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mercredi 24 avril 2013

Des revendications religieuses en Démocratie. Suite et fin du débat,sur le mariage pour Tous!

(...)Le fait que des croyances religieuses soient brandies par des minorités pour engager des croisades, montre amplement que la religion et ses adeptes ne respectent en rien les principes démocratiques, c’est-à-dire un système de pondération des passions qui permet aux souverains de chercher les meilleures voies pour résoudre pacifiquement les conflits qui les opposent à d’autres (...)
Malek Chebel - publié le 01/09/2012, Le Monde des Religions.

« Lorsqu’on parvient à la limite du monologue, aux confins de la solitude, on invente, à défaut d’autre interlocuteur, Dieu, prétexte suprême de dialogue. Tant que vous Le nommez, votre démence est bien déguisée, et tout vous est permis. » 
Cioran

vendredi 5 avril 2013

"Dieu sait que l'Homme choisira la Liberté!"

"Qu'est-ce que l'Homme?
Il est cette force qui finit toujours par balancer les Tyrans et les Dieux".
Albert CAMUS
Je vous renvoie à un article précédent du blog sur un poème d'Omar al-Khayyam dont le thème est la liberté d'action de L'homme devant son Créateur. Cette Citation  complète ma réflexion.

Il n y a aucune opposition  ou contradiction, même si au premier degré elle est tentante à faire, entre ces réflexions et la foi ou non en Dieu. Croyants et non croyants s'entendront très bien sur ces mots, à première vue.
Dans sa foi, son regard à Dieu et ses actions. le croyant connait sa liberté, ce dilemme, terrible parfois et merveilleux souvent,
(Explications. Par Mohamed-Sghir Janjar. Le Courrier de l'Atlas, Mars 2008)
Parce qu'Il Connait Sa Création!
Parce qu'Il Aime Sa Création!

Il ne peut donc y avoir autrement qu'une Miséricorde infinie à l'égard de la Création. Au dela de toute perception humaine.
Il n y a que l'Homme pourtant qui refuse parfois de choisir sa liberté, ou celle d'autrui. Et la religion peut leur devenir un refuge obscur. 

Jusqu'où ira l'Homme dans sa Liberté, relative ou absolue, avec ou sans conscience de Dieu?
Il y a tant à méditer sur cela.




lundi 25 mars 2013

Sophia Aram - ou comment dialoguer avec les opposants au "mariage pour tous".


Sophia Aram par franceinter le 21 11 2012

"Ya pas d'ovaire dans le frigidaire!"
Un peu d'humour  avec les opinions  et slogans  réels des manifestants!

Quand on entend ce mardi 26 mars sur RMC  les propos menaçants de Christine Boutin, dans ce "Printemps francais"ou l'on preparait  un sit-in(voir l'article sur LeMonde.fr) :"« S'il y a une prochaine manifestation, j’y serai, et il y aura du monde, la mobilisation sera là, prévient la présidente du PCD. Et cette fois-ci, il n'y aura pas de poussettes, il n’y aura pas d’enfants. Ceux qui viendront seront peut-être moins nombreux, mais ce seront des gens beaucoup plus déterminés »....." Avant de conclure par un "ca va péter!" 

Il y a là une vraie question sur la pertinence, la tournure que prend ce combat et ses représentants. 
Exciter des foules aux convictions religieuses très ancrées, n'est pas très responsable.
 

vendredi 22 mars 2013

Dieu, l'Homme et le péché, par Omar Khayyam

Quel homme n'a jamais transgressé Ta Loi, dis?
Une vie sans péché, quel goût a- t- elle, dis?
Si Tu punis le mal que j'ai fais par le mal,
Quelle est la différence entre Toi et moi, dis?

Omar Al khayyam.


Toute la provocation dans ce mélange de sagesse et d'impertinence d'un des plus grand poète et savant perse.  

Mon interprétation sur ce poème est très paradoxale vis à vis de l'approche de Khayyam lui-même  sur l'Islam (dans un monde chiite et non sunnite). Mon inspiration en est donc très personnelle et libre.
Cette méditation (qu'en est il du sens en perse?), exprime de façon sous-jacente, selon moi  un espoir une foi en la certitude d'une Miséricorde au delà de l'Homme

L'Homme interpelle Dieu et lui demande de tenir son rôle de Dieu: être au dessus des lois des Hommes.  Dieu ne doit pas réagir comme le ferait un homme, au risque de ne plus croire en Lui et de briser cette Espérance du croyant en une transcendance et une Justice au delà des Hommes.
 Quand à chaque prière, un musulman implore le Clément et le Tout Miséricordieux il s'agit de se mettre sous ce regard céleste d'infinie clémence et pardon. Au delà de toute imagination et logique humaine. (voir cette page de Hadiths et Versets du Coran au sujet de la Miséricorde)


L'Homme interpelle l'Homme! et lui demande de ne pas se contenter de son jugement  humain, de ses réactions "primitives", mais de tendre vers  cette Miséricorde infinie, comme exemple. De s'arracher à sa condition.
 
Aussi, l'homme, Khayyam, s'interpelle lui-même sur le sens de sa vie  en tant qu' Homme et sur sa liberté envers Dieu  et envers les Hommes.
Par cette remarque sur le goût du péché, telle une saveur typiquement, pleinement humaine, sub-céleste, Khayyam, demande la Miséricorde divine à un Dieu (le considérant Créateur) qui nous Connait pleinement dans notre Humanité collective et pleinement intimement, dans nos petites humanités
Il ne peut nous demander d'être d'une autre nature (des anges).  D'une certaine manière,  et là est l'insolence merveilleuse, il lui demande d'assume ce qu'Il a crée!

Khayyam, bon vivant, dirons nous,  invite à une miséricorde envers nous-même (voir combien il peut être impossible de ne pas "pêcher". Et  voir  combien, même,  il peut être savoureux, tentant ou soulageant de "pêcher").
Il demande à l'Homme d'assumer pleinement son rôle d'Homme.

je précise, que j'ignore ici l'étendue de la définition du mot "péché" chez Khayyam. La langue perse  est pleines de subtilités et sa poésie très complexe (écoutez un jour Charles-Henri de Fouchécour, un des plus grands savant mondiaux de la langue perse,  nous en expliquer la saveur et la profondeur).
J'utilise alors ici le mot de façon très générique. Chaque lecteur aura sa propre définition de ce qui est bon/mauvais pour soi même et pour autrui.

Khayyam invite l'Homme à ne pas juger l'autre, ni soi-même. A devenir Miséricordieux tout comme son Dieu.
Et il adjure Dieu de tenir sa position de Tout Miséricordieux!
 
En 4 vers, Khayyam  arrive à exprimer  toute  le paradigme d'un croyant: Sa relation à Dieu, aux autres. Son aspiration, son cri!
Un formidable Crédo que croyants ou non  peuvent tous autant apprécier!


lundi 5 juillet 2010

Du Fanatisme religieux par Voltaire

Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?

mardi 6 octobre 2009

jeudi 13 août 2009

Du fanatisme religieux par Victor HUGO

Homme, contente-toi de cette soif béante ;
Mais ne dirige pas vers Dieu ta faculté
D'inventer de la peur et de l'iniquité,
Tes catéchismes fous, tes korans, tes grammaires,
Et ton outil sinistre à forger des chimères
.

(Victor Hugo / 1802-1885 / Religions et religion / 1880)

mardi 3 février 2009

La valeur de la terre sainte selon Lévinas:

"La personne est plus sainte qu'une terre, même quand c'est une terre sainte,
car devant une offense faite à une personne,
cette terre sainte apparaît dans sa nudité, de pierre et de bois."

Emmanuel Levinas, Les Nouveaux Cahiers,N°71, 1982)

jeudi 15 mai 2008

Des marxistes sur les pas de St Paul

Plusieurs penseurs d'extrême gauche, dont le Slovène Slavoj Zizek, en quête de références universelles, en viennent à s'inspirer du christianisme. Une démarche paradoxale.
(...)
Badiou et Agamben réinterprètent la notion de personne dont le christianisme a consacré la dignité inaliénable, à la suite de saint Paul prêchant qu'il n'y a plus ni juifs ni païens, ni maîtres ni esclaves. Pour eux, la dernière façon de fonder le sujet libre en vérité est de provoquer la révolution. Or, quand le prolétariat, classe messianique par excellence pour Marx, a failli à sa mission, reste à convoquer les fondateurs de la seule internationale qui tienne, le christianisme, pour en politiser à l'extrême les propos.
Un passionnant ouvrage de Slavoj Zizek, Fragile absolu, réactualise aujourd'hui cette relation. Psychanalyste et philosophe, ce Slovène ne se lasse pas de convoquer l'histoire juive et la théologie chrétienne pour battre en brèche le relativisme contemporain. Dans un court essai, il oppose au « global » du cosmos païen, où le bien consiste en un équilibre des principes, l'universalisme du christianisme, qui introduit dans cet ordre répétitif « un principe, qui lui est totalement étranger, selon lequel chaque individu a un accès direct à l'universalité ». L'amour de Dieu commande de « haïr » sa communauté, car, écrit Zizek,
« seul un manque, un être vulnérable est capable d'amour : le mystère dernier de l'amour est donc que l'incomplétude, en un sens, est supérieure à la complétude ».
Ce que montrent à leur corps défendant Agamben, Badiou et Zizek, en définitive, c'est que la seule résistance à l'ordre global, c'est l'agapè rendue possible par la vie et la mort du Christ, et formalisée par saint Paul. Un paradoxe ? Une expression populaire dit que « Le Diable porte pierre ».

mardi 1 avril 2008

Figures et rôles du DIABLE dans nos sociétés.

De la grande panique sataniste qui a touché les USA et la Grande-Bretagne dans les années 1990 à l’omniprésence du Diable dans le discours des très dynamiques églises évangéliques, en passant par le regain des exorcismes effectués par les prêtres catholiques, la figure du Diable est toujours bien présente aujourd’hui en Europe. Même si la publicité use et abuse d’une image d’un Diable plus comique que dangereux, dans d’autres contextes ses représentations jouent toujours un rôle maléfique.

Il y a plus de trois cents ans, le théologien néerlandais Balthasar Bekker (1691) formula sa fameuse critique de l’image traditionnelle du Diable : il s’agissait pour lui d’une superstition « païenne », indéfendable pour tout croyant protestant sensé. Sa réfutation de la diabologie chrétienne, et de son apogée dans la croyance – mobilisée dans l’épidémie européenne de sorcellerie – selon laquelle les sorcières, possédées par lui, œuvraient avec le Diable, fut un best-seller qui provoqua approbations et contestations. Au cours du xviiie siècle, la théologie protestante progressiste évolua d’une conception qui prenait au sérieux le Diable – en tant qu’esprit personnifié – vers une notion plus abstraite du Mal. Dénoncer les croyances au Diable et aux démons comme des superstitions, devenues inacceptables pour une pensée rationnelle, faisait partie du projet plus ambitieux de désenchantement du monde.
Et pourtant, le Diable s’est montré remarquablement résistant face aux idées qui, de longue date, dans le sillage des Lumières, ont critiqué le fait de croire en son existence. Dans notre monde contemporain globalisé, Satan figure toujours dans des contextes multiples, et pourtant reliés, comprenant à la fois la culture populaire et la publicité, les films d’horreur et la musique heavy metal, les livres d’art et de photos et les expositions sur le Diable et le Mal, les imaginations et les allégations de satanisme, les rituels exorcistes des chrétiens catholiques et orthodoxes. À tout cela s’ajoute la préoccupation des Églises évangéliques charismatiques de mener la « guerre contre Satan ». La popularité durable de ce dernier exige, pour le moins, une réponse qui ne se contente pas de reprendre la critique rationaliste selon laquelle il n’existe pas. Même s’il peut être vrai, comme le suggère Charles Stewart dans sa contribution à ce numéro de Terrain, que « les sociétés ont créé une panoplie de figures surnaturelles dont elles ont ensuite perdu le contrôle [et qu’elles] sont tombées sous la coupe des produits de leur propre imagination », il est encore nécessaire de chercher, au moyen d’une ethnographie précise et minutieuse, comment de telles imaginations acquièrent une aura de vérité et sont authentifiées comme réelles. Ainsi que le soulignent les articles réunis ici, afin de comprendre la résistance tenace de ce double obscur de Dieu, il nous faut examiner de près les fondements cosmologiques qui rendent son existence et son attrait plausibles; et pointer les structures de pouvoir et d’autorité qui transmettent cette vraisemblance.
Il existe une gigantesque littérature sur Satan et la diabologie chrétienne dans les champs du folklore, de la théologie, des études religieuses et de l’histoire, au regard de laquelle, par comparaison, le Diable n’a guère suscité jusqu’à maintenant l’attention des anthropologues. Nous possédons néanmoins, en anthropologie, un corpus considérable de travaux sur les forces du Mal (Clough & Mitchell 2001; Parkin 1989). En ce qui concerne l’Afrique, mon propre terrain de recherche, on ne peut que noter le grand intérêt porté aux forces et aux pouvoirs spirituels, spécialement à la sorcellerie, ces vingt dernières années (Ashforth 2005; Comaroff & Comaroff 1999; Geschiere 1997; Kiernan 2006; Ellis & ter Haar 2004). Ce qui a d’ailleurs donné lieu à des controverses sur les dangers de l’exotisme et des représentations stéréotypées des Africains, dès lors opposés aux Occidentaux éclairés. Terence Ranger (2007), dans sa récente critique de tels travaux, plaide pour qu’on prête une attention plus grande aux cosmologies locales des forces occultes et des manières de combattre le Mal. Ce conseil est judicieux; cependant, il nous faut bien réaliser – comme le montre également ce dossier – qu’il existe, de par le monde, de nombreux exemples où les notions locales de bien et de mal sont influencées par les plus larges représentations chrétiennes du Mal élaborées autour du personnage du Diable. En effet, ainsi que je l’ai soutenu dans mon ouvrage Translating the Devil (Meyer 1999), la figure de Satan agit dans l’interface entre les notions chrétiennes dualistes de Bien et de Mal et leur appropriation locale.
Le fait que, jusqu’ici, les anthropologues aient relativement négligé le Diable – mis à part quelque exceptions notables (Taussig 1980; Stewart 1991) – peut en partie s’expliquer par le fait que, pendant longtemps, le christianisme missionnaire – principal vecteur de l’image du Diable à travers le monde – n’était pas considéré comme un centre d’intérêt approprié pour les recherches anthropologiques. Concernés au premier chef par les pratiques et les systèmes indigènes de pensée en Afrique, Asie, Océanie et Amérique latine, les anthropologues se sont abstenus de s’interroger sur les rencontres, qu’elles soient anciennes ou contemporaines, entre les missionnaires occidentaux et les populations locales, au cours desquelles fut transmise l’image de Satan. Ce n’est que depuis les années 1990 que les missions et le christianisme sont devenus un objet de recherche anthropologique sérieux (Comaroff & Comaroff 1997), plaçant enfin Satan dans son cadre. Cette attention prêtée au Diable a été considérablement renforcée par l’intérêt actuel pour la popularité phénoménale du christianisme charismatique (incluant les Églises pentecôtistes et le mouvement charismatique catholique, qui mettent tous deux fortement l’accent sur l’Esprit-Saint). Dans les Églises de ce type, comme le montrent également les contributions de Ruy Llera Blanes et de Philippe Gonzalez, on porte une grande attention au combat spirituel entre l’Esprit-Saint et Satan, qui se trouve à la tête des « forces des ténèbres ».

Mettant Satan en lumière, ce numéro de Terrain présente quelques passionnants exemples de recherches en cours autour de la figure du Diable. Il provoque, ce faisant, le désir plus que bienvenu d’explorer les mondes de l’ombre évoluant, dans différents contextes, autour de cet obscur équivalent de Dieu. Dans cette introduction, je souhaite souligner plusieurs thèmes évoqués ici, qui soulèvent de captivantes questions pour de futures recherches.
LIRE LA SUITE:
http://terrain.revues.org/document8693.html

jeudi 27 mars 2008

Le TIBET, le Bouddhisme et la violence.

Bernard Faure, professeur d'histoire des religions d'Asie à l'Université de Columbia, à New York, est l'auteur de nombreux ouvrages*. De passage à Calcutta, en Inde, il répond à nos questions.

- Les Tibétains, contrairement aux préceptes du dalaï-lama, peuvent donc se tourner vers la violence?

- La colère des Tibétains est l'émanation d'un ressentiment et d'une volonté de résistance, qui existent depuis des années mais qui avaient été occultés par la force du message du dalaï-lama. C'est aussi le constat amer que le combat non violent du chef spirituel des Tibétains n'a pas porté ses fruits. A cela s'ajoutent des idéologies liées à la géographie: les moines de Lhassa, d'où est originaire le dalaï-lama, sont modérés et défendent l'autonomie du Tibet. Les moines issus des provinces du nord sont plus combatifs, et les exilés de cette communauté ont des vues radicales pro-indépendantistes.

- Les royaumes himalayens bouddhistes, aujourd'hui sous suprématie indienne, chinoise ou népalaise (sauf le Bhoutan), se sont caractérisés par des structures très féodales. Par exemple, le Mustang, au Népal, fonctionne encore selon la suprématie des nobles qui vivent dans la «Haute Ville»...

- En effet, et c'était aussi le cas au Tibet. Une interprétation du bouddhisme a servi de ciment à cette idéologie féodale, qui prône l'immobilisme. La même tendance s'est développée dans l'hindouisme. Notre place dans la société serait déterminée par les actes de nos vies antérieures, alors chacun accepte sa position, puisqu'elle est «méritée». Mais c'est une interprétation très caricaturale.

- Bouddhisme et démocratie font-ils bon ménage?

- Le bouddhisme est lié à toutes les formes de régime! L'Occident, influencé par le dalaï-lama, a tendance à associer bouddhisme, paix et démocratie. Ce n'est pas une évidence..

jeudi 21 février 2008

Sarkozy, Mignon et la scientologie: les casseurs de la Répulique, scientologie


"En France, les sectes sont un non-problème", fait dire VSD à Emmanuelle Mignon.

"La liste établie en 1995 est scandaleuse. Quant à la Scientologie, je ne les connais pas mais on peut s'interroger. Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix", ajoute-t-elle.



Sarkozy et son «ami scientologue»
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/311175.FR.php

(...)Quelques jours plus tard, l'acteur, qui se présente comme «l'ami» du ministre de l'Economie et des Finances, affirme: «Nous avons parlé de tout, de scientologie, de cinéma, de vie familiale». Malaise.

Quelques jours avant cette sortie, l'émission d'investigation de Canal + 90 Minutes avait proposé une enquête sur les relations entre Nicolas Sarkozy et la scientologie. Et le magazine de raconter comment, sous son règne, le ministère de l'Intérieur a curieusement relâché sa surveillance autour de l'Eglise de scientologie, écartant même un policier spécialement chargé de ce dossier(...)
http://www.dailymotion.com/video/x1oo1r_sarkozy-jouetil-avec-le-feu

mercredi 20 février 2008

No comment: le Vatican, le Marketing et les Saints...

Benoît XVI demande plus de rigueur pour les saints. La Croix, 18.02.08

Du Padre Pio à Charles de Foucauld en passant par Mère Teresa de Calcutta, les saints et les bienheureux, sont pour l’Église catholique, un « formidable produit de marketing, à usage interne comme externe », expliquait lundi 18 février à Rome le P. Ciro Benedettti, vice-directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

lundi 15 octobre 2007

Où les Musulmans relancent le dialogue avec le Vatican.

Pour marquer la fin du ramadan, 138 musulmans, dont les grands muftis de plusieurs pays (Syrie, Bosnie, Russie) ont adressé au pape une lettre dans laquelle ils comparent des passages de la Bible et du Coran, soulignant que les deux textes sacrés insistent sur "la primauté de l'amour et la dévotion à Dieu". La missive est également adressée, entre autres, à l'archevêque de Canterbury, chef de l'Eglise anglicane, et au patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée Ier.
Sur le fond, plutôt qu’aborder le thème de la violence, le texte part de l’amour : amour pour Dieu, amour pour les hommes, principes que les deux religions ont en commun. C’est d’autant plus habile que la première encyclique de Benoît XVI (« Dieu est Amour ») portait sur ce même thème.
Le mot « amour » n’est cependant pas beaucoup utilisé dans le Coran, et ne fait pas partie des 99 noms donnés à Dieu. Or, ici, le message met sous le terme « amour de Dieu en Islam » ce qui est généralement plutôt présenté comme obéissance à Dieu. Comme si les musulmans avaient souhaité se rapprocher des chrétiens au plan du vocabulaire.
Une parole commune
Autre surprise, les musulmans examinent comment cet amour de Dieu s’exprime dans la Bible, Ancien et Nouveau Testament. Ils reconnaissent que les chrétiens ont eux aussi un Dieu unique, et ne reprennent donc pas l’accusation « d’associateurs » traditionnellement faite aux chrétiens, à qui est reprochée une divinité trinitaire.
Le message passe ensuite à l’amour du prochain, citant cette phrase de Mohammed : « Aucun d’entre vous n’est croyant tant que vous n’aimerez pas pour votre prochain ce que vous aimez pour vous-mêmes. » Phrase dont il existe un commentaire célèbre, qui s’interroge justement pour savoir qui est le prochain pour un musulman. Ce qui n’est pas sans rappeler la parabole du Bon Samaritain pour les chrétiens.
Le message propose enfin aux chrétiens une parole commune, partant de ce que « le prophète Mohammed n’a rien apporté de fondamentalement nouveau » par rapport au message du Christ. C’est faire l’impasse sur la divinité du Christ que nie l’islam, mais reconnaître en revanche le Christ comme messie.
Les musulmans "non contre eux, mais avec eux"
La lettre demande donc aux chrétiens de considérer les musulmans « non contre eux, mais avec eux », à condition, cependant, que les chrétiens « ne déclarent pas la guerre aux musulmans à cause de leur religion, ne les oppriment pas, et qu’ils ne les expulsent pas de leur foyer », allusion à la Palestine ou l’Irak.
Le message invite les deux religions à une « compétition » dans l’amour du prochain : « Chrétiens et musulmans constituent plus de 55 % de la population mondiale, ce qui fait de la relation entre ces deux communautés religieuses le plus important facteur contribuant à une paix significative dans le monde. »
Et la lettre se conclut par ce verset du Coran, appel à reconnaître, pour les deux religions, un pluralisme non seulement de fait, mais de droit, cette diversité faisant partie du plan de Dieu : « Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule et même communauté ; mais Il a voulu vous éprouver pour voir l’usage que chaque communauté ferait de ce qu’Il lui a donné. »
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2317367&rubId=4078

Extrait de la lettre:
"(...)Conformément au Coran nous, en tant que musulmans, invitons les chrétiens à
s’accorder avec nous sur ce qui nous est commun, et qui constitue également l’essentiel
de notre foi et de notre pratique : les Deux Commandements de l’amour."
http://www.acommonword.com/

Vu du Vatican cela est bien un choc des civilisations! En effet, comment les "Mahométtants" peuvent-ils bien parler d'Amour?!
Vu du reste du monde, Benoit 16 et ses concepts pré-concile Vatican II sont bien un choc pour l'évolution de notre Civilisation!

jeudi 13 septembre 2007

Ramadan Karim!!

Je souhaite un Saint Ramadan à mes proches, amis et leur famille.
Que ce mois d'ascèse, de don de soi, d'effort, et de fête, vous offre Paix, Joie et Miséricorde, au nom de Dieu.
Ci-joint, l'Eglise de France a ecrit en 2006 ce message à l’occasion du Ramadan (j'attend de trouver une lettre officielle pour le Ramadan 2007):


Chers amis musulmans,

Vous venez d’entrer ce dimanche dans le mois du Ramadan, temps de jeûne, de prière et de partage pour les croyants en Dieu sur le chemin de l’Islam.
C’est une joie pour moi, au nom des évêques de France, de m’adresser à vous pour vous dire le désir profond que nous avons de continuer à tisser des liens de fraternité et d’amitié partout où nous vivons, particulièrement là où vivre ensemble n’est pas facile à cause des difficultés qui touchent les jeunes dans leursperspectives d’avenir, de la violence, du refus des autres, différents par leur culture ou leur religion.
Au-delà des jours difficiles que nous venons de vivre, je souhaite vous redire que l’Eglise catholique « regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes », selon les mots du Concile Vatican II.
Ensemble, et avec tous les hommes et femmes de bonne volonté qui vivent en France, nous sommes invités, à cause de notre foi en Dieu, à poser des ponts là où des barrières s’élèvent et divisent. Nous désirons continuer les chemins de dialogue engagés depuis des années entre vous et nous, dans notre pays.
Que ce mois de Ramadan, pour vous moment d’ouverture des coeurs et de conversion à Dieu, soit l’occasion pour vous et pour nous, pour les communautés musulmanes et les communautés catholiques, de prendre des
initiatives de rencontre, de dialogue, pour nous connaître et ainsi mieux servir la paix et la justice pour tous.
Que Dieu qui est la source de toute justice, de toute paix et de tout amour fasse grandir les liens de l'amitié et de la fraternité entre nous et que sa bénédiction repose sur vous.
Paris, le 25 septembre 2006


+ Mgr Michel Santier,
évêque de Luçon,
Président du Conseil pour les relations
interreligieuses,
Conférence des évêques de France.

http://www.le-sri.com/index.html
http://www.cef.fr/catho/espacepresse/communiques/2006/20060925mgr_santier.pdf
http://www.cef.fr/catho/espacepresse/communiques/2002/commu20021125ramadan.php

dimanche 9 septembre 2007

Mère Teresa et Soeur Emmanuelle, où la nuit de la foi

à écouter à propos du livre sur Mère Teresa dont nous apprenons qu'elle a vecu 50 ans de "nuit de la foi", un magnifique édito d'Alain Genestar (et oui!) sur RFI.(cliquer sur le titre ci-dessus).

Publié en Mars 2008 dans LACROIX:
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2331666&rubId=1098

EXTRAITS:
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2331672&rubId=786


Soeurs de doute
LE MONDE 05.09.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-951484,0.html

(...)
Mère Teresa évoque les profonds tourments mystiques dont elle a souffert pendant la plus grande partie de sa vie. Des doutes, une angoisse, un désespoir liés à un questionnement terrible : "Où est ma foi ? Tout au fond de moi, il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité. Mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse !"

Puis, Soeur Emmanuelle:
"Des gens de qualité défendaient donc une autre foi ? Mais où était la vérité ? Quels éléments penchaient en faveur du catholicisme ? Je me suis lancée avec frénésie dans l'étude de Mahomet, de Bouddha, du Talmud. Il n'y avait pas plus de preuves de l'existence de Dieu que dans la Bible. Mais mes prières m'ont soudain donné l'impression de résonner dans le vide. Moi qui m'étais consacrée corps et âme au Christ, sûre qu'il était la lumière, je doutais atrocement. Vers qui me tourner ?" Elle a plongé chez les philosophes pour y trouver un sens à la vie. Confucius, Camus, Sartre, les autres... "L'absurdité pour l'absurdité, ça ne valait pas la peine !" Elle a interrogé les grands théologiens. Ce fut rapidement l'impasse. "Je continuais à prier : tu ne m'aides pas, Seigneur ! Aie pitié de moi ! J'étais déchirée entre mon coeur, toujours attaché à la foi, et mon esprit qui en réclamait des preuves."

Ce n'est qu'en étudiant plus tard Pascal qu'elle trouva un certain soulagement. "Dieu n'est pas le dieu des philosophes et des savants, disait-il ! Dieu n'est pas sensible à la raison raisonnante et les preuves de son existence n'existent pas ! Que j'étais donc orgueilleuse de vouloir tout comprendre ! La foi est affaire de coeur, la foi vient des tripes."

Quoi de plus beau en effet que de donner sa vie sans rien attendre en retour, pas même une reconnaissance divine?
Dans ce monde où tout se paie, se monnaie, c'est un magnifique message.