"Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur» STENDHAL
lundi 19 avril 2010
Du progrès démocratique
« Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule, mais d’élever la foule vers l’élite. » Gustave Le Bon
mardi 16 mars 2010
La violence n'est pas toujours religieuse au Nigeria!
Où quand on veut se séparer de son chien on dit qu'il à la gale... ici,l'Islam et ses coryants du monde seraient encore responsables de massacres. Observons de plus près le contexte:
Le conflit au Nigeria n’est pas a priori « religieux ». Il n’est pas non plus purement « intercommunautaire » ou « ethnique » ou « social ». Il est tout cela en même temps.
Selon l’archevêque catholique d’Abuja, Mgr John Onaiyekan, « on ne se tue pas à cause de la religion, mais pour des revendications sociales, économiques, tribales, culturelles ». Dans une interview à Radio Vatican le 7 mars, il a fait cette précision : « Il s'agit du conflit classique entre bergers et agriculteurs, mais les Fulani (les agresseurs, ndlr) sont tous musulmans et les Beroms (les victimes, agriculteurs, ndlr) sont tous chrétiens. » Les principaux responsables musulmans (non intégristes) tiennent le même discours et condamnent avec la plus grande fermeté toute violence au nom de la religion.
Le conflit au Nigeria se joue aussi sur fond de crise sociale et économique. Jos, au centre du pays, capitale de l’Etat du Plateau, est une grande ville réputée pour ses commerces. Située dans une région où la terre est relativement fertile, elle attire des personnes à la recherche d’une vie meilleure. Problème : Jos est sur la frontière entre la zone dominée par l’islam (au Nord) et celle dominée par les chrétiens (au Sud). Les Fulani sont musulmans et réclament le droit à des terres qui appartiennent ou ont appartenu à des ethnies majoritairement chrétiens. La pauvreté généralisée renforce les clivages et rend la situation explosive. L’Etat nigérian est beaucoup trop faible pour protéger efficacement les citoyens contre les violences sporadiques.
Ainsi, des éleveurs Fulani, en l’occurrence musulmans, ont pu envahir le 7 mars par exemple le village de Dogo Nahawa. Au milieu de la nuit, ils ont brûlé les maisons et tué leurs occupants avec des machettes. Les victimes sont essentiellement des enfants et des femmes. Les guerres africaines contemporaines tuent essentiellement les enfants et les femmes.
Au total, quelque 13 500 personnes ont été tuées dans ce genre de violences depuis la fin de la dictature militaire en 1999.
Si vous lisez l'anglais, nous pouvons recommander cet article de l'hebdomadaire The Economist qui explique brillamment la situation (cliquez ici).
Vous pouvez aussi consulter ce très bon article du Monde fait par un envoyé spécial (cliquez ici):
"A la base de ces "tensions" se trouve le concept d'indigénéité. Une particularité nigériane, accordant à certains groupes ethniques, dans des régions invariablement mélangées, une sorte de certificat de "premier arrivé sur place". Souvent contestable d'un point de vue historique, cette notion a surtout des effets toxiques, car aux "indigènes" sont opposés les "colons", arrivés plus récemment.
"Les gouvernements locaux déterminent qui sont leurs propres indigènes", rappelle le chercheur Philip Ostien, dans un rapport pour la Fondation Volkswagen. Les autorités locales distribuent des "certificats d'indigénéité", indispensables pour obtenir notamment un emploi dans l'administration, le premier employeur de la région.
Or Jos est une zone de contact entre le Nord, à majorité musulmane, et le Sud, à majorité chrétienne, mais aussi une destination de migrations internes.
Depuis plus d'un siècle, des habitants de tout le Nigeria sont venus s'établir dans la région du Plateau, où les terres étaient fertiles et où l'exploitation de l'étain créait des opportunités pour les commerçants. Pendant de nombreuses années, la ville de Jos a été une destination de choix pour d'autres nouveaux venus, notamment beaucoup de missionnaires chrétiens. D'ailleurs, des Berom musulmans et des Fulanis chrétiens vivent à Jos.
Cela n'empêche pas les deux groupes de se laisser persuader que des préparatifs d'extermination sont en cours chez leurs ennemis, alors que le nerf de la violence est à chercher du côté des luttes pour le pouvoir local. Le gouverneur Jonah Jang va devoir ramener le calme et ce ne sera pas facile. Cet ancien officier de l'armée de l'air, qui avait été gouverneur militaire dans les années 1980 sous le régime du général Babangida, a été chassé de l'armée par ce dernier.
Depuis, après des études de théologie, il est devenu titulaire d'un diplôme de divinité de l'Université de théologie du nord du Nigeria et a embrassé une carrière de pasteur parallèlement à sa carrière politique. Un mélange des genres qui est le reflet de la situation à Jos."
Le conflit au Nigeria n’est pas a priori « religieux ». Il n’est pas non plus purement « intercommunautaire » ou « ethnique » ou « social ». Il est tout cela en même temps.
Selon l’archevêque catholique d’Abuja, Mgr John Onaiyekan, « on ne se tue pas à cause de la religion, mais pour des revendications sociales, économiques, tribales, culturelles ». Dans une interview à Radio Vatican le 7 mars, il a fait cette précision : « Il s'agit du conflit classique entre bergers et agriculteurs, mais les Fulani (les agresseurs, ndlr) sont tous musulmans et les Beroms (les victimes, agriculteurs, ndlr) sont tous chrétiens. » Les principaux responsables musulmans (non intégristes) tiennent le même discours et condamnent avec la plus grande fermeté toute violence au nom de la religion.
Le conflit au Nigeria se joue aussi sur fond de crise sociale et économique. Jos, au centre du pays, capitale de l’Etat du Plateau, est une grande ville réputée pour ses commerces. Située dans une région où la terre est relativement fertile, elle attire des personnes à la recherche d’une vie meilleure. Problème : Jos est sur la frontière entre la zone dominée par l’islam (au Nord) et celle dominée par les chrétiens (au Sud). Les Fulani sont musulmans et réclament le droit à des terres qui appartiennent ou ont appartenu à des ethnies majoritairement chrétiens. La pauvreté généralisée renforce les clivages et rend la situation explosive. L’Etat nigérian est beaucoup trop faible pour protéger efficacement les citoyens contre les violences sporadiques.
Ainsi, des éleveurs Fulani, en l’occurrence musulmans, ont pu envahir le 7 mars par exemple le village de Dogo Nahawa. Au milieu de la nuit, ils ont brûlé les maisons et tué leurs occupants avec des machettes. Les victimes sont essentiellement des enfants et des femmes. Les guerres africaines contemporaines tuent essentiellement les enfants et les femmes.
Au total, quelque 13 500 personnes ont été tuées dans ce genre de violences depuis la fin de la dictature militaire en 1999.
Si vous lisez l'anglais, nous pouvons recommander cet article de l'hebdomadaire The Economist qui explique brillamment la situation (cliquez ici).
Vous pouvez aussi consulter ce très bon article du Monde fait par un envoyé spécial (cliquez ici):
"A la base de ces "tensions" se trouve le concept d'indigénéité. Une particularité nigériane, accordant à certains groupes ethniques, dans des régions invariablement mélangées, une sorte de certificat de "premier arrivé sur place". Souvent contestable d'un point de vue historique, cette notion a surtout des effets toxiques, car aux "indigènes" sont opposés les "colons", arrivés plus récemment.
"Les gouvernements locaux déterminent qui sont leurs propres indigènes", rappelle le chercheur Philip Ostien, dans un rapport pour la Fondation Volkswagen. Les autorités locales distribuent des "certificats d'indigénéité", indispensables pour obtenir notamment un emploi dans l'administration, le premier employeur de la région.
Or Jos est une zone de contact entre le Nord, à majorité musulmane, et le Sud, à majorité chrétienne, mais aussi une destination de migrations internes.
Depuis plus d'un siècle, des habitants de tout le Nigeria sont venus s'établir dans la région du Plateau, où les terres étaient fertiles et où l'exploitation de l'étain créait des opportunités pour les commerçants. Pendant de nombreuses années, la ville de Jos a été une destination de choix pour d'autres nouveaux venus, notamment beaucoup de missionnaires chrétiens. D'ailleurs, des Berom musulmans et des Fulanis chrétiens vivent à Jos.
Cela n'empêche pas les deux groupes de se laisser persuader que des préparatifs d'extermination sont en cours chez leurs ennemis, alors que le nerf de la violence est à chercher du côté des luttes pour le pouvoir local. Le gouverneur Jonah Jang va devoir ramener le calme et ce ne sera pas facile. Cet ancien officier de l'armée de l'air, qui avait été gouverneur militaire dans les années 1980 sous le régime du général Babangida, a été chassé de l'armée par ce dernier.
Depuis, après des études de théologie, il est devenu titulaire d'un diplôme de divinité de l'Université de théologie du nord du Nigeria et a embrassé une carrière de pasteur parallèlement à sa carrière politique. Un mélange des genres qui est le reflet de la situation à Jos."
samedi 13 mars 2010
La liberté d'un peuple, par Bernanos
Il faut beaucoup de prodigues pour faire un peuple généreux, beaucoup d’indisciplinés pour faire un peuple libre, et beaucoup de jeunes fous pour faire un peuple héroïque."
Georges Bernanos
Georges Bernanos
vendredi 26 février 2010
Bariza Khiari, sénatrice: "la burqa, les minarets, l’identité nationale… ça suffit"
Née en 1946, Bariza Khiari est la première sénatrice musulmane de France (PS), juge à la Haute Cour de Justice de la République, et chevalier de l’Ordre national du mérite. Elle raconte son expérience.
"J’ai envie de vous parler d’un islam que vous ne connaissez pas. D’un islam familial, tranquille, plus attaché à l’essence des choses qu’à l’observance des dogmes, un islam fait d’amour, de culture, de poésie, de musique, d’enchantements. J’appartiens à une famille confrérique soufie, venue en France depuis l’Algérie quand j’étais encore bébé. Je suis donc une musulmane sunnite de rite malékite et de tradition soufie. Et notre islam, comme celui de la grande majorité des musulmans, est un islam complètement apaisé, ouvert, tolérant, en cohérence avec la tradition laïque française.
C’est pourquoi je ne me reconnais pas dans les discours actuels. Il y a tant de méconnaissance... Le grand penseur soufi Ibn Arabi disait : "Les hommes sont les ennemis de ceux q’ils ignorent". Pour masquer cette ignorance, certains affichent le plus grand mépris pour l’islam. On parle de culture judéo-chrétienne, en oubliant, en excluant le troisième pilier du socle abrahamique qu’est l’islam. Quand on sait qu’il y a maintenant 5 ou 6 millions de musulmans en France et qu’on ne parle de leur religion que sous l’angle d’une idéologie à combattre alors qu’elle est une spiritualité, je me sens mal, très mal. Répétons-le, l’islam fait partie de la tradition d’Abraham, l’islam n’est pas en rupture avec le judaïsme et le christianisme, il en est le continuum. Mais on ne parle que des choses qui divisent, jamais de ce qui rassemble. Il ne faut pas s’étonner ensuite, qu’il y ait des crispations, des conflits, des incompréhensions. Je témoigne aujourd’hui, parce que l’on doit retourner cette stigmatisation de l’islam en occasion pour les musulmans qui vivent leur foi paisiblement de s’exprimer.
Suis-je une citoyenne à part ? Non, je suis une citoyenne à part entière. L’islam n’a rien à voir avec mon identité française. Pour plagier la célèbre phrase de Raymond Aron interrogé sur sa judéité, je dis « je suis française, citoyenne française, et je reste en fidélité avec la tradition qui m’a portée ». Je revendique mes origines arabo-musulmane et je les assume parce que l’inverse serait faire injure à toute la chaine de mes ancêtres. C’est une richesse pour moi, ma colonne vertébrale. Et je suis aussi profondément laïque, en considérant que la laïcité est la matrice qui surplombe nos identités multiples, notre maison commune. L’acceptation de la diversité ethnique culturelle ou cultuelle est le test de crédibilité de la laïcité. L’islam est parfaitement compatible avec cette extraordinaire République, j’en suis la preuve concrète. Ce n’est du reste pas la religion qu’il faut combattre mais le pacte républicain qu’il faut rétablir de toute urgence.
Comment voulez-vous que les jeunes des quartiers aient un sentiment d’appartenance quand ils envoient 900 C.V. et qu’on ne leur répond même pas, alors que la loi sur le C.V. anonyme a été votée par les deux chambres mais que les décrets ne sont toujours pas prêts ? Quand à la frontière de sa cité, on est arrêté dix fois par jour pour un contrôle au faciès? Quand il y a une justice à deux vitesses, et que les exactions commises par les forces de l’ordre aboutissent à des non-lieux faciles? Quand on devient l’otage du système politique dès qu’une élection se profile à l’horizon ? Quand les uns prétendent incarner les Lumières et le primat de la raison sur la foi et où les autres sont renvoyés aux ténèbres et à l’aveuglement religieux ? Quand dans l’armée, au moment de recevoir leur grade, quelques méritants musulmans, engagés sous les drapeaux pour risquer leur vie pour la France, voient leurs supérieurs tremper leurs galons dans la bière et les obliger à boire avant de leur remettre, comme cela a eu lieu récemment ?
Les discours sur la burqa, les minarets, l’identité nationale… ça suffit ! La question de la religion est seconde par rapport aux questions majeures que sont le logement, le travail, l’éducation. A-t-on vu les quartiers flamber au moment de l’affaire des caricatures du Prophète ? Non, parce que les jeunes, eux, ne se trompent pas de sujets. Aujourd’hui, j’en appelle à cesser ce débat à visée électoraliste. Il ne sert qu’à cacher la question sociale et alimente l’islamophobie comme l’islamisme."
"J’ai envie de vous parler d’un islam que vous ne connaissez pas. D’un islam familial, tranquille, plus attaché à l’essence des choses qu’à l’observance des dogmes, un islam fait d’amour, de culture, de poésie, de musique, d’enchantements. J’appartiens à une famille confrérique soufie, venue en France depuis l’Algérie quand j’étais encore bébé. Je suis donc une musulmane sunnite de rite malékite et de tradition soufie. Et notre islam, comme celui de la grande majorité des musulmans, est un islam complètement apaisé, ouvert, tolérant, en cohérence avec la tradition laïque française.
C’est pourquoi je ne me reconnais pas dans les discours actuels. Il y a tant de méconnaissance... Le grand penseur soufi Ibn Arabi disait : "Les hommes sont les ennemis de ceux q’ils ignorent". Pour masquer cette ignorance, certains affichent le plus grand mépris pour l’islam. On parle de culture judéo-chrétienne, en oubliant, en excluant le troisième pilier du socle abrahamique qu’est l’islam. Quand on sait qu’il y a maintenant 5 ou 6 millions de musulmans en France et qu’on ne parle de leur religion que sous l’angle d’une idéologie à combattre alors qu’elle est une spiritualité, je me sens mal, très mal. Répétons-le, l’islam fait partie de la tradition d’Abraham, l’islam n’est pas en rupture avec le judaïsme et le christianisme, il en est le continuum. Mais on ne parle que des choses qui divisent, jamais de ce qui rassemble. Il ne faut pas s’étonner ensuite, qu’il y ait des crispations, des conflits, des incompréhensions. Je témoigne aujourd’hui, parce que l’on doit retourner cette stigmatisation de l’islam en occasion pour les musulmans qui vivent leur foi paisiblement de s’exprimer.
Suis-je une citoyenne à part ? Non, je suis une citoyenne à part entière. L’islam n’a rien à voir avec mon identité française. Pour plagier la célèbre phrase de Raymond Aron interrogé sur sa judéité, je dis « je suis française, citoyenne française, et je reste en fidélité avec la tradition qui m’a portée ». Je revendique mes origines arabo-musulmane et je les assume parce que l’inverse serait faire injure à toute la chaine de mes ancêtres. C’est une richesse pour moi, ma colonne vertébrale. Et je suis aussi profondément laïque, en considérant que la laïcité est la matrice qui surplombe nos identités multiples, notre maison commune. L’acceptation de la diversité ethnique culturelle ou cultuelle est le test de crédibilité de la laïcité. L’islam est parfaitement compatible avec cette extraordinaire République, j’en suis la preuve concrète. Ce n’est du reste pas la religion qu’il faut combattre mais le pacte républicain qu’il faut rétablir de toute urgence.
Comment voulez-vous que les jeunes des quartiers aient un sentiment d’appartenance quand ils envoient 900 C.V. et qu’on ne leur répond même pas, alors que la loi sur le C.V. anonyme a été votée par les deux chambres mais que les décrets ne sont toujours pas prêts ? Quand à la frontière de sa cité, on est arrêté dix fois par jour pour un contrôle au faciès? Quand il y a une justice à deux vitesses, et que les exactions commises par les forces de l’ordre aboutissent à des non-lieux faciles? Quand on devient l’otage du système politique dès qu’une élection se profile à l’horizon ? Quand les uns prétendent incarner les Lumières et le primat de la raison sur la foi et où les autres sont renvoyés aux ténèbres et à l’aveuglement religieux ? Quand dans l’armée, au moment de recevoir leur grade, quelques méritants musulmans, engagés sous les drapeaux pour risquer leur vie pour la France, voient leurs supérieurs tremper leurs galons dans la bière et les obliger à boire avant de leur remettre, comme cela a eu lieu récemment ?
Les discours sur la burqa, les minarets, l’identité nationale… ça suffit ! La question de la religion est seconde par rapport aux questions majeures que sont le logement, le travail, l’éducation. A-t-on vu les quartiers flamber au moment de l’affaire des caricatures du Prophète ? Non, parce que les jeunes, eux, ne se trompent pas de sujets. Aujourd’hui, j’en appelle à cesser ce débat à visée électoraliste. Il ne sert qu’à cacher la question sociale et alimente l’islamophobie comme l’islamisme."
Le Liban crée une fête nationale islamo-chrétienne
Paru cette semaine dans La Vie:
Le projet est de faire de la figure de la Vierge Marie, vénérée dans les deux religions, un élément de cohésion national. En effet, l’Évangile et le Coran relatent tous deux l’Annonciation de l’Ange Gabriel à Marie, et le mystère de la naissance virginale de Jésus. Pour les musulmans toutefois, Marie (Maryam) n'est que la mère du prophète Jésus (Issa); elle n'est nullement celle qui va mettre au monde le fils de Dieu, celui que les chrétiens considèrent comme le Christ.
Cette initiative a été préparée par une délégation islamo-chrétienne, et portée devant le gouvernement il y a quelques jours, afin qu'il officialise une décision prise en 2009 déjà. Celui-ci reconnaît ainsi que la place très importante de la dévotion à Marie, tant chez les chrétiens que chez les musulmans, constitue un point d'union entre les Libanais de toutes confessions. Suite à cette décision politique qu'ils qualifient d'historique, les promoteurs de cette fête espèrent bien faire des émules dans d'autres pays.
Car les acteurs du dialogue interreligieux travaillent dans ce sens depuis plusieurs année. Des célébrations communes de l'Annonciation sont notamment organisées dans le sanctuaire de la Vierge de Harissa, le plus grand du Liban, au nord de Beyrouth, ou au collège jésuite Notre-Dame de Jamhour sur le thème "Ensemble autour de Marie-Notre-Dame". Cette dernière initiative reçoit un très bon accueil de la part des Libanais. Des délégations étrangères, notamment d'al-Azhar, s'y associent, et chaque année, témoignages, prières et chants font de cette rencontre un évènement national retransmis en direct par la télévision et suivi par des centaines et des centaines de milliers de téléspectateurs dans le monde.
Au-delà de son aspect symbolique, cette nouvelle fête nationale sera chômée.
Il y a encore des gens de bonne volonté sur terre, et même sur les zones de fractures de l'humanité!
meme si elle se déroulait de façon imparfaite, cela fera date dans l'Histoire des monothéismes (20 siècles de christianisme et 13 d'Islam).
Personnellement, j'opterai pour un grand Yom Kippour monothéiste.
Ce serait un beau geste dans cette Humanité contemporaine qui doit apprendre l'alterité avec bienveillance et confiance.
Le projet est de faire de la figure de la Vierge Marie, vénérée dans les deux religions, un élément de cohésion national. En effet, l’Évangile et le Coran relatent tous deux l’Annonciation de l’Ange Gabriel à Marie, et le mystère de la naissance virginale de Jésus. Pour les musulmans toutefois, Marie (Maryam) n'est que la mère du prophète Jésus (Issa); elle n'est nullement celle qui va mettre au monde le fils de Dieu, celui que les chrétiens considèrent comme le Christ.
Cette initiative a été préparée par une délégation islamo-chrétienne, et portée devant le gouvernement il y a quelques jours, afin qu'il officialise une décision prise en 2009 déjà. Celui-ci reconnaît ainsi que la place très importante de la dévotion à Marie, tant chez les chrétiens que chez les musulmans, constitue un point d'union entre les Libanais de toutes confessions. Suite à cette décision politique qu'ils qualifient d'historique, les promoteurs de cette fête espèrent bien faire des émules dans d'autres pays.
Car les acteurs du dialogue interreligieux travaillent dans ce sens depuis plusieurs année. Des célébrations communes de l'Annonciation sont notamment organisées dans le sanctuaire de la Vierge de Harissa, le plus grand du Liban, au nord de Beyrouth, ou au collège jésuite Notre-Dame de Jamhour sur le thème "Ensemble autour de Marie-Notre-Dame". Cette dernière initiative reçoit un très bon accueil de la part des Libanais. Des délégations étrangères, notamment d'al-Azhar, s'y associent, et chaque année, témoignages, prières et chants font de cette rencontre un évènement national retransmis en direct par la télévision et suivi par des centaines et des centaines de milliers de téléspectateurs dans le monde.
Au-delà de son aspect symbolique, cette nouvelle fête nationale sera chômée.
Il y a encore des gens de bonne volonté sur terre, et même sur les zones de fractures de l'humanité!
meme si elle se déroulait de façon imparfaite, cela fera date dans l'Histoire des monothéismes (20 siècles de christianisme et 13 d'Islam).
Personnellement, j'opterai pour un grand Yom Kippour monothéiste.
Ce serait un beau geste dans cette Humanité contemporaine qui doit apprendre l'alterité avec bienveillance et confiance.
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