"Pourquoi les hommes se battent-ils pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur liberté?" Spinoza
Le vote Front National aux dernières européennes: seulement 10,6% des électeurs (25% des 46% de votants). Il est temps de réfléchir à la responsabilisation du citoyen pour l'engager à faire valoir ses droits et ne pas se les faire voler.
"Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur» STENDHAL
lundi 26 mai 2014
vendredi 23 mai 2014
le Parti Européen avec Louis de Gouyon Matignon
Notre Europe:
Un héritage à respecter, depuis Jean Monnet, ce visionnaire d'inspiration chrétienne, d'unité et d'ouverture.
Une Terre à transmettre à nos enfants. Nous la leur empruntons.
Des Valeurs commune, qui nous guident et qui se construisent. Qu'il faut assumer! Les Béatitudes ne sont pas un préchi-précha du dimanche si on se réfère à ces valeurs. Et en aucun cas elles sont une posture identitaire, une affirmation contre autrui.
Une Liberté responsable d'agir et de mouvement au sein d'un même espace à renforcer ( pas à suspendre comme on voudrait croire que c'est possible ou à supprimer ce qui reviendrait à nous couper du monde).
Une monnaie unique à préserver, un président à élire , une armée commune à construire. Travailler vers une diplomatie qui va dans la même direction, au sein d'un espace commun, fédéral.
Faire esprit de corps et peser de tout son poids dans un monde contemporain des grands blocs et incertains. Une Europe qui pourra défendre nos intérêts. Une Europe forte fera une France forte.
Une Europe des Nations divise ses capacités.
Le repli identitaire est une idéologie de défaite, d'extinction. Nous sommes voués à construire dans un ensemble cohérent et fort.
Les Pays-Bas ont fait plier l'extreme droite, choqués par les propos qui ne sont pas de notre civilisation.
A notre tour d'être de dignes garants de nos valeurs, de créer cet espace qui sera notre salut, notre force, notre paix..
http://partieuropeen.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Gouyon_Matignon
http://louisdegouyonmatignon.com/
OUVERTURE !
Nous défendons la loyauté, la laïcité, la tolérance et le respect de l’autre ; nous sommes fidèles à l’esprit des Lumières et à notre héritage européen : Liberté, Égalité, Fraternité ! Nous défendons par exemple la libre circulation des Roms dans toute l’Europe, et la promotion d’un statut de citoyen européen itinérant.
ÉQUITÉ !
Nous devons garantir à tous les ressortissants européens un accès équitable aux soins, à la culture et à l’éducation. Nous voulons mettre en cohérence les systèmes éducatifs européens. Nous souhaitons par exemple harmoniser les programmes scolaires de tous les États membres, à partir du collège et jusqu’au lycée, en histoire, géographie, informatique, philosophie et éducation civique européenne.
HARMONIE ÉCONOMIQUE !
Nous défendons une monnaie unique européenne : l’euro. Nous souhaitons contrôler les effets de bord de l’euro, définir des actions correctives et les mettre en œuvre entre 2014 et 2018, afin d’accélérer la sortie de crise des pays en difficulté.
TRANSPARENCE !
Nous exigeons la transparence des finances publiques, des marchés publics, du processus électoral et du financement des partis politiques. La lutte contre la corruption qui paupérise plusieurs pays d’Europe est une de nos priorités. Je vous invite à regarder notre onglet LES DÉPENSES : voilà comment les partis doivent aujourd’hui agir !
FÉDÉRALISME !
Nous voulons contribuer à la mise en place d’une Constitution européenne et d’institutions aux pouvoirs forts, afin de construire une Europe fédérale ! Nous souhaitons qu’il existe une identité et une culture européenne : nous sommes convaincus que cela passera par le fédéralisme. Nous défendons par exemple l’élection au suffrage universel direct d’un président de l’Union européenne.
ÉCOLOGIE !
Nous protégeons en priorité absolue l’intégrité de notre planète. Nous devons rapidement transformer et adapter les villes aux exigences environnementales et planifier sur le court terme la sortie du nucléaire.
JEUNESSE !
Nous devons rajeunir le personnel politique. L’expérience des aînés est très précieuse, mais elle ne suffit pas. Nous voulons accéder à la gouvernance de l’Europe pour garantir au nom des Européens, un avenir à la mesure de nos rêves et à la portée de nos forces. Nous en sommes capables. Prouvons le tous ensemble !
lundi 13 janvier 2014
vendredi 5 juillet 2013
Le catholicisme identitaire où le péril nihiste d'une certaine Eglise
Le
formol à la vertu de pérenniser l'identité biologique d'un corps. De
le figer, de le fixer chimiquement dans une solution pure, pour ne pas
détériorer, altérer le corps, éviter son pourrissement.
Mais, tout ce qui baigne dans le formol est par principe mort. Une Eglise identitaire, ne peut que mourir, car elle ne peut refléter qu'un temps donné, un lieu donné. Elle est par principe exclusiviste et donc non universelle. Cette peur de perte d'identité est le symptôme de sa propre vulnérabilité, son ignorance et son manque de confiance envers sa propre foi, ses textes.
Dans cette séquence de querelles franco-francaises des manifestations contre le Mariage homosexuel, nous avons observé une crispation et une affirmation forte de l'identité d'une certaine Eglise de France qui a écrasé toutes les autres opinions.
Cela s'est exprimé par:
-Un refus du dialogue sur le sujet (aucun débat au sein des paroisses, rejet systématique de tous ceux qui pensaient autrement, même les prêtres populaires comme Guy Gilbert). Ce refus de dialogue était peut-être la conséquence d'un néant intellectuel (qui sont les grands penseurs et scientifiques chrétiens qui pouvaient apporter des éléments, proposer des chemins et rayonner au delà de leur microcosme?).
-Un rejet de la Démocratie (chercher à faire plier la République par la Rue, déni de légitimité de l'Assemblée). Dieu et "l'ordre Naturel" étant au dessus des lois humaines.
Le catholicisme identitaire dans la peur de l'altérité et l'incapacité à appréhender la complexité du monde, se replie dans un cri d'effroi. L'effroi c'est l'ultime expression devant la mort!
Mais, tout ce qui baigne dans le formol est par principe mort. Une Eglise identitaire, ne peut que mourir, car elle ne peut refléter qu'un temps donné, un lieu donné. Elle est par principe exclusiviste et donc non universelle. Cette peur de perte d'identité est le symptôme de sa propre vulnérabilité, son ignorance et son manque de confiance envers sa propre foi, ses textes.
Dans cette séquence de querelles franco-francaises des manifestations contre le Mariage homosexuel, nous avons observé une crispation et une affirmation forte de l'identité d'une certaine Eglise de France qui a écrasé toutes les autres opinions.
Cela s'est exprimé par:
-Un refus du dialogue sur le sujet (aucun débat au sein des paroisses, rejet systématique de tous ceux qui pensaient autrement, même les prêtres populaires comme Guy Gilbert). Ce refus de dialogue était peut-être la conséquence d'un néant intellectuel (qui sont les grands penseurs et scientifiques chrétiens qui pouvaient apporter des éléments, proposer des chemins et rayonner au delà de leur microcosme?).
-Un rejet de la Démocratie (chercher à faire plier la République par la Rue, déni de légitimité de l'Assemblée). Dieu et "l'ordre Naturel" étant au dessus des lois humaines.
-Une violence des opinions à l'encontre des homosexuels et leurs enfants.
Le
simplisme et l'essentialisme de ces slogans ou doctrines morales, ne
viennent pas uniquement des médias, ou des vieux complots
judéo-maçoniques, cherchant à détruire les valeurs de la "Fille ainée de
l'Eglise", et dénaturer "l'ordre naturel" du monde (opinions que
j'entends fréquemment dans ce milieu, la réflexion ne dépassant souvent
guère le stade du slogan, tout en ayant la conviction de la supériorité
et de la Vérité absolue).
Les
crispations et replis de chaque culture ou religion expriment
systématiquement par la peur de l'autre, la peur de soi, et par un cri
puissant, en fait, l'expression de son dernier souffle. Les
fondamentalismes sont des nihilismes qui s'ignorent (je pense aux
traditionalistes et fondamentalistes de toutes les confessions).
La
Crainte du Monde succède à la crainte de Dieu d'autrefois en Occident.
Ce Monde actuel serait cette Altérité diluant les identités des
religions et des cultures.
(référence
aux extrémismes de Droites et Gauches). Il est aussi la fin du pouvoir
des religions sur les âmes dans le fantasme d'un Relativisme
contemporain éradiquant le pouvoir des "Vérités Universelles"
religieuses et naturelles (référence au repli de "l'intelligent
design").
Le catholicisme identitaire dans la peur de l'altérité et l'incapacité à appréhender la complexité du monde, se replie dans un cri d'effroi. L'effroi c'est l'ultime expression devant la mort!
Il
faut pour nous autres qui avons une approche différente de ces
manifestants, pardonner les dérives de cette Eglise
intransigeante, pour ne pas rajouter de la division. Et, comme Mrg
Dagens, après la violence intrinsèque de la Rue, cette rue qui à
volontairement nié, rejeté l'altérité au sein de son Eglise même,
tendre la main et proposer ce dialogue refusé. Avoir le courage de
continuer à proposer un autre regard sur notre commune Humanité.
Confiant envers le monde qui vient et fidèle aux sources de nos textes.
D'autres témoignages dans l'article de Stephanie le Bars, Le Monde du 25 Mai 2013
D'autres témoignages dans l'article de Stephanie le Bars, Le Monde du 25 Mai 2013
«
Nous devons être au milieu des gens, les témoins pacifiés du
Tout-Puissant, des hommes sans convoitises ni mépris, capables de
devenir réellement leurs amis ».
Citation d'Eloi Leclerc. Faisant parler St François dans "Sagesse d’Un Pauvre"( page 139, Desclée de Brouwer).
Le catholicisme intransigeant, une tentation permanente, par Mgr Dagens
Un certain nombre
de catholiques français, qu’il ne faut pas confondre avec l’Église
catholique qui est en France, sont, sans le savoir, fidèles à une
tradition qui vient de très loin, bien avant la Révolution française.
Ils se laissent déterminer de l’extérieur, par ce que le général de
Gaulle appelait les « circonstances » de la vie politique. Ils
sont pris dans des rapports de force qui leur échappent, mais en
fonction desquels ils rêvent d’affirmer leur identité, de façon
militante, soit en se défendant contre ceux qui les contestent, soit en
participant à des manœuvres offensives, espérant retrouver ainsi des
positions dominantes dans notre société.
Cette posture militante,
cette culture de combat n’est pas nouvelle. Elle correspond à cette
longue tradition qu’Émile Poulat, René Rémond et bien d’autres
historiens ont désignée comme celle du catholicisme intransigeant qui
s’est développée tout au long du XIXe
siècle, pour résister à tous ceux qui semblaient hostiles à l’autorité
de l’Église. Cette interminable guerre des deux France s’appuyait sur
des idéologies consistantes, d’un côté celle qui inspirait le parti
clérical, et de l’autre celle qui accompagnait la naissance et
l’affirmation du projet laïque.
On peut toujours rêver de
réveiller ces vieilles querelles, en invoquant d’un côté le programme de
l’Action française de Charles Maurras et de l’autre les réalisations de
Jules Ferry ou les idées de Ferdinand Buisson, sans parler de la
rivalité entre les curés et les instituteurs. Mais c’est peine perdue.
Parce que les idéologies qui soutenaient ces projets politiques sont
mortes et que personne ne peut les ressusciter, à moins de faire le
choix, du côté catholique, d’un enfermement dans des réseaux serrés qui
se réclameraient d’une foi pure et dure et, du côté laïque, de la remise
en valeur d’une morale fondée sur des valeurs abstraites.
(...)
Quant
aux responsables de l’Église catholique en France, dont je suis
solidaire, ils seraient mal inspirés s’ils cherchaient à prendre en
marche le train des poussées politiques, en essayant de faire plaisir
aux ultras et aux autres. Si cet opportunisme l’emportait, il faudrait
en payer le prix dans quelques années. Je suis préoccupé, parce que j’ai
parfois l’impression que la joie provoquée par l’élection du pape
François est estompée par les crispations actuelles et que la référence à
la simplicité et à la force de l’Évangile s’atténue !(...) Ce n’est pas de calculs politiques que nous avons besoin,
c’est du courage d’être nous-mêmes, des disciples et des témoins de
Celui qui est venu pour « chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19, 10) et aussi pour « réunir les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11,52).
Une remarquable synthèse sur ce sujet se trouve sur le site "Penser le genre catholique" qui met en perspective la lettre de Mrg Dagens, avec:
un édito de Bruno Frappat dans La Croix:
"L’Église s’est beaucoup avancée sur ce dossier. Ses raisons ne sont pas
secondes ni injustifiées. Mais en laissant les fidèles se faire
approcher par les sirènes politiciennes des droites, et cheminer en
traînant dans leur sillage les brigades de l’ultra-droite (quitte à se
pincer le nez), elle a pris un risque. Elle a accompagné, sans se rendre
compte ni évidemment le vouloir, un « retour du refoulé » de
l’homophobie (celle-ci s’étale sans honte sur les forums de l’Internet).
Elle a pris le risque d’être instrumentalisée par des officines plus
proches de l’intégrisme que de la fidélité à Rome. Surtout, elle aura
fourni mille et un arguments aux anticatholiques primaires qui, depuis
des lustres, trouvent en elle l’incarnation de la réaction."
et une interview de Jean-Louis Bourlanges:
"Il y a quand même un très grand précédent historique qui doit nous
hanter : c'est celui de l'Affaire Dreyfus. Au moment de l'Affaire
Dreyfus, la droite opportuniste, républicaine et modérée (...) était
partie pour diriger le pays jusqu'en 1914. Et l'Affaire Dreyfus, qui est
quand même un fait divers, a cassé complètement ce mécanisme. Une
partie de la droite s'est mise dans une espèce de réaction pour l'Armée,
pour l'Église, contre les juifs, sur le fond d'anti-modernisme du pape.
Ils se constitués. Du coup, le parti au pouvoir opportuniste s'est
rompu (...) et la gauche a dominé la vie politique française pendant 15
ans. Mais cette cassure sur l'Ordre moral c'est un vieux démon de la
droite depuis 1830, depuis l'Affaire Dreyfus et qui ré-apparaît
aujourd'hui sans qu'il soit possible d'en mesurer les conséquences..."
Voici pour finir des propos lus et entendus durant ces manifestations:
«Ce qui se passe aujourd’hui est aussi grave que ce qui a été fait
pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n’est pas pire d’obliger
quelqu’un à porter une étoile jaune que de priver un enfant d’un papa et
d’une maman»«même si on n’a rien contre les homosexuels». «Il est
inconcevable que des personnes stériles de fait puissent se marier et
demander des enfants» le mariage, c’est «l’union entre un homme et une
femme en vue de procréer» il faut défendre «l’ordre naturel»
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