Il y a t il une différence entre Hollande et Sarkozy?
oui, Marine Le Pen.
Nicolas Bedos, Marianne, 28 avril 2012
"Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur» STENDHAL
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dimanche 13 mai 2012
dimanche 6 mai 2012
Vote 2012: Ultimes Reflexions!
Il y a une droite qui tire la sonnette d'alarme depuis longtemps. Sans primaires, ce fut le putch d'un homme. Contre la Droite puis contre la France puisque elle va sans doute perdre. Contre les Valeurs de la France, puisqu'elle s'est décomplexée avec des idées d'extreme droite, au lieu de se decomplexer avec les courants dit sociaux démocrates chrétiens type SPD allemand. Le discours de M. Sarkozy du 4 Mai en est l'ultime détestable preuve. La Droite bonapartiste a pris en otage la droite républicaine.
Les différences Droite/Gauche ne sont en réalité qu'à la marge dans la gestion courante du pays. Elles le sont d' autant plus dans un contexte de crise qui interdit toute extravagance.Il y a des gardes fous intérieurs et extérieurs aux risques économiques avenir ou prédits.Mais il y a peu de gardes fous face aux dérives morales et civilisationnelles.Le grand projet d'une sociale démocratie européenne à la Delors est envisageable aujourd'hui.Delors si peu cité dans les discours de campagne...Sarkozy non élu serat-il comptable de cette ultime faute d'orgueil envers la France?Nous assistons peut être à un 21 Avril 2002 inversé quand la Gauche vota Chirac pour stopper l'extreme droite.
jeudi 16 octobre 2008
De l'Education et de la Droite.
«Si vous pensez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance.»
Derek Bok
Derek Bok
jeudi 19 juin 2008
Vétérans patriotes, contre la guerre en Irak.
Des patriotes américains contre l'occupation et la guerre en Irak. Est-il permis pour un non-américain d 'être contre cette guerre et être en même temps amoureux de cette culture et ce pays? JE pose la question car la droite bornée française a répondu. Mon opposition farouche à cette invasion m'a valu d'être traité d'anti-américain primaire ( à droite tout devient primaire quand on est contre eux. C'est leur esprit ouvert et pragmatique), puis bien sur de vouloir faire le jeu de Ben Laden, du terrorisme, de l 'slamisme et de vouloir défendre la présence des dictateurs du monde nottament arabe, de mettre en sursis la sécurité du monde, du Proche-Orient et donc d'Israel, et donc s'être accusé de flirter avec l'antisémitisme.A la vue du désastre humain je ne regrette pas. bien au contraire! Je n'oublierai pas ceux qui m'auront traité ainsi. La brutalité des opinions de la droite française n'est que l'arrière goût nauséabonde de cette guerre (j'exclue de mon propos le ministre Villepin et le président Chirac).
A 26 ans, Adam Kokesh est un vétéran d'Irak qui s'oppose aujourd'hui à la guerre. Ce marine, qui a servi dans les affaires civiles, près de Fallouja, s'était engagé par choix. Son interview vidéo.
les vétérans témoignent de leur sale guerre (paru en anglais sur Slate.com , le 18.06.08)
(...)Cinquante-cinq anciens combattants américains s'apprêtaient à témoigner sur les guerres menées en Irak et en Afghanistan, que les membres d'IVAW qualifient d'"occupation". Une conférence modelée sur celle du Vietnam en 1971, qui avait révélé les crimes de guerre, violations des droits de l'homme et gâchis militaire qui se déroulaient alors au Vietnam.
L'IVAW a trois objectifs: le retrait immédiat de toutes les troupes américaines d'Irak et d'Afghanistan, des compensations au peuple irakien, et des soins médicaux fiables pour tous les anciens combattants de ces guerres(...).Lire la suite sur le site Rue89.com.
Témoignage d'un soldat sur l'entrainement à la déshumanisation de "l'énenmi":
Autres sites de véterans:
Veterans for Peace.
The organization includes men and women veterans of all eras and duty stations. Our collective experience tells us wars are easy to start and hard to stop and that those hurt are often the innocent. Thus, other means of problem solving are necessary.
Veterans For Peace is an official Non-Governmental Organization (NGO) represented at the UN.
We draw on our personal experiences and perspectives gained as veterans to raise public awareness of the true costs and consequences of militarism and war - and to seek peaceful, effective alternatives.
Some major areas of concern and involvement are:
WAR IN IRAQ:
When our government threatened invasion, we conducted public forums, met with elected representatives and participated in marches to express our opposition. As the war began, we gathered in Washington, DC, with other veterans groups for Operation Dire Distress. Since then, we joined together with Military Families Speak Out and others in the Bring Them Home Now campaign and supported recently returned vets who formed the Iraq Veterans Against the War. Local chapters continue to conduct educational forums, demonstrations and ongoing Iraq memorial displays, such as Arlington West, to remember the growing human cost of the war, to end the occupation and to bring our troops home now!
Just foreign Policy.
Just Foreign Policy is an independent and non-partisan mass membership organization dedicated to reforming U.S. foreign policy through coordinating the broad majority of Americans to advocate their interests and values.
mercredi 18 juin 2008
Voulons-nous encore faire la guerre?
Article édifiant du Figaro Magazine par Annet Sauty de Chalon 16/06/2008. Stéréotype des déclinologues de la droite conservatrice (type Alexandre DelValle, Lepen). Un condensé de toute cette régression civilisationnelle contre laquelle je me révolte. C'est à dire, la nostalgie du temps des occupations coloniales, des guerres préventives et de l'asservissement des autres peuples qui sont d'indispensables prix humains et moraaux pour la survie et/ou suprématie de la civilisation occidentale. Bien sur, aucune dimension humaniste ou religieuse n'est présente sauf dans le cadre de la galvanisation des foules afin lutter à mort pour leur salut. (notre fanatisme serait ici donc plus "licite" que celui de nos voisins!).
Une "pensée" totalitaire, violente, militariste, exclusiviste, machiste, xénophobe et raciste, terreau des sombres heures de l'Europe.Effrayant!
Une "pensée" totalitaire, violente, militariste, exclusiviste, machiste, xénophobe et raciste, terreau des sombres heures de l'Europe.Effrayant!
La France renforce sa présence en Afghanistan, mais, contraintes budgétaires obligent, resserre le dispositif de ses armées. Au-delà, il s’agit d’évaluer notre aptitude au combat.
Avant 1989, le monde libre identifiait une menace à la frontière ; depuis le 11 Septembre, il n'y a plus de frontière à la menace ! Certes, l'Occident se trouve seul en mesure de projeter partout sa puissance de feu. Mais si un tel atout, nucléaire ou classique, reste adapté à des périls bien réels, il devient aussi dissuasif qu'une ligne Maginot quand l'ennemi se confond avec son milieu. Or, la « dimension sociale » des conflits, souligne le géopoliticien Gérard Chaliand (1), devient prépondérante.
Déjà, les masses du Sud sont dopées par une mémoire anticoloniale victorieuse. « Avant la Seconde Guerre mondiale, observe Chaliand, les troupes européennes peu nombreuses l'emportaient sur des armées locales considérables ; dé sormais, des armées européennes nombreuses ne parviennent pas à réduire des guérillas aux effectifs limités » (2), et ce, malgré des dépenses mili taires faramineuses. L'argent ne sera pas le nerf de cette guerre : une spirale perverse dessine même « le spectre d'une strangulation financière du Fort, asphyxié au fil du temps par la rusticité du Faible », comme le remarquent Arnaud de La Grange, grand reporter au Figaro, et Jean-Marc Balencie, un spécialiste des questions stratégiques (3).
Les guerres asymétriques sont en fait beaucoup moins inégales qu'il n'y paraît. Comme le Faible ne s'avoue jamais vaincu, tout conflit dégénère en guerre d'usure. Et, dans cette « drôle » de guerre, le Fort devient captif de son opinion publique. Les pays de l'Otan tous ensemble perdent chaque année quelque 200 soldats, et cela est vécu comme un drame ! Le monde européen, il est vrai, ne représente plus que 15 % de la planète, contre 30 % avant 1940 : quand on a peu d'enfants, on tient d'autant plus à leur vie.
De surcroît, la spécialisation du métier des armes engendre ce que l'historien Stéphane Audouin-Rouzeau appelle « une démilitarisation profonde de nos sociétés ». (4) Or, bien plus que « la continuation de la politique par d'autres moyens » (Clausewitz), la guerre est un « acte culturel » par lequel un peuple se perpétue pour ne pas sortir de l'Histoire. Ainsi, que l'on n'ait pas su, en 1991, combien de soldats irakiens avaient péri sous le feu de l'offensive américaine constitue, pour Gérard Chaliand, « le signe d'une mutation de la sensibilité occidentale, qui ne peut plus supporter les pertes infligées à l'ennemi ». En refoulant « le plaisir de tuer et de détruire » (Norbert Elias), nos sociétés ne s'exposent-elles pas à l'instinct d'expansion des peuples féconds ?
Chez nous, cette vulnérabilité née du traumatisme de la der des ders tient à l'ébranlement de tout un édifice. Dans la famille, le père est périmé, de même qu'à l'école, l'obéissance au maître. Un rousseauisme maternant domestique très tôt l'agressivité naturelle. Le curé, autre image du pater, devient animateur social. L'Eglise-ONG, en canalisant les consciences sur les fins en soi du « dialogue » et de « l'accueil », les anesthésie par une rhétorique désarmante. Le sacré, dans sa beauté irradiante, situait la hauteur de l'enjeu dans l'au-delà. Jusqu'à la mort, le croyant ne devait jamais cesser le combat pour espérer le salut. La perte du sens tragique, aujourd'hui, est amplifiée par le dieu Télévision, lequel nous divertit, c'est-à-dire nous détourne de nous-mêmes. Le tsunami consumériste emporte des générations entières dans une insouciance d'adolescent. La sous-culture de masse déracine le génie propre : on ne participe plus à son histoire ; on la conserve au musée.
Sur le front économique, l'obsession du risque zéro, le culte du temps libre, l'emploi protégé et la lourdeur étatique torpillent la volonté de gagner, sans oublier l'écologisme qui fait de notre modèle dominant une nuisance pour l'humanité. La mondialisation, vue comme une agression, provoque une crispation sur le pré carré local, à l'image de l'engouement pour les Ch'tis. En fait, le dessein intelligent de l'histoire collective est enterré, au profit de mémoires particulières. La patrie rime avec extrémisme ; la repentance postule la honte et la haine de soi. Un néant se forme qui s'incarne aussi dans la dilatation de l'espace européen, où toute épopée nationale est rendue inintelligible.
L'abandon du service militaire aggrave le décrochage. Quant à l'oxymore « soldat de la paix », sans champ de bataille ni champ d'honneur, il ne sublime pas les cSurs. Qui peut vibrer pour des principes kantiens ? Les ambitions inassouvies trouvent un exutoire dans le stade, seul lieu autorisé pour agiter le drapeau. Pour ce qui est des banderoles... Enfin, le morcellement ethnique rétrécit l'horizon : les « quartiers » remplacent le territoire. N'y pénètre pas qui veut. Cette nouvelle donne hypothèque toute union sacrée autour d'un idéal à la fois supérieur et commun. Tirer les leçons du conflit libanais ou balkanique paraîtrait nécessaire.
Plus globalement, la réalité impose une réflexion sur la « fragilité métaphysique » de la démocratie, « mécanisme corrosif qui n'a plus de limites ni de fin » aux yeux du philosophe André Grjebine (5). Ancrées dans un passé mythifié ou une Révélation, luttant pour leur survie, les « sociétés fermées » du Sud sont aptes au combat. Saurons-nous leur répondre ?
Avant 1989, le monde libre identifiait une menace à la frontière ; depuis le 11 Septembre, il n'y a plus de frontière à la menace ! Certes, l'Occident se trouve seul en mesure de projeter partout sa puissance de feu. Mais si un tel atout, nucléaire ou classique, reste adapté à des périls bien réels, il devient aussi dissuasif qu'une ligne Maginot quand l'ennemi se confond avec son milieu. Or, la « dimension sociale » des conflits, souligne le géopoliticien Gérard Chaliand (1), devient prépondérante.
Déjà, les masses du Sud sont dopées par une mémoire anticoloniale victorieuse. « Avant la Seconde Guerre mondiale, observe Chaliand, les troupes européennes peu nombreuses l'emportaient sur des armées locales considérables ; dé sormais, des armées européennes nombreuses ne parviennent pas à réduire des guérillas aux effectifs limités » (2), et ce, malgré des dépenses mili taires faramineuses. L'argent ne sera pas le nerf de cette guerre : une spirale perverse dessine même « le spectre d'une strangulation financière du Fort, asphyxié au fil du temps par la rusticité du Faible », comme le remarquent Arnaud de La Grange, grand reporter au Figaro, et Jean-Marc Balencie, un spécialiste des questions stratégiques (3).
Les guerres asymétriques sont en fait beaucoup moins inégales qu'il n'y paraît. Comme le Faible ne s'avoue jamais vaincu, tout conflit dégénère en guerre d'usure. Et, dans cette « drôle » de guerre, le Fort devient captif de son opinion publique. Les pays de l'Otan tous ensemble perdent chaque année quelque 200 soldats, et cela est vécu comme un drame ! Le monde européen, il est vrai, ne représente plus que 15 % de la planète, contre 30 % avant 1940 : quand on a peu d'enfants, on tient d'autant plus à leur vie.
De surcroît, la spécialisation du métier des armes engendre ce que l'historien Stéphane Audouin-Rouzeau appelle « une démilitarisation profonde de nos sociétés ». (4) Or, bien plus que « la continuation de la politique par d'autres moyens » (Clausewitz), la guerre est un « acte culturel » par lequel un peuple se perpétue pour ne pas sortir de l'Histoire. Ainsi, que l'on n'ait pas su, en 1991, combien de soldats irakiens avaient péri sous le feu de l'offensive américaine constitue, pour Gérard Chaliand, « le signe d'une mutation de la sensibilité occidentale, qui ne peut plus supporter les pertes infligées à l'ennemi ». En refoulant « le plaisir de tuer et de détruire » (Norbert Elias), nos sociétés ne s'exposent-elles pas à l'instinct d'expansion des peuples féconds ?
Chez nous, cette vulnérabilité née du traumatisme de la der des ders tient à l'ébranlement de tout un édifice. Dans la famille, le père est périmé, de même qu'à l'école, l'obéissance au maître. Un rousseauisme maternant domestique très tôt l'agressivité naturelle. Le curé, autre image du pater, devient animateur social. L'Eglise-ONG, en canalisant les consciences sur les fins en soi du « dialogue » et de « l'accueil », les anesthésie par une rhétorique désarmante. Le sacré, dans sa beauté irradiante, situait la hauteur de l'enjeu dans l'au-delà. Jusqu'à la mort, le croyant ne devait jamais cesser le combat pour espérer le salut. La perte du sens tragique, aujourd'hui, est amplifiée par le dieu Télévision, lequel nous divertit, c'est-à-dire nous détourne de nous-mêmes. Le tsunami consumériste emporte des générations entières dans une insouciance d'adolescent. La sous-culture de masse déracine le génie propre : on ne participe plus à son histoire ; on la conserve au musée.
Sur le front économique, l'obsession du risque zéro, le culte du temps libre, l'emploi protégé et la lourdeur étatique torpillent la volonté de gagner, sans oublier l'écologisme qui fait de notre modèle dominant une nuisance pour l'humanité. La mondialisation, vue comme une agression, provoque une crispation sur le pré carré local, à l'image de l'engouement pour les Ch'tis. En fait, le dessein intelligent de l'histoire collective est enterré, au profit de mémoires particulières. La patrie rime avec extrémisme ; la repentance postule la honte et la haine de soi. Un néant se forme qui s'incarne aussi dans la dilatation de l'espace européen, où toute épopée nationale est rendue inintelligible.
L'abandon du service militaire aggrave le décrochage. Quant à l'oxymore « soldat de la paix », sans champ de bataille ni champ d'honneur, il ne sublime pas les cSurs. Qui peut vibrer pour des principes kantiens ? Les ambitions inassouvies trouvent un exutoire dans le stade, seul lieu autorisé pour agiter le drapeau. Pour ce qui est des banderoles... Enfin, le morcellement ethnique rétrécit l'horizon : les « quartiers » remplacent le territoire. N'y pénètre pas qui veut. Cette nouvelle donne hypothèque toute union sacrée autour d'un idéal à la fois supérieur et commun. Tirer les leçons du conflit libanais ou balkanique paraîtrait nécessaire.
Plus globalement, la réalité impose une réflexion sur la « fragilité métaphysique » de la démocratie, « mécanisme corrosif qui n'a plus de limites ni de fin » aux yeux du philosophe André Grjebine (5). Ancrées dans un passé mythifié ou une Révélation, luttant pour leur survie, les « sociétés fermées » du Sud sont aptes au combat. Saurons-nous leur répondre ?
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