a coûté des milliers de victimes, de prisonniers. Cependant, malgré des sacrifices inouïs en Cisjordanie occupée et morcelée et à Gaza assiégée et meurtrie, le peuple palestinien ne se laisse pas détruire. Toute femme, tout homme épris de justice ne peut qu’être à ses côtés. La condition essentielle de la paix est une justice pour le peuple palestinien basée sur des fondamentaux :
– respect du droit international, des décisions de l’Assemblée générale de l’ONU ;
– levée du blocus de Gaza ;
– démantèlement des colonies et du mur dit « de séparation » ;
– instauration d’un État palestinien dans les frontières d’avant 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale ;
– négociations acceptées par toutes les parties pour résoudre la question des réfugiés palestiniens ;
– fin de l’impunité des responsables politiques et militaires israéliens coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Le mouvement mondial de solidarité avec le peuple palestinien – dans lequel nous nous inscrivons – a contribué à une prise de conscience sur la situation réelle au Proche-Orient et a popularisé la cause palestinienne dans tous les pays. Le massacre de Gaza par l’armée israélienne il y a plus d’un an a bouleversé le monde et provoqué une immense réprobation. Un mouvement de « boycott, désinvestissement, sanctions » (dit BDS) contre Israël se développe partout actuellement. Cependant, les tensions qui s’aggravent dans les territoires palestiniens ont leurs prolongements dans nos sociétés. L’instrumentalisation de la religion à des fins politiques ou celle du nationalisme à des fins ethnocentristes mènent et mèneront à la catastrophe. Toutefois, l’engagement pour la paix est lui aussi semé d’embûches : – des militants axent leur combat contre le sionisme en remettant en cause la création d’Israël, refusant de facto le maintien d’un État israélien aux côtés d’un État palestinien ; ils nient par idéologie la volonté des deux peuples ;
– des courants d’extrême droite ou intégristes cherchent à instiller un antisémitisme sournois sous couvert d’antisionisme. Avec le camp du soutien au peuple palestinien, nous n’avons et n’aurons aucune complaisance pour ces groupes ;
– il existe également une tendance à rejeter le peuple israélien dans son ensemble, à confondre les dirigeants qui jouent sur les peurs et le peuple qui est ainsi manipulé. Nous ne confondons pas l’occupant et l’occupé, mais nous refusons toute vision manichéenne.
Nous – qui voulons porter une parole juive universaliste – sommes sans exclusive aux côtés de ceux qui, militants anticolonialistes en Israël et résistants en Palestine, œuvrent pour une paix fondée sur l’égalité et le respect des peuples et pour qu’Israël soit, sans discrimination, l’État de tous ses citoyens. Nous nous retrouvons pleinement dans le mouvement international des peuples pour une paix juste, afin de faire pression sur les dirigeants mondiaux et obtenir du gouvernement israélien les changements de politique qui s’imposent.
Dans ce mouvement, nous accordons une place particulière à l’opinion des Français juifs. La soumission du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) à la propagande de l’État israélien, son alliance avec des courants nostalgiques du colonialisme, son communautarisme nous paraissent porteurs d’un grave danger d’isolement et de désespoir chez les juifs. La résurgence d’actes antisémites – qui prennent parfois prétexte de la situation au Proche-Orient – est amplifiée par des structures mises en place par la propagande du mouvement pro-israélien qui n’hésitent pas à taxer d’antisémitisme toute critique de la politique israélienne.
L’enjeu actuel est d’aider l’opinion juive à dépasser son soutien inconditionnel à la politique d’Israël et à jouer son rôle dans l’amorce d’une solution de paix juste et durable au Proche-Orient. Nous pensons qu’il est nécessaire que les juifs entendent un discours qui les aide à sortir de cette impasse, de la même façon qu’aux États-Unis les lobbies prosionistes se voient actuellement contestés par des mouvements de juifs pour la paix condamnant la politique d’Israël. Les Israéliens ont naturellement besoin de sécurité : ils ne la trouveront qu’avec la paix dans la justice.
C’est dans cet esprit que nous proposons un espace de réflexion et de débats où – sur les bases que nous énonçons – des femmes et des hommes pourront se retrouver sans exclusive, dans une recherche d’avancée commune. Sur la base du présent appel, tous les apports seront bienvenus. La paix a besoin de nous tous !
(*) Doucha Belgrave, journaliste, Michel Bilis, directeur d’hôpital, Hervé Bismuth, enseignant-chercheur, Renée Blancheton-Sciller, retraitée de l’enseignement, Bernard Ebenstein, ancien maître de conférences à l’université de Limoges, Patrick Feldstein, responsable de centre médico-social, Georges Feterman, professeur, Serge Grossvak, directeur de centre social, Christine Jedwab, psychologue hospitalière, Jacques Jedwab, psychanalyste, Danielle Kahn, biochimiste, Roger Kahn, architecte, Jacques Lewkowicz, professeur des universités, Jean-François Marx, cadre de gestion retraité, André Meyer, militant associatif Forum pour un autre monde, Maya Vigier, lectrice-rédactrice, Max Weinstein, ancien résistant de l’Union de la jeunesse juive. Contact : cjpj@googlegroups.com
samedi 28 novembre 2009
Israël contre Obama, par Caroline Fourest
(...)Hélas, il y a bien longtemps que l'accumulation des monnaies d'échange côté israélien ressemble à une fuite en avant suicidaire.
A force d'utiliser les colonies comme boucliers humains, Israël entretient un fanatisme qui n'est pas le moindre de ses ennemis "intérieurs". Tsahal est infiltrée par des militaires orthodoxes combattant au nom de Dieu et non plus au nom de la nation. La violence disproportionnée avec laquelle l'armée israélienne a répondu au harcèlement des roquettes du Hamas trahit cette perte de raison.
Le fait que les Etats-Unis aient une fois de plus dû dégainer leur veto pour empêcher une nouvelle mise en accusation d'Israël à propos du rapport Goldstone sur la guerre de Gaza affaiblit un peu plus la position américaine pour imposer la paix. Si Obama n'obtient pas en échange le gel des colonies, il ne reste plus rien de sa promesse, et donc de sa force diplomatique.
En revanche, la page Bush est bien tournée. L'illusion d'un choc entre un bloc musulman et un bloc occidental a vécu. Côté "Occident", le changement de ton américain et la fermeté européenne face à Israël ne doivent plus laisser de doutes sur ce fait. Quant au "bloc musulman", il n'a jamais existé en dehors des alliances de façade à l'ONU. Il est temps de le redécouvrir. Entre l'Iran et l'Arabie saoudite, la guerre froide se réchauffe. Chiites et sunnites ne s'affrontent plus seulement en Irak, mais au Yémen et au Pakistan.
Les alliances changent de camp. La théorie du "choc des civilisations" - qui a servi de modèle ou au contraire de repoussoir pendant l'après-11-Septembre - n'a plus aucun intérêt.
Les enjeux se "déconfessionnalisent" pour apparaître dans leur triste nudité : celle des conflits d'intérêts.
Caroline Fourest est aujourd'hui "lynchée", traitée d'antisionsite donc limite antisémite(!!!) à cause de son courage (lire en cliquant sa réponse sur son blog suites aux attaques).
Pourtant, tant qu'il s'agissait des islamistes, tout le monde applaudissait!
On oublie que Caroline Fourest est en premier lieu une combattante infatiguable de la laïcité et du féminisme.
Oui il faut oser dire entre autre, que les fanatiques sont partout.
Aussi donc en Israel (qui a le feu nucléaire) dont certains peuvent porter un uniforme comme le cite Caroline Fourest (ce qui est un tabou dans les médias occidentaux mais pas orientaux).
ll est grand temps de laiciser (et c'est un croyant qui le dit), interdire toute préférence ethnique ou raciale, démocratiser, stopper les véléités territoriales et dénucléariser TOUTE la région!
Avant que ces nihilistes ce tout poils nous punissent d'une vitritication au nom de dieu!
Pour lui rendre encore hommage, Fourest va beaucoup plus loin dans son article et c'est dommage que personne n'intervienne sur la seconde partie et ses conclusions.
C'est un vrai article de géopolitique et de projection sur le monde avenir.
De la fin de la diplomatie américaine et a fin du mythe du "choc des civilisations", justifiant les "guerres préventives".
Nous dirons que l'Occident tourne la page de sa suprématie avec la fin période hégémonique et coloniale.
Au profit de ou face à l'émergence d'autres super puissances.
L'épicentre et l'équillibre du monde change. Et je rajouterai pour conclure personnellement:
Avec pour juqe d'arbitre la fin des ressources et le désordre climatique.
Alors au détriment de tout ceux qui en vivent (!), les débats crypto-colonialistes, ethnico religieux....pour quelques hectares ou pour la conversion religieuse du monde paraissent surréalistes et totalement déconnectés du Monde qui vient et ses échéances cataclismiques.
lundi 19 octobre 2009
Rapport Goldstone et Gaza: Qui veut assumer les faits et cheminer vers le sens de l'Histoire?
Ce vote renvoie le rapport devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York et auprès de son secrétaire général Ban Ki-moon, qui devrait ensuite le transmettre au Conseil de sécurité.
Le rapport sur l'offensive de l'hiver dernier dans la Bande de Gaza demande aux deux parties, Israël et le Hamas, de mener des enquêtes indépendantes pour punir les responsables de crimes de guerre. En cas d'impossibilité d'enquêter dans les six mois, le rapport préconise la saisie du procureur de la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité de l'ONU. Mais dans ce cas de figure, difficile d'imaginer un autre scénario que celui du veto américain...
Malgré le discours du Caire, la décision des Etats-Unis de s’opposer à la résolution sur le rapport Goldstone prouve aux yeux du monde arabe que la politique américaine n’a pas changé.
George Mitchell continue de répéter à qui veut l’entendre qu’il lui avait fallu sept cents jours avant de voir se dessiner la paix en Irlande du Nord, dont il fut le principal architecte. Au Proche-Orient, cependant, la montée de fièvre autour du rapport Goldstone montre assez que les choses ne seront pas plus simples. «Les Etats-Unis essaient encore d’éviter qu’Israël ait à rendre des comptes devant la justice internationale, poursuit Amjad Atallah, même au prix de défendre le Hamas par la même occasion. Mais surtout, au risque de perdre les gains accumulés grâce au discours du Caire et aux premiers succès face à l’Iran."
L'éditorial du Temps.ch nous eclaire:
Richard Goldstone et son rapport creusent leur sillon: celui de la justice, de la fin de l’impunité et – qui sait – peut-être un jour, au bout du chemin, celui d’une contribution à la paix
Il y a un mois, lorsque le juge juif sud-africain présentait le fruit du travail de sa commission d’enquête à Gaza concluant à des crimes de guerre israéliens et palestiniens, il savait qu’il remettait une bombe entre les mains du Conseil des droits de l’homme. Il savait également qu’il serait l’objet d’attaques personnelles, d’instrumentalisation politique et de pressions. Dans la posture du petit juge face aux puissants, il affichait une mine imperturbable, confiant et optimiste dans l’impact de son enquête. Comme un homme assuré d’être dans le sens de l’Histoire.
Vendredi, dans un vote disputé, le Conseil des droits de l’homme lui a donné raison en adoptant son texte et ses recommandations. A-t-il été diminué par les manœuvres de Palestiniens déboussolés, reportant la lecture du texte à six mois avant de le faire parapher dans l’urgence? A peine. L’essentiel est ailleurs. Adopté par l’ONU, ce rapport devrait faire date pour plusieurs raisons:
-son étude de cas devrait contribuer à renforcer le Droit international humanitaire et la protection des civils face à la tentation de relativiser les Conventions de Genève au nom de la lutte contre le «terrorisme».
Il ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives pour la justice internationale en donnant un nouveau rôle au Conseil des droits de l’homme.
Autant de perspectives qui crispent habituellement les Etats soucieux de leurs prérogatives nationales. Un véritable exploit. S’il a été possible, c’est d’abord par la qualité désormais incontestée – sinon par Israël et les Etats-Unis – du travail de la Commission Goldstone. C’est bien sûr aussi le résultat d’un rapport de force politique de plus en plus défavorable à la position d’Israël. Mais faut-il s’en étonner lorsque l’on considère la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens unanimement condamnée?
En s’opposant au rapport Goldstone, sans explication convaincante, les Etats-Unis font fausse route. Barack Obama avait soulevé quelque espoir de changement lors de son discours du Caire. Avec Goldstone, il avait une occasion de faire intelligemment pression sur son allié.
En le balayant, il renforce la frustration palestinienne, qui sera à la hauteur des espoirs déçus.
jeudi 19 février 2009
Israël Army: War crime charges over Gaza offensive are "LEGAL TERROR"!
By Tomer Zarchin
Tags: Gaza, War Crime, Israel News
War crimes charges brought abroad against Israeli soldiers and officers involved in Operation Cast Lead are nothing but "legal terrorism," Col. Liron Liebman, who heads the military prosecution's international law department, said Wednesday. (...)
(...)
Indeed, international law expert Yoram Dinstein said at a conference at the Institute for National Security Studies in Tel Aviv late last month that a ratio of three or four civilian deaths per combatant death was the norm in most wars.
Le terrorisme légal!
Bruler à mort des enfants au phosphore blanc, bombarder en connaissance des bâtiments de l'Onu bourrés de civils réfugiés, détruire systématiquement (même encore cette semaine, en dépit du couvre feu) toutes les infrastructures sanitaires, hydroliques...
Enfermer pendant près de 18 mois, 1 500 000 habitants et les couper de nourriture, eau, essence, matériaux de construction (même en PVC), etc...
L'aveu de cet officier de "Tsahal" est édifiant! Il devrait, rêvons un peu, faciliter le travail d'enquètes et de poursuites judiciaires reclamées par Ban ki-Moon. La Charte des Nations Unies et la Convention de Genève, possèdent un arsenal juridique suffisant pour juger et condamner les responsables militaires et politiques concernés.
En voici les principaux articles qui détermineront les actes d'accusation:
(...)Il faut commencer par rappeler que l’article 2 § 4 de la Charte des Nations Unies interdit de manière absolue, sauf exception, la menace de l’utilisation de la force armée ainsi que l’utilisation de la force armée (...)
Le droit international ne prévoit, en effet, que deux cas de recours licite à la force armée :
a. les mesures de coercition armées décidées par le Conseil de sécurité sur la base de l’article 42 de la Charte des Nations Unies en cas de menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d’un acte
b. la légitime défense sur la base de l’article 51 de la Charte des Nations Unies. Cet article reconnaît à tous les Etats le droit inhérent d’utiliser la force armée dans le cas où ils seraient l'objet d'une agression armée.
La lecture et l’interprétation de l’article 2 § 4 de la Charte des Nations Unies doit être faite à la lumière de l'obligation de régler par des moyens pacifiques les différends, tel que le dispose l’article33.
L’obligation de rechercher par tous les moyens un règlement pacifique des différends fait partie du droit coutumier et est en relation étroite avec l’interdiction – d’une très large portée- de l’utilisation de la force dans les relations internationales.
D’ailleurs, au mépris de l’article 51 de la Charte de l’ONU, Israël n’a pas même informé le Conseil de Sécurité, et a fait fi des demandes de ce dernier.
(...)Rappelons aussi le principe inaliénable du peuple palestinien à disposer du droit des peuples disposer d’eux mêmes consacré par la Charte des Nations Unies et réaffirmé par la résolution 2625 (XXV) de l’Assemblée générale. Selon cette résolution –faisant partie du droit coutumier-, « tout État a le devoir de s’abstenir de recourir à toute mesure de coercition qui priverait de leur droit à l’autodétermination … les peuples mentionnés…».
(...)Faut il aussi rappeler que, selon le droit international, les Palestiniens ont le droit légitime de résister à la domination coloniale, à l’occupation et aux forces occupantes. L’État d’Israël
commettant les pires violations du droit international et ne respectant ni les Conventions de Genève ni les autres règles découlant des conventions tels que les deux pactes de 1966, dès lors, les actes de
résistance sont des actes licites et légitimes.
(...)Il est opportun de rappeler, avec force, à l’État d’Israël et aux pays occidentaux qui cautionnent la politique d’apartheid et de domination coloniale du peuple palestinien que la Résolution 1514 de l’Assemblée générale- affirme que «…la sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et compromet la cause de la paix et de la coopération internationales…».
Le gouvernement israëlien craint, à juste titre, pour ses ressortissants incriminés que l'affaire soit portée au Tribunal Pénal Internationnal de La Haye.
(...)Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a déclaré que le ministre de la Justice Daniel Friedmann devait coordonner la défense de tout soldat ou commandant accusé d'un crime de guerre. Dans tous les cas, les États-Unis poseront leur véto à tout effort du Conseil de sécurité pour déférer les Israéliens devant la Cour internationale de La Haye.
Mais, comme le Financial Times le souligne, "tous les pays ont l'obligation de rechercher les personnes accusées de«graves» violations des règles de la guerre et de les juger ou de les extrader vers un pays qui veut les juger".
Ce fut sur cette base que la police britannique a arrêté dictateur chilien Augusto Pinochet en 1998.
"Nous sommes à un changement gigantesque dans le droit international" a déclaré au Financial Times un conseiller juridique d'Amnesty International, Christopher Hall, qui affirme que le ministère israélien des Affaires étrangères est actuellement en train d'examiner les risques pour les Israéliens qui voyagent à l'étranger.
Source : http://www.fpif.org/fpiftxt/5862
Traduction : MG pour ISM
mardi 17 février 2009
Raymond Aaron, Israël et la Paix
"Israël gagne les guerres mais perd les paix..."
mardi 3 février 2009
La valeur de la terre sainte selon Lévinas:
car devant une offense faite à une personne,
cette terre sainte apparaît dans sa nudité, de pierre et de bois."
Emmanuel Levinas, Les Nouveaux Cahiers,N°71, 1982)
jeudi 16 octobre 2008
Comment le peuple juif fut inventé : De la Bible au sionisme, par Shlomo Sand
Ce "nouvel historien" d'Israel, déconstruit le mythe du Peuple-race Juif. C'est à méditer sur tous les autres mythes fondateurs de nations ou Peuples (les Gaulois, les Teutons, la Oumma Arabe etc...)
Présentation de l'éditeur

Quand le peuple juif fut-il créé ? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du XIXe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple imaginé afin de façonner une nation future ? Dans le sillage de la " contre-histoire " née en Israël dans les années 1990, Shlomo Sand nous entraîne dans une plongée à travers l'histoire " de longue durée " des juifs. Les habitants de la Judée furent-ils exilés après la destruction du Second Temple, en l'an 70 de l'ère chrétienne, ou bien s'agit-il ici d'un mythe chrétien qui aurait infiltré la tradition juive ? Et, si les paysans des temps anciens n'ont pas été exilés, que sont-ils devenus ? L'auteur montre surtout comment, à partir du XIXe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les premiers sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation. Ce détour par le passé conduit l'historien à un questionnement beaucoup plus contemporain : à l'heure où certains biologistes israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'" Etat juif ", et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, Shlomo Sand délaisse le débat historiographique pour proposer une critique de la politique identitaire de son pays. Construit sur une analyse d'une grande originalité et pleine d'audace, cet ouvrage foisonnant aborde des questions qui touchent autant à l'origine historique des juifs qu'au statut civique des Israéliens. Paru au printemps 2008 en Israël, il y est très rapidement devenu un best-seller et donne encore lieu à des débats orageux.
Biographie de l'auteur
Né en 1946, Shlomo Sand a fait ses études d'histoire à l'université de Tel-Aviv et à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris. Depuis 1985, il enseigne l'histoire contemporaine à l'université de Tel-Aviv. Les Mots et la terre (Fayard, 2006) est son dernier ouvrage publié en français.
Ici une critique du livre sur le blog : chroniques d'une citoyenne-ordi.com
mercredi 23 juillet 2008
Anarchists against the Wall.
Who We AreAnarchists Against the Wall (AATW) is a direct action group that was established in 2003 in response to the construction of the wall Israel is building on Palestinian land in the Occupied West Bank. The group works in cooperation with Palestinians in a joint non violent struggle against the occupation.
Since its formation, the group has participated in hundreds of demonstrations and direct actions against the wall specifically, and the occupation generally, all over the West Bank. All of AATW's work in Palestine is coordinated through villages' local popular committees and is essentially Palestinian led.
Why We Resist
It is the duty of Israeli citizens to resist immoral policies and actions carried out in out name. We believe that it is possible to do more than demonstrate inside Israel or participate in humanitarian relief actions. Israeli apartheid and occupation isn't going to end by itself - it will end when it becomes ungovernable and unmanageable. It is time to physically oppose the bulldozers, the army and the occupation.
Ce groupe notament est en lien avec le site de Bil'in. Main dans la main avec des Palestiniens , ces israeliens se battent contre toute forme d'appartheid, de mur, de colonisation de la Palestine. Sans arme et en fraternité face à l'armée israélienne et au sionisme. Seul ce type d'organisation est à même d'offrir une réponse à l'approche ethnique territoriale et religeuse du sionisme, approche que même les élements les plus extrèmes de la la droite occidentale n'osent exprimer.
mardi 22 juillet 2008
De l'ensauvagement du colonisateur.
Il y a donc des gens en Israel , des Juifs de part le monde qui s'indignent et se soulèvent, en voici encore un autre exemple:
Des militants anti-apartheid juifs sud-africains "choqués" par leur visite en Cisjordanie occupée (LeMonde)
(...)Ce qui a frappé ces vétérans de la lutte anti-apartheid est le poids de l'occupation, l'importance des restrictions et la volonté d'établir une séparation complète. "La présence de l'armée partout, ces files d'attente aux check-points, ces raids de soldats sont pour moi pire que l'apartheid. Cela ne fait aucun doute. C'est plus pernicieux, plus sophistiqué grâce aux ordinateurs, qui n'existaient pas à l'époque. Ce sont des méthodes déshumanisantes", insiste le juge Dennis Davis."
mercredi 12 mars 2008
Salon du Livre de Paris, Israel, le sionisme et la négation de la culture Arabe.
"Tout écrivain israélien devrait, au fond de sa conscience, boycotter le Salon du Livre de Paris"Benny Ziffer, rédacteur en chef du supplément littéraire d’Haaretz, le principal quotidien israélien. Il est à l’origine de l’appel au boycott des écrivains israéliens au Salon du Livre de Paris.Pourquoi avoir lancé cet appel au boycott ?
"Il y a plusieurs problèmes. Le premier problème c’est que notre gouvernement, notre ambassade, qui ont fait la sélection, n’ont choisi que des écrivains d’expression hébraïque en excluant, de fait, deux tiers de la scène israélienne : or celle-ci compte une énorme communauté d’expression russe, ainsi qu’une communauté d’expression arabe. C’est donc très réducteur. Le deuxième problème, c’est le choix arbitraire des écrivains fait par des bureaucrates de l’ambassade qui ont exclu des grandes figures comme notre poète national Nathan Zach. Pourtant il écrit en hébreu ! Le troisième problème, c’est que l’État israélien considère que les écrivains sont des agents de propagande(...)"
«La solidarité avec les Arabes israéliens? Un principe de vie»Ron Barkaï, ecrivain israélien
"Je ne pense pas qu’un Etat qui maintient une occupation, en commettant quotidiennement des crimes contre des civils, mérite d’être invité à quelque semaine culturelle que ce soit. Ceci est anti-culturel ; c’est un acte barbare travesti de culture de façon cynique. Cela manifeste un soutien à Israël, et peut-être aussi à la France, qui appuie l’occupation. Et je ne veux pas, moi, y participer."
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6007
"La décision d’associer le Salon du Livre, cette année, à la célébration des soixante années d’Indépendance d’Israël ont amené beaucoup d’écrivains et d’artistes progressistes, Palestiniens et plus généralement Arabes, à s’en retirer, et à boycotter cette manifestation. On est fondé à supposer que les agressions génocidaires récentes d’Israël contre la bande de Gaza ne pourront qu’amener beaucoup de leurs collègues à faire de même.
Je suggère que nous convenions ensemble d’une nouvelle date, en-dehors des journées de tenue du Salon du Livre, afin de ne pas être associés à sa célébration de l’indépendance d’Israël, ainsi qu’à son total déni de la Nakbah palestinienne."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ilan_Pappé
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article4866
Communiqué de l'UJFP:
Boycotter Israël, ce n'est pas boycotter les Israéliens qui en Israël même se battent contre les crimes de leur gouvernement et de leur armée. Quand nous avons boycotté l'Afrique du Sud, nous n'avons pas boycotté l'ANC ni les écrivains blancs anti apartheid.
Nous ne laisserons pas Israël occuper le salon du livre et prendre en otage les deux cent mille visiteurs du salon sans contradiction.
Rencontres et Débats au salon du Livre:
http://www.lafabrique.fr/chronique.php3?id_article=82
Note de l'editeur LA FABRIQUE, Eric HAZAN:
Nous sommer de "boycotter le Salon" n’a absolument aucun sens. Ce n’est pas une position politique, c’est une réaction épidermique qui aboutirait à saboter la seule démonstration de résistance organisée contre le "camp de la paix" d’Amos Oz et consorts. Qu’on ne compte pas sur nous pour un tel renoncement.
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6127
Il s'agit alors d'une négation de la culture arabe millénaire dans la Palestine historique et de sa langue.
Comment participer à ce regard qui sent mauvais le concept raciste de la pureté de l'identité juive, de la séparation ethnique, un des pilliers du sionisme nationaliste actuel?
Quand on demande le boycott des JO de Pekin, ce n'est pas contre les sportifs, le sport ou les JO eux-mêmes. Le problème du Salon du Livre, c'est un pays qui terrorise des millions d'individus mis à l'honneur par le pays des Droits de l'Homme pour inaugurer un évènement culturel. Le problème c'est la relation culture-politique. Aucun chef d'Etat ne devrait inaugurer un tel Salon. La culture ne devrait pas être au service du politique. Surtout pour ce genre de politique. C'est utopique, je sais.
Quand les grand écrivains que sont Amos OZ et David Grossmann ne dénoncent pas la terreur à Gaza, la punition collective de tout un peuple emmuré, on se demande quels gardiens des valeurs de paix et d'indépendance politique, sont-ils. Je rappelle aussi qu'au début de la dernière invasion du Liban, ils considéraient cette agression juste! Il aura fallu la mort du fils de Grossmann pour que celui-ci émette des réserves quant à l'opportunité de cette guerre.
Rappelons aussi que ceux qui boycottent ce salon doivent en organiser un apolitique en parallèle.
Parler d'autodafés, de bruler des livres, d'antisémitisme, on voit là qu'on occulte volontairement le sujet.
Concernant les boycotts, Finalement, c'est Israël qui boycotte lui-même sa part d'altérité, de diversité culturelle et une partie de son Histoire. C'est la sélection culturelle et raciale , conséquences de ses choix politiques.
Quand au boycott arabe, je le comprend, mais je préfère lutter devant mes opposants.
jeudi 6 mars 2008
Ceux qui déclarent les guerres, et ceux qui les font...
"Qui déclare les guerres? des gens de 50, 60 ans. Qui les fait? Des gosses d'une vingtaine d'années, à peine sortis de l'adolescence, et comme tout les ados, dans l'illusion de leur immortalité."
Ken Burns, cinéaste, documentariste américains interview Telerama du 27/02/2008
"Une véritable "épidémie de suicides" sévit chez les anciens militaires américains, avec 120 morts par semaine, révèle une enquête de la chaîne de télévision américaine CBS. Au moins 6 256 personnes ayant servi dans l’armée ont mis fin à leurs jours en 2005 - soit une moyenne de 17 par jour -, rapporte la chaîne dans son enquête diffusée mercredi soir."
Une étude publiée la semaine dernière montre que les anciens combattants représentent un quart des sans-abri aux Etats-Unis, alors qu’ils ne représentent que 11 % de la population adulte. Selon l’étude, citée par le Times, au moins 1 500 anciens combattants des guerres d’Afghanistan et d’Irak auraient déjà été identifiés comme sans-abri. L’organisme chargé d’aider cette population (The National Alliance to End Homelessness) estime qu’en 2006 il y avait 195 827 vétérans sans-abri.
L'article évoque aussi l'ampleur des troubles psychiques des soldats rentrés d'Irak.
La proportion de soldats qui se voit prescrire des soins psychiatriques à leur retour est de 4,4 %. Globalement, six mois après leur retour, 20,3 % des militaires d’active et 42,4 % des réservistes et des membres de la garde nationale "nécessitent un traitement psychique" lié à leur expérience irakienne.
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3154
Plus précisément en Irak et en Afghanistan:
L’armée de terre américaine a annoncé jeudi qu’au moins 99 de ses soldats s’étaient suicidés en 2006, dont près du tiers lorsqu’ils étaient en Irak ou en Afghanistan, un taux qui continue d’augmenter par rapport aux années précédentes.
948 tentatives de suicide.
L’armée de terre a aussi enregistré 948 tentatives de suicide sérieuses qui ont nécessité une hospitalisation ou une évacuation, et deux décès douteux font encore l’objet d’une enquête. Parmi les soldats qui se sont suicidés en 2006, 27 se trouvaient en Irak, et 3 en Afghanistan. Pour les six premiers mois de l’année 2007, l’armée a déjà enregistré 44 suicides, dont 17 parmi les soldats en Irak et en Afghanistan.
Un taux de suicide en augmentation.
Au sein du demi-million de militaires en service actif que compte l’armée de terre américaine, le taux de suicide a été de 17,3 pour 100.000 en 2006, contre 12,8 en 2005, 10,8 en 2004. Le niveau le plus bas a été relevé en 2000, avec un taux de 9,8. Par comparaison, le taux de suicide en 2006 pour l’ensemble des Américains de la même tranche d’âge (17-45 ans) que les soldats d’active était de 13,4.
http://www.elmandjra.org/Courrier_131005.htm
Un prochain article traitera spécialement des déserteurs américains réfugiés au Canada par centaines, et des "Refuzniks" israéliens, refusant de servir pour des missions d'occupations.
De la Guerre et de l'Occupation, par ROUSSEAU
"Si la guerre ne donne point au vainqueur le droit de massacrer les peuples vaincus, ce droit qu'il n'a pas ne peut fonder celui de les asservir"
Jean-Jacques ROUSSEAU
vendredi 8 février 2008
End Gaza Blockade Now!
Beaucoup de sites et de pétitions pour dénoncer la prison à ciel ouvert qu'est Gaza.
En voici un exemple de l'association américaine Brit Tzedek v’Shalom (the Jewish Alliance for Justice and Peace is to educate and mobilize American Jews in support of a negotiated two-state resolution of the Israeli-Palestinian conflict).
This week, hundreds of thousands of Palestinians flooded out of Gaza through the recently breached border crossing with Egypt in order to purchase food, medicine, cement, mattresses, and household supplies. Last week, over two hundred Qassam rockets were launched by Palestinian militants into Sderot and elsewhere in Israel's northern Negev. In response, Israel sealed Gaza's borders, blocking access by its population to essential fuel and humanitarian supplies.
This escalation of violence and punishment must end, and for that to happen, the U.S. must intervene. Please contact President Bush today to demand urgent U.S. action to encourage an Israel-Hamas ceasefire and the reopening of border crossings into Gaza to allow for the regular transport of fuel and humanitarian supplies!
http://ga3.org/campaign/end_gaza_blockade/
http://www.haaretz.com/hasen/spages/947133.html
Despite the promises to reduce them, the number of fixed physical barriers in the West Bank have increased from 528 to 563. (...)"Continuation of the closures in the occupied territories will lead to further deterioration in the living conditions of 3.8 million Palestinians," the document stated.
Ce rapport est édifiant!
http://www.haaretz.com/hasite/images/iht_daily/D210108/cap.pdf
Another obstacle to Zionism
By Akiva Eldar( is a chief political columnist and editorial writer for the Israeli newspaper Ha'aretz. He has been covering developments in the region for the last 20 years) http://www.haaretz.com/hasen/spages/942114.html For too many years many people in Israel, including fine people on the left, saw in the settlement movement a new, national-religious version of the secular Zionist movement. The time has come to examine this myth in light of the current reality between the sea and the Jordan River, at the end of 40 years of settlement. In the state's 60th year, it is no longer possible to hold onto the argument that in 1948, too, we stole Arab lands. That chapter of the Zionist struggle ended on May 15, 1948. The Declaration of Independence laid the moral foundations for the state of the Jews - the realization of the Zionist vision.
The constitutive Zionist document guarantees that this state will provide "complete equality of social and political rights to all its inhabitants." This declaration means that if the territories are annexed, Israel is obligated to grant the rights of citizenship to Palestinians as well, including the right to vote and to be voted into the Knesset. Within the Green Line, the pre-1967 borders, Jews constitute a solid majority (79 percent). According to demographic forecasts, the separation of Israel and the territories would guarantee that in 2020, too, the Jews will retain their relative advantage. But annexation of the West Bank and East Jerusalem - whether officially or de facto - makes the territory between the sea and the Jordan River a binational state even now (54 percent Jews, 46 percent non-Jews).
The Zionist leadership declared that the State of Israel "will be based on freedom, justice and peace." The settlement in the heart of the territories has for 40 years denied freedom to millions of people, including the freedom of movement. What connection is there between the expropriation of "state lands" or the takeover of private lands, on the one hand, and the creation of justice and peace, on the other? How does the enormous growth in the number of settlers since the signing of the Oslo Accords (from 100,000 in 1993 to 270,000 today) square with the 60-year-old declaration, "We extend our hand to all neighboring states and their peoples in an offer of peace and good neighborliness."?
Were it not for its fear of the settlers, Israel would not be ignoring the extended hand of the Arab League, which offers peace and good neighborliness within the June 4, 1967, borders. And what is the contribution of the settlements to Israel's international standing, in keeping with the declaration, "We appeal to the United Nations to assist the Jewish people in the building-up of its State and to receive the State of Israel into the comity of nations"? The settlements and the course of the separation fence, which was tailored to suit their needs, have drawn the largest number of UN condemnations and international protests against Israel(...).
Apart from talking, what is Olmert doing to remove the obstacle from the path of Zionism?
mercredi 13 juin 2007
Avraham Burg et l'Etat juif:" Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore"
M. Burg n'a jamais mâché ses mots, mais, dans un entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz, ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu'à qualifier Israël, pays qu'il a quitté pour vivre en France, de "ghetto sioniste". Il considère qu'il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu'après la création d'Israël, le sionisme aurait dû être aboli.
(...)
Auteur d'un livre, Vaincre Hitler, cet ex-pilier du mouvement pacifiste La Paix maintenant envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l'image d'Hitler" et "je ne veux pas qu'Hitler définisse mon identité".
Il qualifie l'occupation de la Cisjordanie "d'Anschluss" .
(...)
M. Burg compare l'état de la société israélienne à l'encontre des Arabes à celui de l'Allemagne lors de la montée du nazisme, mettant en avant "le caractère central du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans la société. Le nombre d'Israéliens armés dans les rues. Où va cet essaim de gens armés ? Ils disent publiquement "les Arabes dehors !"".
(...)
"Demandez à vos amis s'ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l'élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n'y a pas de nation."
Michel Bôle-Richard
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-921015,0.html?xtor=RSS-3210
Texte original d'HAARETZ:
http://www.haaretz.com/hasen/spages/868215.html
Pour aller plus loins:
Blog du "Monde Diplo":
Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg/ Interview. par Alain Gresh http://blog.mondediplo.net/2007-06-09-Abandonner-le-ghetto-sioniste-un-livre-bombe-d
sites associatifs:
LA PAIX MAINTENAN (Gush Shalom).
http://www.lapaixmaintenant.org
TAAYUSH "Ta'ayush" (Arabic for "life in common"), a grassroots movement of Arabs and Jews working to break down the walls of racism and segregation by constructing a true Arab-Jewish partnership
http://www.taayush.org/
Sites d'informations communautaires:
Arouts Sheva:
Avrom’ Burg ou le naufrage de l’idéologie sioniste de gauche--
http://www.a7fr.com/tabid/52/articleType/ArticleView/articleId/35956/Default.aspx
Progressive Zionism and Israel Web Log:
Avram Burg on the future of Religious Zionism
http://www.zionism-israel.com/log/archives/00000004.html
Israel Valley:
AVRAHAM BURG - L'homme du scandale...
http://www.israelvalley.com/news/2007/06/11/10763/isrannl-avraham-burg-l-homme-du-scandale-detestnn-par-rabin-devenu-frannnais-il-fait-du-business-comme-de-nombreux-ex-militaires
Avraham Burg’s New Zionism
http://www.forward.com/articles/avraham-burg-s-new-zionism/
lundi 21 mai 2007
Opinion poll: A majority of Israeli Jews are in favour of the Apartheid
Culture: 37 % of the Israeli Jews polled think that the Arabic culture is inferior to the Jewish one. Arabophobia: Each time overhearing someone speaking Arabic, 50 % of Israeli Jews feel fear and 31 % feel hatred. Security: 56 % of the Israeli Jews think that Israeli Arabs pose a security problem to the State of Israel. Segregation: 55 % of the Israeli Jews wish that the Jews and Arabs are kept apart in the places of leisure. Citizenship: 40 % of the Israeli Jews think that Israeli Arabs should be deprived of their right to vote.
texte entier:paru dans HAARETZ
http://www.haaretz.com/hasen/spages/842752.html
autre synthèse:
http://www.voltairenet.org/article146943.html