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lundi 26 mai 2014

Les chrétiens sont-ils persécutés au Moyen-orient?

Les évêques catholiques résidant en Palestine, Israël et Jordanie ont signé un communiqué
au sujet de la persécution des chrétiens au Moyen Orient.


Persécution : Dans de nombreuses parties du monde occidental, ce mot est sur ​​toutes les lèvres. On ne cesse de dire qu’aujourd’hui les chrétiens sont persécutés au Moyen-Orient. Mais, que se passe-t-il réellement ? Comment, en tant que chrétiens et en tant qu’ Eglise, parler en toute vérité et intégrité de la souffrance et de la violence qui sévit dans la région ?

Il ne fait aucun doute que les récents bouleversements du Moyen-Orient, d’abord appelés « printemps arabe », ont ouvert la voie à des groupes extrémistes et à de nouveaux rapports de force qui, au nom d’une interprétation politique de l’islam, font des ravages dans de nombreux pays , en particulier en Irak , en Egypte et en Syrie . Il ne fait aucun doute non plus que nombre d’extrémistes considèrent les chrétiens comme des infidèles, des ennemis, ou encore des agents de puissances étrangères hostiles ou comme une cible facile à extorquer.

Cependant, au nom de la vérité, nous devons souligner que les chrétiens ne sont pas les seules victimes de cette violence et de cette sauvagerie. Les musulmans laïques, tous ceux nommés «hérétiques», « schismatiques» ou simplement « non – conformistes » sont également attaqués et assassinés dans ce même chaos. Là où les extrémistes sunnites sont au pouvoir, les chiites sont massacrés. Là où les extrémistes chiites dominent, les sunnites sont tués. Oui, les chrétiens sont parfois touchés précisément parce qu’ils sont chrétiens, parce que leur foi est différente et parce qu’ils ne sont placés sous aucune protection. Cependant, en ces temps de violence où règnent la mort et la destruction, ils sont des victimes qui viennent s’ajouter à tous ceux, très nombreux, qui souffrent et qui meurent. Comme beaucoup d’autres, ils sont chassés de leurs maisons et deviennent réfugiés, partageant la même misère noire.

Ces soulèvements ont commencé parce que les peuples du Moyen-Orient rêvaient d’un nouvel âge de dignité, de démocratie, de liberté et de justice sociale. Les régimes dictatoriaux, qui auparavant garantissaient «l’ordre et la loi», mais au prix terrible de la répression militaire et policière, sont tombés. Avec eux, l’ordre qu’ils avaient imposé s’est écroulé. Les chrétiens vivaient dans une relative sécurité sous ces régimes dictatoriaux. Ils craignaient que, une fois le pouvoir autoritaire renversé, des groupes extrémistes semant le chaos prennent le dessus et s’emparent du pouvoir, au moyen de la violence et de la persécution. Par conséquent, certains chrétiens ont eu tendance à défendre ces régimes. Au lieu de cela, la fidélité à leur foi et leur préoccupation pour le bien de leur pays, auraient du peut-être les amener à parler beaucoup plus tôt, à dire la vérité et à en appeler aux réformes nécessaires, en vue de plus de justice et de respect des droits de l’homme, et à prendre position aux côtés de nombreux chrétiens et musulmans courageux qui ont su parler.

(...)La répétition du mot «persécution» dans certains milieux (pour désigner habituellement uniquement les souffrances endurées par les chrétiens aux mains de criminels qui se déclarent musulmans), sert aux extrémistes, chez nous comme à l’étranger, dont le but est de semer la haine et les préjugés, et de monter les peuples et les religions les uns contre les autres.
(...)Nous prions pour que Dieu leur permette de voir la bonté qu’Il a mise dans le cœur de chacun. Puisse Dieu transformer chaque être humain dans la profondeur de son cœur. Qu’Il nous permette d’aimer chaque être humain comme Dieu Lui-même l’aime, Lui qui est le Créateur et qui aime chacun. Notre seule protection est en notre Seigneur et comme Lui, nous offrons nos vies pour ceux qui nous persécutent, ainsi que pour ceux qui, avec nous, prennent position pour défendre l’amour, la vérité et la dignité.
Jérusalem, le 2 Avril 2014
http://www.relations-catholiques-musulmans.cef.fr
Dossier complet sur les chrétiens d'Orient dans LA-CROIX.COM

Le principe même de cette lettre, qui est adressée aux occidentaux, interpelle!

Pourquoi les responsables de l'Eglise d'Orient souhaitent nous écrire à ce sujet, puisqu'il nous parait si évident que le "chrétien d'Orient" (entité monobloc qui regroupe si l'on creuse  mille et une facettes ) est en souffrance?
Une souffrance  historique et grandissante qui a pour conséquence l'exode. Et selon certains médias, seuls les chrétiens quitteraient un Orient terrorisé etc..... 

C'est parce que nous entendons trop cette odieuse litanie  dans nos paroisses catholiques et cathodiques  d'indignation sélectives, qui éveille des notions de peurs, de replis identitaires, sinon de violence. 
Je m'insurge à chaque fois que j'entends une intention de prière sélective, communautaire. Comme si Dieu, n'entendait que des prières de chrétiens destinées seulement aux autres chrétiens. Est-ce cela  le message des Béatitudes? 
L'immense majorité des morts en Irak , en Syrie, fut de confession musulmane. Que vaut la souffrance d'un musulman à nos yeux? Notre Christianisme s'arrête au monde chrétien? Faut il segmenter, communautariser les souffrances? 
Cette position victimaire profite à une certaine Eglise autochtone qui tient à son pouvoir local coûte que coûte, comme le patriarcat orthodoxe sous l'ère soviétique. Mais aussi à certains partis politiques occidentaux. Les "identitaires".
La dialectique populiste mensongère du Front National surfe sur ces sentiments et sucite des adhésions auprès d'un électorat catholique qui mélange, enjeux politiques, contextes géoplitiques, difficultés sociales économiques ailleurs.  Et quoi de plus facile!
D'où l'urgence de ce texte des leaders de ces communautés.
Le ressenti est plus fort que les faits, surtout à des milliers de kilomètres de ceux-ci.
La haine de l'autre est un des moteurs du néo-paganisme fasciste qu'est l'extrème Droite. L'Islam est devenu l'ennemi public numéro 1, source de tous les malheurs de la France. Alors partout sur terre où l'on peut dénicher un conflit, une violence d' un groupe identifié, apparenté, ou se référant de l'Islam est un argument de plus. Et tant pis , si nos voisins, commerçants, employés, deviennent des complices d'al Qaeda ou de Boko Aram. Ce qui compte c'est de faire le lien par le Coran, les racines idéologiques supposées communes. 

 Le raccourcis et l'imposture intellectuelle d'analyse sont flagrantes. Les grandes figures spirituelles qui ont été elles-mêmes victimes du terrorisme comme Christian de Chergé  ont réfuté de la plus grande force ce regard dégradant, humiliant pour leurs frères d'Islam.

En voici un extrait  sublime de sa prière testamentaire:
"L'Algérie et l'islam, pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme. Je l'ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j'en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit-fil conducteur de l'Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Eglise, précisément en Algérie, et, déjà, dans le respect des croyants musulmans. Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m'ont rapidement traité de naïf, ou d'idéaliste : "Qu'il dise maintenant ce qu'il en pense !" Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui ses enfants de l'islam tels qu'il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences."
Christian de Chergé - Alger, 1er décembre 1993. Tibhirine, 1er janvier 1994  
http://www.citeaux.net/wri-av/cherge-islam.htm
http://www.ocso.org/
http://www.netforgod.tv/s/perm.php?dt=09_10&lg=DE
http://oumma.com/Une-lecture-musulmane-du-Testament

Site identitaires:
http://www.islamisme.fr/marine-le-pen-inquiete-des-persecutions-anti-chretiennes/
http://www.fdesouche.com/459437-marine-le-pen-inquiete-des-persecutions-anti-chretiennes
http://fninfos.fr/?tag=chretien

vendredi 5 juillet 2013

Le catholicisme intransigeant, une tentation permanente, par Mgr Dagens

Un certain nombre de catholiques français, qu’il ne faut pas confondre avec l’Église catholique qui est en France, sont, sans le savoir, fidèles à une tradition qui vient de très loin, bien avant la Révolution française. Ils se laissent déterminer de l’extérieur, par ce que le général de Gaulle appelait les « circonstances » de la vie politique. Ils sont pris dans des rapports de force qui leur échappent, mais en fonction desquels ils rêvent d’affirmer leur identité, de façon militante, soit en se défendant contre ceux qui les contestent, soit en participant à des manœuvres offensives, espérant retrouver ainsi des positions dominantes dans notre société.
Cette posture militante, cette culture de combat n’est pas nouvelle. Elle correspond à cette longue tradition qu’Émile Poulat, René Rémond et bien d’autres historiens ont désignée comme celle du catholicisme intransigeant qui s’est développée tout au long du XIXe  siècle, pour résister à tous ceux qui semblaient hostiles à l’autorité de l’Église. Cette interminable guerre des deux France s’appuyait sur des idéologies consistantes, d’un côté celle qui inspirait le parti clérical, et de l’autre celle qui accompagnait la naissance et l’affirmation du projet laïque.
On peut toujours rêver de réveiller ces vieilles querelles, en invoquant d’un côté le programme de l’Action française de Charles Maurras et de l’autre les réalisations de Jules Ferry ou les idées de Ferdinand Buisson, sans parler de la rivalité entre les curés et les instituteurs. Mais c’est peine perdue. Parce que les idéologies qui soutenaient ces projets politiques sont mortes et que personne ne peut les ressusciter, à moins de faire le choix, du côté catholique, d’un enfermement dans des réseaux serrés qui se réclameraient d’une foi pure et dure et, du côté laïque, de la remise en valeur d’une morale fondée sur des valeurs abstraites.
(...)
Quant aux responsables de l’Église catholique en France, dont je suis solidaire, ils seraient mal inspirés s’ils cherchaient à prendre en marche le train des poussées politiques, en essayant de faire plaisir aux ultras et aux autres. Si cet opportunisme l’emportait, il faudrait en payer le prix dans quelques années. Je suis préoccupé, parce que j’ai parfois l’impression que la joie provoquée par l’élection du pape François est estompée par les crispations actuelles et que la référence à la simplicité et à la force de l’Évangile s’atténue !(...) Ce n’est pas de calculs politiques que nous avons besoin, c’est du courage d’être nous-mêmes, des disciples et des témoins de Celui qui est venu pour « chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19, 10) et aussi pour « réunir les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11,52).

Mgr Claude DAGENS, évêque d’Angoulême, de l’Académie française  

Une remarquable synthèse sur ce sujet  se trouve sur le site "Penser le genre catholique" qui met en perspective la lettre de Mrg Dagens,  avec:
un édito de Bruno Frappat dans La Croix:
"L’Église s’est beaucoup avancée sur ce dossier. Ses raisons ne sont pas secondes ni injustifiées. Mais en laissant les fidèles se faire approcher par les sirènes politiciennes des droites, et cheminer en traînant dans leur sillage les brigades de l’ultra-droite (quitte à se pincer le nez), elle a pris un risque. Elle a accompagné, sans se rendre compte ni évidemment le vouloir, un « retour du refoulé » de l’homophobie (celle-ci s’étale sans honte sur les forums de l’Internet). Elle a pris le risque d’être instrumentalisée par des officines plus proches de l’intégrisme que de la fidélité à Rome. Surtout, elle aura fourni mille et un arguments aux anticatholiques primaires qui, depuis des lustres, trouvent en elle l’incarnation de la réaction."
 et une interview de Jean-Louis Bourlanges:
"Il y a quand même un très grand précédent historique qui doit nous hanter : c'est celui de l'Affaire Dreyfus. Au moment de l'Affaire Dreyfus, la droite opportuniste, républicaine et modérée (...) était partie pour diriger le pays jusqu'en 1914. Et l'Affaire Dreyfus, qui est quand même un fait divers, a cassé complètement ce mécanisme. Une partie de la droite s'est mise dans une espèce de réaction pour l'Armée, pour l'Église, contre les juifs, sur le fond d'anti-modernisme du pape. Ils se constitués. Du coup, le parti au pouvoir opportuniste s'est rompu (...) et la gauche a dominé la vie politique française pendant 15 ans. Mais cette cassure sur l'Ordre moral c'est un vieux démon de la droite depuis 1830, depuis l'Affaire Dreyfus et qui ré-apparaît aujourd'hui sans qu'il soit possible d'en mesurer les conséquences..."

Voici pour finir des propos lus et entendus durant ces manifestations:
«Ce qui se passe aujourd’hui est aussi grave que ce qui a été fait pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n’est pas pire d’obliger quelqu’un à porter une étoile jaune que de priver un enfant d’un papa et d’une maman»«même si on n’a rien contre les homosexuels». «Il est inconcevable que des personnes stériles de fait puissent se marier et demander des enfants» le mariage, c’est «l’union entre un homme et une femme en vue de procréer» il faut défendre «l’ordre naturel»

lundi 25 mars 2013

Manifestation contre le "mariage pour tous" ou l'indignation sélective!

            Le 12 janvier 2013, jour de la grande manifestation qui rassembla entre 340 000 et plus  de 1 million de participants (plus on est à droite plus le chiffre gonfle), était aussi la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié. Mis aux oubliettes par l'urgence de certains catholiques français (du moins, ceux qui ont manifesté). Je trouve cela regrétable puisque cette journée symbolique pouvait montrer un signe d'ouverture et de solidarité envers les sans-droits, les minorités les exclus du monde. une des missions essentielles de l'Eglise dans le Monde,  dans laquelle elle ne manque pas par ailleurs au quotidien d'y oeuvrer avec une énergie et générosité admirable. Mais dans un monde où le symbole et surtout l'image priment, aspect où l'Eglise n'excelle pas et où, les fidèles  déplorent le déficit de notoriété positive, il y a eu encore une fois, une erreur de communication.  Les slogans et postures priment sur la complexité des sujets et la qualité des approches médiatiques. Tout est mélangé, brouillé. Nous voyons bien s'entre-meler des convictions religieuses profondes  et des intérêts très politiques. Ce qui est rarement compatible.

Ces centaines de milliers de gens, donc, ont usé, de leurs semelles et de leur temps  pour ce combat précisément qui est de s'opposer à la responsabilisation des parents et contre le droit à avoir les mêmes droits des enfants de couples homosexuels que de tous les autres enfants.
"Exit" la journée du Migrant!


Un autre oubli, ces manifestants ont jugé plus urgent leur combat  que de se soucier des souffrances  des homosexuels. Pas de charité ici.
Ils auraient pu y faire référence, s'y associer en marge ou conjointement de leur combat "civilisationnel". Histoire d'équilibrer les propos ou au moins de faire moins mauvaise figure médiatiquement (même si de façon anonyme, il y avaient des homosexuels dans la manifestation)Il y avait là un formidable champ de communication positive, une affirmation de la mission première de l'Eglise, une façon de prouver qu'il n y a aucune homophobie dans leur combat!
Ces manifestants  oublient que de petites associations catholiques de terrains, ont ce souci de l'autre, du fragile, du blessé, tel David & Jonathan qui souhaite aider les homosexuels dans un monde où le suicide fait des ravages notamment chez les jeunes. Brimades et discriminations engendrent un taux de suicide 4 à 13 fois plus élevé que la moyenne. C’est ce que démontrent plusieurs études épidémiologiques menées tant en France qu’en Amérique du Nord. Jusqu'à un homme sur 3 se suicide  pour cette raison
Mais de cela, Les manifestants ne s'en soucient guère...
Indignation sélective vous dis-je!

Allons plus loin.
Combien de chrétiens ont, sinon le sentiment de révolte, au moins le souci manifesté en groupe sur un sujet qui  est quasi tabou dans l'Eglise (de ses bergers à ses brebis), celui des abus sexuels sur mineurs et la pédophilie?
 Il est affligeant de se voir être soupçonné d'anticléricalisme quand on aborde le sujet chez certains catholiques pratiquants qui considèrent le sujet sur-médiatisé, sa gravité surestimée et instrumentalisée. Posons la questions aux victimes pour savoir ce qu'ils en pensent!
 Qui s'en soucient?
 Là, encore, il y a une erreur terrible de communication et d'action dans cette indignation sélective d'une partie l'Eglise de France. Les paroisses ayant massivement communiqué pour la manifestation contre le mariage "ouvert", n'ont jamais exprimé collectivement un sentiment de révolte, de débats, de remise en cause envers les abus sexuels commis en son sein. Aucune manifestation, rassemblement  de rue ou de prière.
Négligeant les victimes, c'est un fait, en protégeant les criminels (non dénonciation durant des années), elle porte atteinte de façon suicidaire à son image.
Rappelons, que dans leur sagesse, les papes ont tous bien précisés que l'Eglise était la première pécheresse. Rappelons qu'il y a eu des "coming out" des mises à l'écart  et des consignes strictes dans la hrarchie depuis Benoit 16 et des milliers de victimes qui ont gagné des procès ruineux pour l'Eglise américaine. 
 Remarque: Le croyant qui est dans position victimaire d'une Eglise "agressée par un monde anticlérical, sans valeurs, athée",  n'observe pas que c'est ce même monde qui reste d'une certaine manière, vigilant et attentif à l'autorité morale de l'Eglise, et des autres responsables religieux.  Respectueux en tant qu'autorité et de cette autorité.
Le jour où le monde n'y portera plus guère d'attention, ou tout au plus que comme un fait divers, c'est que cette symbolique aura disparu.Et là nous aurons changé d'ère!

N'oublions pas que l'Eglise  est bien plus riche et diverse que l'image qu'en donne ceux qui ont manifesté!
45% des catholiques pratiquants  sont favorables au mariage homosexuel selon une étude IFOP en 2012.!
 Le débat n'a presque pas eu lieu dans les paroisses à part des exceptions comme  à St Merri 75001, Paris ou avec  les pères Daniel Diguou ou Guy Gilbert, figure très populaire et depuis incendié dans les sites des blocs identitaires catholiques.

Le débat ne s'est pas ouvert en invitant  les gens concernés.
 La position des chrétiens homosexuels ou des sympathisants voir l'article dans LA CROIX ou le dossier ici , dans LA VIE la cause est peu écoutée, respectée, voir violemment rejetée (je me rappelle cet discussion familiale où l'on m'a demandé d'affirmer mon orientation sexuelle, en fonction de mes opinions). Ces gens sont si convaincus d'être le dernier rempart de la civilisation, de la vérité, et des valeurs éthiques ou morales que le dialogue est très difficile.
Erwann Binet, catholique, rapporteur du projet de la loi, répond dans La VIE:« Le mariage est une belle institution qui assume la sécurité du couple et de la famille. Je souhaite que les familles homosexuelles soient protégées au même titre que les autres. La société ne peut plus faire comme si elles n’existaient pas. »


 Ici, une vibrante lettre d'un homosexuel catholique engagé, Jérôme Musseau (Le Nouvel Obs),  adressé à l'évêque de Paris et les manifestants en Janvier dernier:

"(...)Dimanche, Monseigneur, je prierai aussi pour les quelques milliers d’enfants et d'adolescents qui sont homosexuels et qui ne le savent pas encore, qui défileront dans les rues, emmenés par leurs parents, sûrs de les garder avec eux dans une forme familiale traditionnelle qui doit faire leur bonheur, en les faisant pour une après-midi les objets des désirs des adultes. Je prierai pour eux, en souhaitant qu’ils trouvent un chemin de libération et de bonheur, quelle que soit l’issue des débats en cours, quelle que soit leur famille."

    Je rapelle que les sympathisants ou mariage ouvert aux couples homosexuels, n'imposent pas cette ouverture dans les lieux de culte  

           Cette indignation sélective coûtera cher à l'image de l'Eglise, et ce qu'elle est  dans ce que  certains considèrent comme baroud d'honneur moral et un défi au Pouvoir, où chaque camp compte ses divisions  en vue de prochaines élections.

Toute cette énergie et cette agressivité dépensée, comme pour le Pacs,  qui concerne quelques milliers de foyersLes 2-3 premiers mariages gay feront un buzz pas possible dans les médias et paroisses, et après les politiques trouveront un autre cheval de bataille d'actualité. Dans 10 ans on en parlera comme on parle du Pacs aujourd'hui. C'est un immense gachis. Nous, croyants, avons tellement mieux à montrer et à offrir au monde!